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Tchernobyl : les populations orphelines Les populations des zones contaminées de Biélorussie sont un peu orphelines ce soir 25 aout 2008. Le professeur Vassili B. Nesterenko est mort à Minsk (Biélorussie). Patron de l'Institut Belrad, Vassili Nesterenko mettait toute son énergie au service des populations des zones contaminées par l'accident de Tchernobyl, au sud de la Biélorussie.
Né en 1934, en Ukraine dans le village Krasny Kout de la province de Lugansk, V.B. Nesterenko est sorti diplômé en 1958 de l'Université technologique de Moscou "N.E. Bauman". Physicien émérite, il a participé au lancement des Spoutnik avant de diriger l'Institut de l'énergie nucléaire de l'Académie des sciences de Biélorussie.
Nesterenko fut un des premiers scientifiques à se rendre à Tchernobyl, et à défendre l'idée d'une évacuation massive des populations à 100 kilomètres à la ronde. En vain. On trouve son témoignage dans l'ouvrage de Svetlana Alexievitch, La Supplication. Après avoir passablement énervé les autorités de l'époque, il fut déchu de son titre de directeur de l'Institut de l'énergie nucléaire de l'Académie des sciences du Bélarus.
Il parait même qu'il aurait survolé la centrale quelques heures après son explosion, à bord d'un hélicoptère qui larguait de l'azote liquide dans le trou béant du réacteur 4. Il fut le seul à survivre à ce vol... Ensuite, il a participé à l'organisation des travaux de liquidation avant de fonder l'Institut indépendant de recherches Belrad, en 1989, pour mobiliser la communauté internationale sur le sort des soviétiques obligés de vivre dans cette nature radioactive.
Disposant de peu de moyens, les équipes médicales de Belrad assurent un suivi médical auprès des populations du sud-est de la Biélorussie, les plus contaminées par l'explosion de la centrale voisine, aujourd'hui ukrainienne. Les populations sont « mesurées », c'est à dire que les équipes de Belrad constituent des bases de données de mesures anthropogammamétriques afin de déterminer les niveaux de contamination de ces personnes qui se nourrissent de champignons, de baies, de petit gibier ou de poisson pêchés et prélevés dans la nature alentour. Avec l'aide d'ONG occidentales et en 14 années d'existence, Belrad parvient à mesurer près de 300000 enfants. Plus de 85% d'entre eux présentent des taux anormaux de Césium-137 dans le corps.
Belrad a aussi aidé à l'établissement de cartes de contamination qui mettent en relief les fameuses taches de léopard des retombées de l'explosion de 1986. L'Institut a également réalisé un suivi médical et lancé la distribution de pectine aux enfants des régions contaminées. La pectine de pomme est réputée pour piéger les métaux lourds dans l'organisme, dont le Césium (et son avatar radioactif le 137) fait partie.
Nesterenko était de tous les colloques et de toutes les réunions consacrés à Tchernobyl. Son combat pour ne pas que ces populations tombent dans l'oubli a été exemplaire. Bien sûr, il existe de nombreuses controverses quant à l'efficacité de la pectine, la pertinence de l'Institut Belrad et la nature de ses rapports avec le régime du président Alexandre Loukachenko. Mais le rôle de Nesterenko dans la mémoire de Tchernobyl est incontestable. http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2008/08/tchernobyl-les.html
Ce à quoi l'Europe a échappé : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/hypothese_nesterenko.html
réunion unitaire des collectif de sans papiers dépassons nos clivages et nos différences
5ème réunion autonome des collectifs de sans-papiers
Samedi 30 août à 18 heures à la FASTI, 58 rue des Amandiers Paris 20ème, métro Père-Lachaise
5ème réunion autonome des collectifs de sans-papiers de Paris et de la région parisienne*
Après la manifestation unitaire de Saint-Bernard, *LA RENTRÉE* : *Quel mouvement des sans-papiers en lutte ?
voir la mobilisation du 23 aout a paris
Contribution copyleft des Lapins blancs.
Message(s) fragment(s) de pensée critique pour rediffusions autonomes du lien, en vue de faire surgir du temps de cerveau indisponible au totalitarisme marchand ambiant.


Cette contribution s'inscrit dans une série dont les éléments précédents ont désormais disparu du site. C'est pourquoi on en retrouvera quelques uns à la suite, au risque d'alourdir le téléchargement pour les connexions lentes. Salutations. Lamb.
A l'occasion de la venue du pape à Paris et Lourdes les 13 et 14 septembre
Le 6 septembre, rejoignez nous à Ploërmel pour :
MIDI : pique-nique anticlérical, devant la statue de Jean-Paul II,
chacun-chacune apporte un plat et une boisson
15h00 : rassemblement festif et blasphématoire devant la statue
Jean-Paul II pour son retrait de l'espace public et son démantèlement (aux
frais de l'ancien Maire !), avec un lâcher de préservatifs car nous
préfèrerons toujours la capote à la calotte !
17h00 : salle des fêtes ou salle « la loupiotte » (à confirmer) : réunion
publique « Quelles résistances face à l'offensive religieuse ? ».
Intervenant : Jocelyn Bezecourt, animateur du site
http://www.atheisme.org/
Evénement organisé par les groupes FA de Bretagne, AL vous appelle à participer
Contribution copyleft des Lapins blancs.
Le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste a dénoncé hier lundi la décison de direction Fret de la SNCF de "faire appel à une société franco-belge (Fedaso), basée au Maroc, pour la saisie manuelle des données écrites des contrats de transport des marchandises"
Faisant suite à l'arrêt du 6 février 2008 de la 1ère Chambre de la Cour de Cassation - dont nous avions dénoncé la remise en cause qu'il impliquait du droit à l'avortement - les ministres de la Justice et de la Santé publient au journal officiel du 22 août, deux décrets et leurs arrêtés modifiant les conditions d'établissement d'un « acte d'enfant sans vie » et autorisant son inscription sur le livret de famille des parents
Depuis quelques années les Hauts Cantons sont convoités par les industriels et les investisseurs de tous poils. Hier Sita-Suez (2003) et son projet de Méga-décharge à Riols, aujourd'hui deux projets “Éco-capitalistes” qui tentent de s'imposer aux habitants de la région
Serge Reynaud, facteur à Marseille 01 - Colbert, militant de la CNT PTT est convoqué à Paris devant le conseil central de discipline de la Poste le mercredi 10 septembre 2008, la sanction demandée est la révocation
Greenpeace applaudit aux révélations parues le 27 août dans le Canard enchaîné, qui révèle que les travaux du chantier du réacteur nucléaire de EPR à Flamanville (Manche) « affichent déjà au moins neuf mois de retard » par rapport à sa mise en service prévue pour la mi-2012
Serge Reynaud, facteur à Marseille 01 – Colbert, militant de la CNT PTT est convoqué à Paris devant le conseil central de discipline de la Poste le mercredi 10 septembre 2008, la sanction demandée est la révocation.
Du 14 au 31 mai 2008, a eu lieu un conflit départemental à l'appel des syndicats CGT et SUD contre
le projet « Facteur d'avenir », projet qui veut restructurer l'ensemble de la chaîne de l'acheminement
et de la distribution du courrier. Ce projet pourrait entraîner la suppression d'environ 1000 emplois sur
le département. Fermeture de centres de tri, regroupements de centre de distribution, modification des
normes et des cadences, mise en place de l'auto-remplacement ... sont au programme.
« Facteur d'avenir » est particulièrement combattu dans les Bouches du Rhône. En octobre 2006 et en
mars 2007, la Poste avait dû faire des concessions aux facteurs en lutte. En 2008, le conflit a été âpre :
remplacement des grévistes par des intérimaires, huissiers présents dans tous les centres en grève,
pression sur les grévistes placés en absence irrégulière, etc. Malgré 17 jours de conflit et 400 agents en
grève chaque jour, le conflit s'est achevé sur un constat de désaccord.
Le 19 juin, notre camarade, Serge Reynaud est convoqué à la direction. On lui reproche une prise de parole de 5 minutes le 21 mai 2008 dans son bureau, d'avoir participé à une action collective pour obtenir l'ouverture des négociations (tentative d'ouvrir le sas de la direction), rien que des faits de grève, sortis de leur contexte pour justifier des poursuites disciplinaires.
Cela faisait longtemps que la Poste rêvait de se payer ce qu'elle appelle la « Principauté postale des Bouches du Rhône », tant nos luttes lui déplaisent. Aujourd'hui c'est notre solidarité qui doit être exemplaire :
en signant massivement la pétition ci-dessous, (à renvoyer à Mille Bâbords, 61 rue
consolat, 13001 Marseille)
en interpellant le siège de la Poste, 44 boulevard de Vaugirard, 75757 Paris cedex 15,
téléphone : 01.55.44.00.00. ou en envoyant un fax au : 01.55.44.01.25.
en venant à la conférence de presse le mercredi 3 septembre à 11 heures qui aura lieu soit
devant la Poste Colbert, soit dans un local syndical à préciser.
en participant à la soirée de soutien contre la répression syndicale, le 6 septembre à
Mille Bâbords à partir de 18 heures. (61 rue Consolat, 13001 Marseille, Métro réformés)
en manifestant à Paris le 10 septembre 2008 – Rassemblement à 14 heures devant le 41 bd
Romain Rolland dans le 14ème, (Métro Porte d'Orélans) ou
en étant au rassemblement devant la Poste Colbert, rue Henri Barbusse, 13001 Marseille
(Métro Colbert) ce même 10 septembre à 14 heures.
Le contenu des 21 directives adressées par le Département de la propagande aux médias chinois révèle à quel point la couverture des Jeux olympiques était biaisée et politique. Il n'y a rien d'étonnant à ce que l'organe du Parti communiste chinois chargé de la censure interdise la diffusion d'informations sur les manifestations de groupes pro-tibétains ou l'existence de zones pour manifester à Pékin
Reporters sans frontières a adressé, le 26 août 2008, un courrier à Rafik Belhaj Kacem, ministre tunisien de l'Intérieur et du Développement local, pour lui demander d'intervenir en faveur de Slim Boukhdir qui est toujours privé de sa carte d'identité nationale depuis sa sortie de prison et de son passeport depuis 2004
Depuis la signature, le 16 août, d'un cessez-le-feu entre la Géorgie et la Russie, Amnesty International a appelé toutes les parties au conflit à protéger les civils qui ont fui à l'intérieur ou à l'extérieur du pays pendant les hostilités, ainsi que tous ceux qui sont restés là où ont eu lieu les affrontements
D'autres ont su pour toi, Saldina, ils t'ont réveillée à 5 h 30, le matin du 30 août 2007, éjectée de tes rêves de petite fille de 7 ans, enfermée pendant 10 jours dans un Centre de Rétention Administrative et expulsée vers un pays que tu ne connais pas et où il n'y avait pas de place pour toi. Tes feutres avaient vraiment de belles couleurs, on l'a tous constaté sur le dessin que tu nous a envoyé depuis le CRA
Devant le ministère de la rafle, du drapeau et de la honte pour Taoufik dont on a appris ce matin vers 9h30 qu'il devait être expulsé vers le Maroc à 16 heures par l'avion-prison privé de Monsieur Hortefeux. Nous étions une trentaine à 12h30 alors que le mail fixant le RV a été envoyé à 10h30, illustration de l'émotion soulevée par cette affaire
La mort de dix soldats d'un régiment de parachutistes et les blessures d'une vingtaine d'autres lors d'un combat avec les insurgés constitue une sanglante défaite pour les troupes françaises qui depuis six ans sont présentes en Afghanistan. Le gouvernement a réagi en faisant un maximum de publicité à l'événement et en organisant une cérémonie à grand spectacle. Présentant les « jeunes » soldats comme des victimes quasiment innocentes de « barbares », il a voulu susciter l'émotion afin de la transformer en solidarité avec les troupes françaises au combat et en soutien à l'intervention en Afghanistan.
Sarkozy a ainsi déclaré : « la France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté. La cause est juste, c'est l'honneur de la France et de ses armées de la défendre » ; selon le ministre des Affaires Etrangères Kouchner, les soldats « sont tombés en se battant pour ce qui est une part de la liberté du monde ».

Une telle opération de propagande répugnante ne pouvait réussir qu'avec la collaboration des partis d'opposition, qui n'ont pas fait défaut : tandis que MG Buffet, exprimant « l'émotion forte du PCF », affirmait : « C'est d'abord aux familles de ces soldats que je pense. Des familles durement touchées par cette tragédie » ; par l'intermédiaire de son porte-parole Julien Dray, le PS témoignait « sa grande émotion et son total soutien aux familles et aux proches des parachutistes français victimes des affrontements en Afghanistan » ; il ajoutait : « nous sommes solidaires de tous les militaires français actuellement engagés sur des terrains d'opération extérieurs difficiles ». Quatre jours plus tard, le gouvernement afghan reconnaissait qu'un bombardement américain venait de faire 75 morts civils, « surtout des femmes et des enfants ». Qui sont les barbares ?
En tout cas, « La France » - c'est-à-dire les politiciens de la classe dominante - ne s'en est pas émue...
Les troupes françaises en Afghanistan n'ont pas été les victimes d'une « tragédie » ou d'« affrontements » dont elles ne seraient pas responsables ; depuis plusieurs années, elles combattent une insurrection (qui contrôlerait aujourd'hui une bonne partie du pays) dans le cadre d'une coalition militaire dirigée par les Etats-Unis - coalition perçue par la plupart de la population afghane non comme des libérateurs amicaux, mais comme une troupe d'occupation soutenant un régime fantoche.
Pendant la campagne électorale, Sarkozy avait annoncé qu'il rapatrierait les soldats français d'Afghanistan, en expliquant entre autre : « aucune armée étrangère n'a réussi dans un pays qui n'était pas le sien (...). Aucune. Quelle que soit l'époque, quel que soit le lieu ». Mais au lieu de retirer les soldats, il a décidé d'en envoyer 700 de plus ! Ceci s'explique, non par la soudaine découverte d'un péril terroriste dans ce pays, mais par des sordides marchandages avec l'impérialisme américain. Embourbé en Irak et donc pour le moment incapable d'envoyer assez d'hommes en Afghanistan, ce dernier fait depuis des mois pression sur ses alliés pour qu'ils y augmentent leur contingent de chair à canons et de matériel, quitte à leur accorder quelque chose en échange. Comme par hasard, il a récemment autorisé la firme française Total à revenir sur les champs pétroliers irakiens sécurisés par son armée...
Les troupes de la coalition internationale ne luttent absolument pas « contre la barbarie », pour la libération des femmes ou le bonheur des populations.
En effet, non seulement le régime mafieux afghan actuel - qui maintient les mêmes discriminations envers les femmes que les régimes religieux précédents - qu'elles soutiennent par des dizaines de milliers de combattants ainsi que d'importantes subventions, n'a rien fait pour améliorer les conditions de l'écrasante population qui vit toujours dans la misère la plus noire ; mais comme le reconnaissait l'ONU elle-même il y a deux ans, « la priorité donnée à la libéralisation économique »,(la voilà, la liberté dont parle Kouchner !) a renforcé « les intérêts mutuels qui unissent les grandes entreprises et les tenants du pouvoir militaire », aggravant les inégalités ; la population est l'une des plus pauvres de la planète. Mais si misérable qu'il soit, l'Afghanistan occupe une situation stratégique en Asie : c'est ce qui explique que tour à tour Russes et Américains l'aient envahi, après les Anglais autrefois. Tant pis pour les populations !
En Afghanistan, en Afrique et ailleurs, les soldats français ne défendent que des intérêts strictement impérialistes. Si l'impérialisme français n'est plus l'impérialisme le plus puissant, il a été historiquement l'un des plus meurtriers et il reste encore dominant dans une partie de l'Afrique. Soutien de régimes assassins comme au Tchad, complices d'un génocide comme au Rwanda ou supplétifs de l'impérialisme américain comme en Afghanistan, les troupes françaises envoyées à l'étranger sont toujours au service en définitive des grands groupes capitalistes qui déterminent la politique extérieure et intérieure de l'Etat bourgeois en fonction de leurs profits.
Les travailleurs n'ont aucun soutien à apporter aux interventions militaires car ceux qui envoient des soldats semer la mort et la désolation là-bas, sont ceux qui ici les exploitent, les condamnent à la misère, et qui n'ont jamais hésité à les massacrer et les réprimer.
L'ennemi des prolétaires ne se trouve pas dans les montagnes afghanes, il est ici : leur ennemi de classe, c'est la bourgeoisie, son système économique et son Etat. Toute solidarité avec les actions de la bourgeoisie affaiblit les travailleurs, les désarme face aux patrons, parce qu'elle empêche l'indépendance de classe nécessaire pour leur résister.
La seule guerre juste, c'est la guerre de classe pour renverser le capitalisme français et international !
C'est cette guerre qu'il faut commencer à préparer dès aujourd'hui en refusant toute solidarité interclassiste, en combattant toute union nationale dans la guerre ou dans la paix, en reprenant la voie de la lutte indépendante de classe.
Impérialisme français, hors d'Afghanistan, d'Afrique et d'ailleurs ! A bas le capitalisme ! Vive la révolution communiste internationale ! Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
Parti Communiste International
Correspondance : Editions Programme, 3 rue Basse Combalot 69007 LYON
Matériel dont vous savez quoi faire !
Avec des bisous pour les membres de l'équipe indy Lille, qui nous offrent un service de qualité malgré la grosse boulette ! Merci. Lapin marxouin.



Film de la manif du 23/08/08 (12ème Anniversaire de l'occupation de Saint- Bernard) Film de la manif du 23/08/08 (12ème Anniversaire de l'occupation de Saint- Bernard) :
De Saint-Bernard 1996 aux luttes d'aujourd'hui, la régularisation de tous les sans-papiers reste un mot d'ordre inaltérable. les collectifs autonomes de sans-papiers de Paris et de la région parisienne ont appelé à cette manifestation.
Comité des Sans Papiers 59 – CSP59 – 42, Rue Bernos – 59.800 Lille – E-mail : csp59 kRe wanadoo.fr - http://leblogducsp59.over-blog.com
23 AOUT 2008 : 12ème ANNIVERSAIRE DU COUP DE HACHE DE ST BERNARD. 12 ANS DE LUTTES ARDENTES POUR UNE FRANCE PLUS HUMAINE
LE 23 AOUT 2008 : 12ème ANNIVERSAIRE DU COUP DE HACHE DE ST BERNARD : PLACE DE LA REPUBLIQUE, A 14 H DEPART DE LA MARCHE VERS LE CENTRE DE RETENTION DE LESQUIN
« Oui, je cherche à séduire les électeurs du FN, j'irai même les chercher un par un, ça ne me gêne pas ». C'est l'un des derniers arguments de Nicolas Sarkozy en mars 2006 qui lui permet de prendre définitivement la tête des sondages face à ses adversaires dans l'élection qui le conduira à l'Elysée le 6 mai 2006. Dès le début de son quinquennat, il érige la politique de l'immigration au rang de priorité avec la création du Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale. Il lance le concept d'immigration choisie et le fait adopter au Conseil Européen. Sur le terrain, se font des choses beaucoup sont plus concrètes. Un nouvel arsenal juridique toujours plus restrictif et de procédés encore plus répressifs sont mis en œuvre - traques, rafles, opérations « coup de poing », contrôles au faciès, interpellations des enfants dans les écoles, convocations-pièges au guichet des préfectures, enfermements, expulsions -. Pour de nombreux Soutiens Français de Sans-Papiers, c'est la première fois qu'on assiste en France à une répression des Sans Papiers qui évoque le sombre souvenir des persécutions antisémites des années 1940. Les divers procédés mis en œuvre rappellent en effet la gamme des méthodes puisées dans les archives de l'époque de Vichy. Le discours de la droite décomplexée qu'incarne Nicolas Sarkozy est maintenant rodé : d'un côté, entretenir une animosité d'une partie de la population Française à l'égard des étrangers et de l'autre, maintenir un grand nombre de Sans-Papiers dans l'ombre du travail clandestin à la merci des patrons négriers.
Cette manœuvre habile et pas toujours décelable, n'est en fait qu'un paravent d'une politique beaucoup plus agressive directement inspirée par les patrons des grandes entreprises multinationales. Pour eux, Nicolas Sarkozy incarne l'outil rêvé du retour à un mode de gouvernement autoritaire et ultra-libéral. C'est le sens de la fête donnée au soir de son élection au Fouquet's à laquelle prennent part en majorité des capitaines d'industries, quelques proches des cercles mondains et des salons parisiens. C'est dans ces cercles élevés du pouvoir que se sont dessinées les politiques anti-populaires et antidémocratique du gouvernement Fillon-Sarkozy.
Entre autres invités de cette soirée, Vincent Bolloré ami personnel du Président Sarkozy mais aussi et surtout membre éminent de la ERT en développé European Roundtable, en français Table Ronde des Industries Européennes. Beaucoup de citoyens honnêtes ignorent par exemple que toutes les mesures contre les chômeurs sont inspirées par des cercles tels que la ERT. C'est ce que révèle le rapport de la Table Ronde des Industries Européennes adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement européen : « Les indemnités de chômage et les prestations sociales qui y sont liées, si on tient compte des interactions avec le système fiscal, finissent souvent par fournir à certains chômeurs un revenu suffisant qui les dissuade de travailler (piège du chômage) ou les empêche de travailler davantage lorsqu'ils ont un emploi à temps partiel ou mal payé (piège de pauvreté) ». (Second groupe consultatif sur la compétitivité, La compétitivité pour l'emploi, premier rapport au président de la commission aux chefs d'Etat ou de gouvernement, novembre 1997). Table ronde des industries européennes : ERT, regroupant 50 grandes multinationales européennes, des secteurs clés tels que l'aéronautique, l'électronique, la chimie, les télécoms, le pétrole, à part la branche financière. Dans cette logique, les associations qui s'opposent à cette politique représentent objectivement un obstacle au démantèlement des acquis des travailleurs avec ou Sans-Papiers, conquis de haute lutte. Cela pose la question de la nécessité de la jonction des luttes de l'ensemble des travailleurs y compris des travailleurs Sans-Papiers. La CSP59 appelle l'ensemble des organisations démocratiques, syndicats, partis politiques, organisations de défenses des droits des personnes, au dialogue pour préparer des actions communes à la rentrée. Le 14/08/2008
RASSEMBLEMENT TOUS LES MERCREDIS, PLACE DE LA REPUBLIQUE à 18h.
LE 23 AOUT 2008 : 12ème ANNIVERSAIRE DU COUP DE HACHE DE ST BERNARD : PLACE DE LA REPUBLIQUE, A 14 H DEPART DE LA MARCHE VERS LESQUIN
Comité des Sans Papiers 59 (CSP59) 42 rue Bernos 59000 Lille
tel : 0680575061 e-mail : csp59 kRe wanadoo.fr
infos : leblogducsp59.over-blog.com
quelques photos de la manifestation de ce Samedi 23 Août
80 personnes, alors que nous étions 200 mercredi... Faudra faire mieux mercredi prochain...
Nous avons été bloqués par la police loin du "centre de rétention", autre mot pour dire... Prison Spéciale Sans Papier ! Un relent de temps pas si lointains....comme si nous allions mettre le feu !
Et pourtant, par notre détermination commune, pierre par Pierre, mur par Mur, Nous détruirons les Centres de Rétention
Patrice Bardet










Appel pour l'abandon du fichier EDVIGE, déjà 84597 signatures
Depuis le 10 juillet 2008 l'appel Pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGE instituant le fichage systématique et généralisé, dès l'âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux a reçu 84597 signatures dont 675 signatures d'organisations, collectifs, partis et syndicats
Pour signer l'appel rendez-vous sur
appel contre la venue du pape en fRance
Remballe ton pape ! Pourquoi nous nous opposons à la venue de Benoit XVI Les 12, 13 et 14 septembre prochain, le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger) sera pour la première fois en France, invité par Nicolas Sarkozy. Cette présence du Chef du Vatican, cautionnée par l'Etat français, est inacceptable et constitue une attaque contre le mouvement social pour plusieurs raisons.
Une attaque contre la séparation de l'Eglise et de l'Etat Par cette invitation, Nicolas Sarkozy confirme sa position sur une « laïcité positive » qui ne devrait pas avoir « le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes ». Il n'hésite pas à promouvoir l'intrusion de la pensée chrétienne dans les affaires publiques quand il dit que « dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ». Malgré les protestations, la rentrée prochaine verra « l'éducation civique » remplacée une « l'instruction civique et morale » aux relents de catéchisme républicain et d'obéissance aveugle aux règles. N'oublions pas aussi qu'en 2007, Christian Vanneste, député UMP-CNI du Nord, a envoyé à des établissements scolaires l'ouvrage « Homme et femme, il les créa », condamnant les théories de l'évolution et l'homosexualité.
Il y a une persistance des liens structurels entre Etat français et autorité vaticane. Le Président de la République a accepté le titre de chanoine. Christine Boutin, actuelle ministre du logement et de la ville, est nommée depuis 1995 au Conseil Pontifical pour la famille du Vatican, et son cabinet ministériel compte un prêtre, Jean-Marie Petitclerc. Ces exemples constituent une attaque contre la laïcité instituée par la loi.
Une attaque contre les femmes Les propos à l'encontre des femmes et de leurs droits tenus par l'Eglise catholique en général, et par Benoît XVI en particulier, sont rétrogrades, sexistes, misogynes et lesbophobes. Dans sa lettre encyclique Evangelium Vitae, il semble nécessaire à Ratzinger de rappeler les paroles prêtées à Dieu envers Eve, suite au prétendu « péché originel » : « Le désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi » (Genèse, 3, 16).
La supériorité divine des hommes sur les femmes organise la société dans toutes ses sphères : Ratzinger ajoute que « les femmes qui le désirent librement pourront consacrer la totalité de leur temps au soin du ménage [...], tandis que celles qui désirent avoir d'autres activités pourront le faire, avec des horaires adaptés, sans être mises devant le choix de devoir sacrifier leur vie de famille. » A l'heure où les femmes occupent une large part des emplois précaires et consacrent une majorité du temps qu'il leur reste au travail domestique gratuit, Benoît XVI tient à leur rappeler leur place : le foyer et la famille. La famille, défendue par Ratzinger, est surtout le premier lieu de la violence domestique.
Une attaque contre le droit à la contraception et à l'avortement
Le catéchisme de l'Eglise catholique perdure : « le plaisir sexuel est moralement désordonné quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d'union. »
Puisque la norme est que sexualité et reproduction soient intimement liées, c'est tout d'abord au droit à l'avortement que l'Eglise catholique s'en prend. Des milliers de femmes meurent chaque année dans les pays où l'avortement est illégal. Là où il est légalisé, le droit des femmes à disposer de leur corps est attaqué sans relâche. En France, où 40 % des femmes avortent une fois dans leur vie, les services hospitaliers qui le pratiquent sont de moins en moins financés, sous l'influence d'un lobbying actif de l'Eglise catholique. Cette dernière promeut également l'extension de la clause de conscience - le droit des médecins à refuser de pratiquer l'avortement notamment - et indique qu'il s'agit d'un devoir.
Une attaque contre nos vies : le pape complice de la propagation du VIH L'Eglise catholique s'en prend globalement à la majorité des moyens de contraception, y compris le préservatif qui permet de se protéger de nombreuses maladies sexuellement transmissibles et, notamment, du virus du Sida (VIH).
Dans un contexte mondial où la pandémie du VIH progresse et fait des ravages, continuer d'interdire des méthodes de protection des vies humaines, comme le préservatif, qui sont simples, peu coûteuses et efficaces est criminel.
Une attaque contre le droit de choisir son genre et sa sexualité
La Bible condamne l'homosexualité et Ratzinger décrit « l'inclination particulière de la personne homosexuelle » comme « un comportement intrinsèquement mauvais du point de vue moral ».
Par ses propos, l'Eglise permet de légitimer toutes les discriminations et violences commises envers les lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, transexuel-le-s et intersexes (LGBTI). Elle fait perdurer un ordre moral qui condamne à la sous-citoyenneté toutes celles et ceux qui ne veulent pas s'y conformer. Cet ordre suppose qu'il n'existe que deux genres, « naturellement » déterminés par deux sexes, hommes et femmes nécessairement complémentaires, niant ainsi l'existence des personnes transgenres, transsexuelles et intersexes.
Une attaque contre la solidarité et les luttes sociales A propos des immigré-e-s, le Pape a souligné que quiconque leur apportait son aide devait le faire « dans le respect de la loi faite pour assurer le bon déroulement de la vie sociale. » On voit que quand il s'agit de gens que la police rafle et emmène en centre de rétention, les capacités de protestation de l'Eglise catholique ne se sont pas beaucoup améliorées depuis la Seconde guerre mondiale.
Mais, plus globalement, Benoît XVI tient à envoyer un message clair contre l'émancipation : « il serait criminel de prendre les éléments de la piété populaire et de les orienter vers un plan de libération purement terrestre, lequel se révèlerait rapidement comme rien d'autre qu'une illusion ». Pour tous et toutes les opprimé-e-s, pour tous ceux et celles qui voudraient lutter pour voir leur situation s'améliorer ou qui aspirent à un monde meilleur, il suffirait de courber l'échine pour pouvoir atteindre le bonheur... mais seulement après la mort.
Nous sommes contre la violence et les discriminations de l'Eglise.
Nous sommes pour le droit de faire ce que nous voulons de notre corps, sans avoir à répondre à une norme, à une esthétique, qu'elle soit religieuse, sociale ou idéologique.
Nous sommes pour le droit de choisir nos sexualités, sa/son/ses partenaires.
Nous réaffirmons que l'accomplissement des femmes ne passe pas par la maternité, qu'elle n'est pas un destin biologique mais doit rester un choix.
Nous exigeons :
que l'Eglise ne s'immisce pas dans la politique,
que l'Eglise arrête de faire des déclarations criminelles,
que les gouvernements français mettent tout en place pour s'affranchir de l'idéologie catholique,
le libre accès et la totale gratuité des moyens de contraception et de l'avortement.
Premiers signataires : Marche mondiale des femmes, Panthères roses, Alternative libertaire, Offensive libertaire et sociale, Scalp , Ligue communiste révolutionnaire
Calais, en août, a vu survivre près de 500 personnes. Côté érythréens, le groupe majoritaire, les interventions au squat de la gare sont réalisées le matin et le soir. Il a été raconté qu'un gazage aurait eu lieu vers le 20 août pour faire sortir les érythréens. En Italie, à Lampedusa, le 21 août, 355 érythréens étaient extraits de la mer par les autorités italiennes. (sans gazage)
Ceci n'explique pas cela

La mission des CRS, rappelons-le, est une mission de renfort de la PAF de Coquelles pour empêcher le passage des réfugiés politiques par le port de Calais.
Les rues de Calais n'étant pas un domaine du port, on peut légitimement se demander pourquoi les CRS se promènent en ville. A l'occasion de manifestations de salariés, ils restent en attente d'une décision du préfet et ne se baladent pas à la recherche de français susceptibles de se transformer en manifestant.
Idem pour les réfugiés politiques sans papier circulant en ville. Comment légalement les CRS peuvent-ils être lancés dans nos rues ?
Invasion de la police anglaise : notre gendarmerie n'a pas résisté
Depuis les accords du Touquet, la police britannique sévit au port de Calais. Usant des techniques les plus sophistiquées pour repérer les réfugiés, les anglais restaient cantonner pourtant dans les limites du port et à peine les voyait-on débarquer en bus, repérables par leur tenue vert fluo.
Ce dimanche 24 août, franchissement remarqué des frontières du port : la gendarmerie française, obligée récemment d'entrer dans le giron de la police, abritait sur son petit parking, un véhicule policier anglais. Que diraient les anglais si jamais on leur envoyait des cars de CRS dans leurs rues ?

zetkin
Nous publions ci-dessous de très larges extraits d'un article du groupe turc Enternasyonalist Komünist Sol (EKS) qui analyse les rivalités impérialistes sous-jacentes aux récentes incursions de l'armée turque dans le Nord de l'Irak. Nous voulons souligner son importance à plusieurs titres. Avant tout, son analyse se situe d'un point de vue clairement prolétarien et internationaliste. EKS se prononce contre tout nationalisme turc ou kurde dans une région du monde où toutes les fractions bourgeoises font leur possible pour exciter les haines nationalistes à seule fin d'utiliser les ouvriers comme chair à canon. Cet article exprime aussi les profonds sentiments d'indignation et de révolte des ouvriers de Turquie envoyés au front et répond aux mensonges de la bourgeoisie qui répand, en Turquie comme ailleurs, le poison de sa propagande "d'union sacrée" pour la guerre.
La dernière aventure de l'impérialisme turc dans le Nord de l'Irak (1)
Le 21 février, 10 000 soldats ont traversé la frontière du Nord de l'Irak. Lors de cette incursion, des combats sanglants ont eu lieu le long des régions frontalières avec la Turquie. Le bilan des victimes de l'opération qui s'est achevée au bout de 8 jours est controversé. Les forces armées turques ont déclaré 21 morts côté turc et 237 côté PKK (2). Le PKK prétend avoir perdu 9 de ses hommes et assure qu'une centaine de soldats des forces armées turques sont morts. Une chose est par contre certaine, des centaines d'enfants d'ouvriers ont été poussés à s'entre-tuer durant ces huit jours !
Ce n'est pas la première opération conduite par l'armée turque en Irak. Pour les besoins de la guerre qu'elle mène contre le PKK, la Turquie est entrée en Irak 24 fois, avec notamment une incursion de 7000 hommes en 1983, de 15 000 en 1990, de 35 000 en 1995 et 1997, de 10 000 en 1998. Cependant, il y a une différence entre ces incursions et le dernier conflit. Auparavant, l'impérialisme turc opérait librement en Irak et sans la moindre réaction négative du régime de Saddam Hussein. Mais cette fois, en lançant cette dernière opération militaire, l'impérialisme turc a pris le risque réel d'une guerre plus sérieuse et totale avec les autorités locales. Massoud Barzani (3) a déclaré que "si l'armée turque visait des civils kurdes ou des structures civiles, nous ordonnerons une résistance large et générale" et le parlement irakien a voté pour la fermeture des bases des forces armées turques dans le Nord de l'Irak qui abritent 2000 soldats. Si la Turquie était restée plus longtemps en Irak, un conflit bien plus explosif aurait surgi. La véritable raison de l'invasion de l'impérialisme turc n'était pas l'attaque contre le PKK. Le prétexte "d'éradiquer le terrorisme" invoqué pour justifier cette guerre n'est qu'un mensonge. Alors pourquoi la Turquie est-elle entrée en Irak cette fois-ci ? Le porte-parole du gouvernement, Cemil Cicek, avait déclaré que "l'opération" durerait jusqu'à la destruction du PKK, tandis que le gouvernement désignait comme cible les Monts Kandil (4), ajoutant que l'armée ne partirait pas avant que le "boulot ne soit fait". Pourquoi l'impérialisme turc a-t-il subitement fait marche arrière alors qu'il se vantait que personne ne pouvait s'opposer à son intervention en Irak ?
Afin de répondre à ces questions, il faut remettre la dernière offensive de la Turquie en Irak dans le contexte des rapports impérialistes à l'échelle mondiale. Les relations entre le gouvernement turc et les Etats-Unis étaient très tendues avant l'opération (Washington soutient l'aile iranienne du PKK, le PJAK, contre le régime iranien et parle de reconnaître éventuellement le génocide arménien). Avec cette offensive turque, les relations ont encore empiré, l'Amérique voyant d'un très mauvais œil ce risque de déstabilisation du Kurdistan alors que le bourbier irakien est déjà totalement instable. C'est pourquoi les Etats-Unis ont constamment répété que la Turquie devrait quitter l'Irak dans les plus brefs délais. La Turquie a d'ailleurs immédiatement arrêté l'opération dès le lendemain de la réunion entre le chef d'état-major de l'armée turque, le général Buyukanit, et le gouvernement américain. Quoi qu'il en soit, le gouvernement kurde en Irak a accusé, à juste titre, les Américains d'avoir autorisé l'invasion turque. Le problème principal de la bourgeoisie américaine dans cette région est l'Iran. Toutes les forces impliquées, l'armée turque comme le PKK, sont des alliés potentiels des Etats-Unis, au moins localement contre l'Iran et globalement contre la Russie. Les Etats-Unis ne veulent pas que la dernière "pièce" stable du territoire irakien, le Kurdistan, soit déstabilisée ; ils ne veulent pas que ces forces soient impliquées dans une guerre ouverte et soient amenées à s'entre-détruire, comme ils ne veulent pas qu'elles leur tournent le dos à cause de leurs conflits entre elles. L'activité du PKK dans le Nord de l'Irak a créé des tensions entre la Turquie et le gouvernement autonome kurde, dont les intérêts sont déjà incompatibles, et a créé des conditions de rapprochement entre la Turquie et l'Iran du fait de leur combat commun contre le PKK. Si on examine les localisations géographiques des camps du PKK au Nord de l'Irak, on peut voir que le camp Zap était très proche des frontières turques et de la ville d'Hakkari, donc très facile à investir. Cependant, les Monts Kandil, cible officielle du gouvernement turc, sont proches de la frontière iranienne. Le fait que les forces armées turques se soient dirigées immédiatement sur Zap indique que leur objectif réel était de pousser le PKK à se replier vers Kandil, c'est-à-dire vers l'Iran. Il est certain que l'impérialisme turc a envahi l'Irak avec la permission de l'Amérique et il est probable que non seulement la fin mais la conduite d'ensemble de l'attaque s'est effectuée selon les vœux des Etats-Unis (5).
La réaction des ouvriers contre la guerre
La 25e aventure de l'impérialisme turc dans le Nord de l'Irak a pris fin, amenant des centaines de cadavres en seulement huit jours. Cependant, la guerre entre le PKK et l'armée turque continue à forcer des ouvriers à se massacrer entre eux. L'invasion de l'Irak et la guerre qui perdure en Turquie sont des conflits internes à la bourgeoisie. Les victimes de ces conflits sanglants et barbares sont des ouvriers turcs et kurdes qui sont poussés à s'entre-tuer, à mourir et perdre ceux qu'ils aiment alors que leurs intérêts sont communs. La seule force sociale qui puisse arrêter cette guerre, tout comme la seule force qui puisse arrêter toutes les guerres impérialistes du monde, c'est la classe ouvrière. Ni le pacifisme, ni la lutte démocratique, ni les appels à la clémence de la bourgeoisie ne peuvent arrêter les guerres. Celles-ci sont partie intégrante du capitalisme et ne finiront que lorsque les ouvriers "transformeront la guerre impérialiste en guerre révolutionnaire civile" comme ils l'ont fait en mettant fin à la Première Guerre mondiale. Il est donc nécessaire de connaître les réactions de la classe ouvrière à cette guerre, en particulier parmi les ouvriers qui ont le plus souffert : ceux qui ont été contraints d'aller au front et les familles de ceux qui en sont morts.
Le grand-père du soldat Bayram Guzel, mort en novembre 2007 : "Ce sont toujours les enfants des pauvres qui meurent. [...] Pourquoi ce ne sont pas les enfants des patrons et des généraux les 'martyrs' ?" La mère de Burak Okay, mort en septembre 2006 : "Mon fils ne pouvait même pas tuer une mouche et ils l'ont envoyé dans les montagnes pour tuer des êtres humains. Mon fils n'est pas un martyr et il est mort pour rien. Je n'accepte pas que mon fils ait été sacrifié." Le père de Cengiz Evranos, décédé le même mois : "Je ne dis pas ‘Tout pour le bien du pays' (6). Je dis aux politiciens : envoyez vos enfants à Darbogaz aussi." La mère de Sahin Abanoz, mort en avril 2006 : "Il y a une différence entre les riches et les pauvres. Y-a-t-il un seul enfant de député [sur le champ de bataille] ? Y a-t-il un seul enfant de président ? Ils envoient les enfants des pauvres, les enfants des infortunés." Le fils d'un soldat qui a été une des premières victimes de la guerre entre le PKK et l'armée turque en 1980 : "Mes voisins me regardent d'un mauvais œil parce que je ne mets pas de drapeau sur mon balcon. Ils ne savent pas que le drapeau turc dans la maison n'a pas été acheté dans un magasin ou remis en promotion publicitaire d'un journal : on me l'a donné accroché au cercueil de mon père. Comment pourrais-je brandir ce drapeau ? Et combien de mètres carrés de drapeaux, de défilés militaires ou de discours chauvins pourraient apaiser ma peine ? Non, je n'ai pas mis de drapeau et je n'en mettrais pas. Peut-être que ces martyrs ne sont pas morts par millions, mais nombre d'entre nous y ont perdu pères, fils et frères. Et ils meurent d'une telle façon que notre chagrin sera sans fin. Je ne sais pas comment les autres familles réagissent, mais si j'avais un autre père, je ne voudrais jamais qu'il se sacrifie pour ce pays." Un soldat, dont le "service" s'est achevé en 1998, déclare dans une interview anonyme : "Tous les régimes qui sont responsables de la continuation de la guerre devraient être brisés. Le capitalisme lui-même si c'est ce qu'il fait." Quelqu'un qui a été soldat à Van en 1997 explique aux soldats ses sentiments ainsi : "Si je dois être à nouveau soldat, [...] je ficherais le camp. Je rendrais définitivement cet uniforme vert et je serais emprisonné [...] Je hais ceux qui nous ont menés à cette guerre et ceux qui en tirent profit." Un ancien soldat de 1996 à Bingol déclare encore : "Le PKK est détesté des gens qui ont été au front autant que l'armée turque, l'Etat, les autres forces ou la police." Un ancien soldat de 1995 à Siirt raconte : "Je voulais savoir qui était mon ennemi avant d'aller là-bas. A présent, je ne me pose plus la question. La classe dominante bien sûr, qui d'autre cela peut-il être ?" Un soldat de 1992 à Mardin explique : "Je n'ai jamais vu d'enfant de riche là-bas, ils n'envoient que les enfants des pauvres. Beaucoup se révoltaient alors, demandant pourquoi ils ne voyaient pas les enfants des riches, je pense que ceux qui se révoltaient avaient raison."
La bourgeoisie craint cette réaction des soldats qui sont envoyés à la mort ou des familles auxquelles on demande de clamer "Tout pour le bien du pays" alors que leurs enfants sont morts. Et elle essaie de cacher cette réaction, de la condamner à tout prix et d'intimider ceux qui s'expriment. Chaque jour, la bourgeoisie cherche à cacher aussi les luttes ouvrières. Cependant, ces tentatives de la bourgeoisie ne peuvent masquer le fait que la lutte de classe se développe en Turquie comme dans l'ensemble du monde. Elles ne peuvent anéantir la volonté de la classe ouvrière de s'opposer aux obstacles que ses exploiteurs mettent en travers de sa route. Cette potentialité est suffisante pour égratigner sérieusement le pouvoir idéologique de la classe dominante, comme lorsque les enfants d'ouvriers, envoyés à la mort par les dirigeants des Forces armées turques ou du PKK, comprennent que l'ennemi n'est pas le prolétaire qu'ils ont en face d'eux mais ceux qui donnent les ordres. Lorsque la classe ouvrière commencera à agir et à lutter de façon unie, sur son propre terrain de classe et internationalement, la bourgeoisie sera balayée.
Enternasyonalist Komünist Sol (Groupe de la Gauche communiste proche du Courant Communiste International - www.internationalism.org)
1) L'intégralité de cet article est disponible en anglais ici.
2) Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK - en kurde : Partiya Karkerên Kurdistan), formé en 1978 par Abdullah Öcalan, est une organisation armée se présentant comme un mouvement de guérilla. Le PKK est actif surtout en Turquie et, plus épisodiquement, en Irak, Iran et Syrie.
3) Actuel président du gouvernement autonome kurde en Irak et chef du Parti démocratique du Kurdistan depuis 1979.
4) Située à une centaine de kilomètres en territoire irakien, cette région est aujourd'hui considérée comme "le quartier général" du PKK.
5) NDLR : En résumé, les États-Unis, ont encouragé cette intervention turque pour tenter de nuire à l'Iran en poussant vers lui le PKK. Il fallait néanmoins que cette opération soit de courte durée pour ne pas risquer de déstabiliser l'ensemble du Kurdistan, d'où l'insistance américaine pour l'arrêt rapide de l'offensive turque.
6) "Tout pour le bien du pays" est un slogan nationaliste courant que l'Etat voulait entendre de la part des familles de soldats tués.
A faire diffuser :
http://www.rue89.com/2008/08/19/laltermondialiste-des-villes-laltermondialiste-des-champs ?
Le journal des grévistes de Man BTP Sans papiers, mais pleins d'espoirs N°2 est sorti !
Deja 55 jours de gréve et d'occupation pour les travailleurs sans papiers de Man BTP
Ca y est, le numéro 2 due bulletin d'information hebdomadaire des grévistes sans papiers de Man BTP est sorti.
Prochaine action
Nous, 88 travailleurs sans papiers intérimaires, en grève depuis le 3 juillet, appelons celles et ceux qui soutiennent la lutte des travailleurs sans papiers à un rassemblement ciblé mardi 26 août à 11h45 précises au métro La Défense grande Arche (terminus de la ligne 1) (sortie E "parvis"). L'occasion d'une action symbolique pour rappeler nos revendications et populariser notre combat.
Merci de faire circuler cette info autour de vous afin que nous soyons le plus nombreux possible.
Publié le mardi, août 19 2008 par Comité de soutien
Au sommaire : un article sur les revendications du mouvement en cours, un focus sur "Comment peut on être sans papiers et payer des impôts" et le portrait de Sacko.
Bonne lecture.
Pour accéder au journal, cliquez ici
Et toujours plus d'infos sur le site des
grévistes de Man BTP
9eme COLLECTIF DES SANS PAPIERS MANIFESTATION SAMEDI 30 AOÛT 2008 A 14H30 DE LA BASTILLE VERS LE CENTRE DE RETENTION DE LA CITE
DE LA CRIMINALISATION DES MOUVEMENTS SOCIAUX AU DENI DE DEMOCRATIE
Les sans-papiers détenus dans le centre de rétention de la Cité, du Mesnil Amelot, comme à Vincennes, comme à Nantes, et partout en Europe et ailleurs, subissent quotidiennement des provocations et des violences policières. Leurs droits sont quotidiennement bafoués. Face à ces politiques meurtrières, nous créons des solidarités, nous manifestons, nous revendiquons, et nous continuerons à le faire.
La plainte déposée le 2 Août par le Ministre de l'immigration et de l'expulsion, Monsieur Brice Hortefeux, à l'encontre de l'association SOS Sans-papiers suite aux évènements de Mesnil-Amelot, tout comme les accusations dont a été victime le Réseau Education Sans Frontières, ne sont pas des faits isolés et s'inscrivent dans une stratégie d'ensemble mûrement réfléchie du gouvernement actuel.
Celle-ci vise à décrédibiliser, à empêcher, voir annihiler toutes formes d'oppositions et de revendications portées par des entités diverses, partis politiques, syndicats, associations ou collectifs, et partant, toute la société civile. Pour exemple : culpabilisation des grévistes et restriction du droit de grève par l'adoption de nouvelles lois (« Ils vous prennent en otages. Vous ne pouvez plus allez travailler » ; « vos enfants ont le droit d'étudier et de construire leur avenir »…) ; rapports émanant des Renseignements Généraux et déclarations de la Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, faisant état d'une « possible résurgence du terrorisme » du côté de la mouvance « anarcho-autonome »... Une déclaration récente du Président de la République Nicolas Sarkozy finit de lever tout doute possible : « Quand il y a une grève en France, maintenant personne ne s'en rend compte ».
Cette criminalisation des mouvements sociaux permet de créer une nouvelle « classe dangereuse », une nouvelle classe des « indésirables » , des « irrécupérables », et a mobiliser idéologiquement la société contre celle-ci : après les chômeurs et précaires, les jeunes des cités, ou bien encore les immigrés sans–papiers, voici les citoyens qui contestent et qui revendiquent leurs droits.
Cette criminalisation des mouvements sociaux, outre le déni de démocratie que représente le refus du principe de contradiction, fait signe vers un nouvel usage de l'exception par l'Etat. Si ce dernier pouvait suspendre les libertés depuis longtemps en cas de guerre, l'usage de l'exception s'applique aujourd'hui à des catégories de personnes très spécifiques, ainsi qu'à des situations de plus en plus nombreuses. Ici les personnes sans-papiers et les citoyens contestataires, auxquels l'état d'urgence doit ou devra s'appliquer.
Un gouvernement peut-il criminaliser la société toute entière dès lors que celle-ci n'épouse pas ses vues ? Car n'en doutons plus, cette criminalisation est aujourd'hui étendue à tout un chacun. Il s'agit là d'une politique de la peur et de la xénophobie d'Etat, que le gouvernement n'hésite pas à déployer afin de satisfaire les intérêts d'une minorité de nantis au détriment du plus grand nombre, et qu'il faut donc refuser en bloc. Refuser l'exploitation. Refuser la manipulation. Refuser la criminalisation.
FRANCAIS IMMIGRES SOLIDARITE !
DROIT A LA LIBERTE D'EXPRESSION
DROIT DE GREVE ET DE MANIFESTATION
ARRET DES RAFLES ET DES EXPULSIONS
FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION
REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS
MANIFESTATION SAMEDI 30 AOÛT 2008 A 14H30 DE LA BASTILLE VERS LE CENTRE DE RETENTION DE LA CITE
9ème Collectif des Sans-Papiers /// 9eme_collectif UD6 no-log.org /// 9emecollectif.net
mardi 9 septembre au CCL à 20:00
Le collectif Indymedia Lille est heureux de vous inviter à sa réunion de rentrée au Centre Culturel Libertaire, 4, rue de Colmar à Lille. (métro Porte des Postes).
Si vous voulez en savoir plus sur le fonctionnement du site, y participer, ou en discuter, venez !
L'ordre du jour (évolutif) est sur le twiki (espace collaboratif) : https://docs.indymedia.org/view/Loc....
Suite à une erreur de manipulation la totalité des articles [1] publiés sur le site depuis le 5 mars 2008 est perdue. Et ces données ne pourront pas être récupérées parce qu'il n'y a pas de sauvegarde plus récente.
Pour éviter qu'une erreur du même type ait d'aussi importantes conséquences à l'avenir nous mettons en place un système de sauvegarde automatique qui limitera normalement les conséquences à la perte au maximum d'une semaine de données.
Nous sommes désolé-e-s pour les personnes qui utilisent Indymedia Lille pour chercher et publier des infos, et en particulier pour celles qui utilisent exclusivement Indymedia Lille pour ça.
La prochaine réunion publique du collectif Indymedia Lille aura lieu à 20h00 le 9 septembre au Centre Culturel Libertaire - 4 rue de Colmar à Lille [métro Porte des postes]. C'est l'occasion de venir nous rencontrer et pourquoi pas rejoindre le collectif !
[1] mais pas les brêves et les commentaires
Greenpeace condamne l'arrivée de l'Atlantic Osprey, un navire transportant depuis le Royaume-Uni une cargaison radioactive, initialement prévue au port de Cherbourg (Manche), dans la nuit du 17 au 18 mars. L'organisation de défense de l'environnement compte mettre en œuvre les moyens les plus adaptés pour empêcher l'arrivée de ce cargo, que les autorités françaises et Areva ont décidé de reporter.
L'Atlantic Osprey, un ancien ferry appartenant à la Nuclear Decommissioning Authority, contient plusieurs dizaines de kilos de plutonium, chargés à bord de camions banalisés qui, une fois le navire à quai, se rendront à l'usine de retraitement de La Hague. À l'origine de ce transport : BNLF, l'équivalent britannique d'Areva.
« Nous dénonçons le fait que l'industrie nucléaire britannique se débarrasse en France de ses déchets radioactifs, déclare Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France. Les plaquettes en couleur d'EDF et d'Areva, ainsi que les beaux discours du Président Sarkozy font l'impasse sur le "coté obscur" du nucléaire : les milliers de tonnes de déchets radioactifs et les dizaines de tonnes de plutonium que crée cette industrie. Évidemment : mieux vaut rester discret sur ce qu'on peut faire avec du plutonium, quand on tente de vendre des EPR un peu partout, notamment en Libye ! »
Pour contrer ce secret et tenir leurs engagements de transparence, Areva et l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) doivent publier le contenu de l'accord intergouvernemental portant sur les déchets nucléaires, la lettre de demande d'importation et de stockage d'Areva, ainsi que le dossier de sûreté concernant ce transfert et ce stockage. Greenpeace va immédiatement saisir le nouveau Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire qui vient d'être créé, et se réserve la possibilité de saisir les tribunaux compétents pour faire constater l'illégalité d'une telle importation.
Jeudi 6 mars, Greenpeace révélait l'arrivée imminente de ce transport, jusque-là tenue secrète. Et pour cause : le plutonium est une matière extrêmement dangereuse. Alors que 8 kg suffisent pour fabriquer une bombe d'une puissance équivalente à celle de Nagasaki, des dizaines de tonnes sont aujourd'hui stockées à l'usine de La Hague.
Cette affaire survient une semaine après la publication d'un rapport évaluant l'impact des changements climatiques sur la sécurité internationale, par la Commission européenne et le haut représentant de l'UE Javier Solana, le 11 mars. Ce rapport mentionne notamment que l'éventualité d'un recours plus important à l'énergie nucléaire pour la production d'électricité « pourrait susciter de nouvelles inquiétudes en matière de prolifération dans le contexte d'un régime de non prolifération déjà soumis à des pressions ».
Les promoteurs du nucléaire affirment que cette énergie n'émet pas de gaz à effet de serre et pourrait donc sauver la planète des changements climatiques. Une affirmation que contredisent tous les experts. « Dans la balance nous avons d'un côté un résultat marginal en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, conclut Yannick Rousselet, et, de l'autre, un stock énorme de déchets radioactifs, des risques d'accident, d'actes de malveillance ou terroristes, un coût exorbitant, un risque de prolifération grandissant... Le nucléaire, c'est trop tard, trop cher, trop risqué. »
« Se stabiliser » est un euphémisme qui masque le fait que le chômage cesse de baisser et que cela risque de durer certain temps, sinon un temps certain.
Tout est dans les mots. On nous dit : « Dans sa note de conjoncture publiée ce vendredi, l'INSEE prévoit une stabilisation du chômage au premier semestre 2008 "autour de 7,5%" de la population active en France métropolitaine ». En éludant à nouveau les DOM, le chiffre paraît plus glorieux. François Fillon avait déjà utilisé ce subterfuge en annonçant début mars « un taux de chômage [tombé] à 7,5% fin 2007 » alors qu'il ne s'agissait que du résultat… du dernier trimestre, toujours hors DOM, bien sûr. En réalité, l'INSEE a établi le taux de chômage moyen pour 2007 à 8% de la population active en métropole et à 8,3% avec les DOM. Mais si on interroge les passants dans la rue, c'est le « 7,5% » qu'ils ont mémorisé.
On nous dit aussi : « Après deux années de baisse ininterrompue… ». Mais on sait que derrière ce recul obtenu à grands renforts de manipulations statistiques et de radiations, plus de 70% des postes créés furent des CDD, des missions d'intérim et des emplois de service [1]. Les emplois détruits étaient des emplois de qualité, les nouveaux emplois sont précaires et sous-payés. Présentés par Mme Lagarde et M. Fillon sous leur aspect purement quantitatif - cachez-moi ce qualitatif qui foutrait tout en l'air… -, les « records » de 2007 ne sont que des leurres martelés pour détourner l'opinion de la dégradation de l'emploi en France. Et c'est un succès : le chômage n'est plus la première préoccupation des Français, il ne fait plus la Une des médias. Dans l'esprit des gens, il serait presque éradiqué. Et quand, pour 2008, le BIT prévoit 5 millions de chômeurs en plus dans le monde et qu'en France, l'INSEE et l'Unedic prévoient à l'unisson un sérieux ralentissement de la création d'emplois, on sait que le sous-emploi précaire restera la norme mais que le « c'est toujours mieux que rien » a de beaux jours devant lui, surtout avec le futur RSA de M. Hirsch qui institutionnalise l'emploi en miette combiné à l'assistanat.
Depuis Borloo et Villepin, tous se glorifient de cette baisse qui fut aussi laborieuse qu'artificielle. Pourtant, en ce qui concerne les créations nettes globales, la législature Chirac a été totalement affligeante. Les effets du « retournement conjoncturel 2001-2003 » n'ont jamais été compensés, surtout pour ceux qu'il a piégés et sont devenus chômeurs de très longue durée, condamnés à accepter des contrats aidés ou des jobs au rabais. Depuis 2004, grâce au chômage de masse, si l'emploi s'est mollement ressaisi, il s'est surtout considérablement dégradé et les créations n'ont jamais été à la hauteur des pertes. La nouvelle législature Sarkozy continue de surfer sur une fausse embellie qui, aujourd'hui, marque le pas.
Enfin, 7,5% passe pour un chiffre acceptable alors qu'il ne l'est pas ! 7,5% de chômeurs officiels, ça reste énorme, surtout quand on sait qu'il y a derrière tout autant de chômeurs qu'on a rendus invisibles. Avec la mauvaise conjoncture que tous admettent désormais, cette imposture ne saurait durer.
[1] Il est indispensable de rappeler que, pour récolter les chiffres de la création d'emplois, toutes les catégories de postes sont additionnées : CDI, CDD, intérim, temps plein et temps partiel, même les plus indignes sont comptabilisés. Alors que pour les chiffres du chômage, on ne recense qu'une certaine catégorie de privés d'emploi et on ignore toutes les autres.
À Lhassa, la police chinoise a investi la ville et effectue des descentes dans les maisons pour retrouver les personnes impliquées dans les récents mouvements de protestation.
Le calme serait revenu dans les rues, maintenant désertes, de la capitale du Tibet, mais des troubles continueraient d'être observés dans des provinces chinoises voisines comptant une forte population tibétaine. Selon des informations émanant du Centre tibétain pour les droits humains et la démocratie, des centaines de Tibétains se sont rassemblés dans les rues de Garzê (Ganzi), dans la province du Sichuan, et la situation serait extrêmement tendue. Des informations font également état de manifestations dans la province du Gansu.
D'après certaines personnes, la « terreur » règne à Lhassa ; la police et l'armée fouillent les maisons une par une et procèdent à des arrestations. Les conditions de détention des personnes arrêtées suscitent de graves inquiétudes.
Le gouvernement a indiqué que les personnes impliquées dans les mouvements de protestation devaient se livrer avant le lundi 17 à minuit sous peine d'encourir « de sévères sanctions ». Des témoins ont signalé que des habitants de la ville sont traînés hors de chez eux, et que les Tibétains qui ont chez eux des photos du Dalaï Lama sont emmenés par les forces de l'ordre.
Des sources officielles chinoises ont indiqué que 13 « civils innocents » avaient été tués par des émeutiers tibétains. Selon des sources tibétaines en exil, 99 Tibétains ont été tués par les forces de police armées.
Les autorités chinoises bloquent presque totalement les informations en provenance du Tibet et des régions environnantes. Elles ont coupé les liaisons par téléphone portable et par Internet à l'intérieur du Tibet. Les informations étrangères relatives au Tibet diffusées en Chine sur des chaînes étrangères sont censurées : l'écran devient noir.
Amnesty International demande aux autorités chinoises de ne pas recourir à une force excessive pour rétablir l'ordre.
« Les autorités doivent également rendre pleinement compte de toutes les personnes arrêtées et veiller à ce qu'elles ne soient pas torturées ni soumises à d'autres formes de mauvais traitements, à ce qu'elles puissent entrer en contact avec un avocat et recevoir des soins médicaux, à ce qu'elles soient présentées rapidement à un magistrat indépendant, et à ce qu'elles puissent contester leur détention, a déclaré Catherine Baber, directrice du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International.
« La Chine doit permettre aux journalistes et aux autres observateurs indépendants de se rendre sans entrave au Tibet et dans d'autres régions où vivent des Tibétains. Elle doit également permettre à l'ONU de mener une enquête indépendante sur les événements de la semaine dernière. »
Pour en savoir plus
Chine. Craintes de torture et d'autres formes de mauvais traitements (action urgente, 18 mars 2008)