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Ordre du jour :
1- Présentation de la LRU
2- Bilan de la situation à la MMSH (Maison Méditérranéenne des Sciences de l'Homme)
3- Bilan de la coordination nationale
4- Débat sur la tenue de la table ronde proposée par M.Caverni (15h30 MMSH)
5- Point sur la manif du 20 novembre
6- Perspectives
Nous étions environ 300 en Assemblée Générale, qui s'est tenue sur le parking de la fac suite à un vote (il était proposé de tenir l'AG dans la fac, ce qui a été rejeté).
1- Présentation de la LRU
2-
Après une première AG ce matin à 10h, la MMSH est toujours ouverte et les cours y ont encore lieu, cependant les étudiants y soutiennent notre mouvement et ont demandé la banalisation des cours demain pour pouvoir participer à la manif à Marseille
Une AG des personnels de la fac de lettres s'y est également tenue : un appel à la manif du 20 a été lancé. D'autre part les personnels y ont décidé d'envoyer des représentants de leur AG à la table ronde proposée par M.Caverni le jour même à 15h30 : ils souhaitent la réouverture immédiate de la facultée, mais proposent la tenue d'une assemblée générale étudiante le jour même de cette réouverture, pour débattre des moyens d'amplifier la mobilisation. Ils sont néanmoins disposés à discuter avec la direction.
Au cours de ce point, la nouvelle du blocage et de l'occupation du site de Marseille St-Charles est arrivée.
3- La coordination nationale qui s'est tenue à Tours ce week-end a lancé deux appels : l'un pour la manif du 20 novembre, l'autre est un appel aux étudiants et lycéens à se mobiliser jeudi 22 novembre.
Suite à une sur-représentation d'un syndicat étudiant à la coordination nationale, un étudiant a écrit une motion qui a été adoptée en assemblée générale :
« Nous, étudiants d'Aix-en-Provence, réunis en Assemblée Générale le 19 novembre 2007, tenons à dénoncer fermement l'attitude des militants de l'Unef lors de la Coordination Nationale de Tours.
Alors que l'Unef est inexistante localement, elle trouve le moyen de placer ses troupes, en envoyant de fausses délégations, non mandatées par leurs AGs.
Ces pratiques ont des conséquences qui risquent d'être très graves pour la suite: En refusant, en bloquant toutes les perspectives de travail interprofessionnel, elles condamnent le mouvement étudiant à n'être qu'une grogne corporatiste, et ainsi le condamnent à mort.
Nous nous offusquons de ces méthodes : la coordination nationale ne doit pas être le lieu où une organisation tirerait les marrons du feu en orientant la mobilisation, mais le rassemblement de toutes les assemblées générales réunies sur des mandats clairs. Les délégués alors mandatés doivent défendre le mandat de leur AG. Or, les militants de l'Unef ont suivi des directives provenant du Bureau National.
Nous condamnons ces agissements et appelons à la plus extrême vigilance les étudiants mobilisés »
4- Le président a appelé les représentants des étudiants, personnels enseignants & BIATOSS et les directeurs d'UFR à une table ronde sur le thème "conditions d'une réouverture rapide du site Schuman"
Le VPE (Vice Président Etudiant) a déclaré que les syndicats n'avaient pas à négocier au nom du mouvement étudiant lors de cette réunion. L'AG a donc décidé de nommer des mandatés pour y assister. Cinq personnes ont finalement été désignées, avec un mandat impératif : exiger la réouverture sans conditions et sans aucune négociation du site Schuman, et que le président de l'université se positionne publiquement contre la LRU
5- La manifestation du 20 novembre (les étudiants se regrouperont avec les lycéens dans un « cortège jeune »)
6- Plusieurs propositions ont été faites : ont été votées :
- partir massivement à St-Charles pour aider les militants à maintenir le blocage de leur site
- bloquer les CA qui auraient lieu jusqu'à la réouverture de la fac
- organisation d'une réunion à Aix après la manif du 20 pour partir ensuite sur une action forte, non définie en AG mais organisée par la commission action
- une prochaine AG jeudi à 12h30
Avait été proposé le réinvestissement de la fac après l'AG mais cela a été refusé
L'AG a été passablement perturbée par diverses insultes, cris, disputes, nous précisons que quel que soit leur origine, nous les condamnons totalement
Jeudi 15 Novembre
Nouvelle AG à 12h30, (à nouveau dans le parking), au cours de laquelle nous nous rendons compte que le péage gratuit prévu ce jour là ne pourra pas se faire : ayant précisé le jour de l’action à l’AG précédente, nous apprenons que nous sommes attendus par les flics dans les péages des environs…
Un point fonctionnement de l’AG avait été rajouté à l’ordre du jour visant à améliorer son fonctionnement (voter toutes les propositions, cesser d’interpeller la tribune etc.) Une proposition a alors été faite de réinvestir la fac immédiatement pour y tenir l’AG.
Suite au vote (positif), les 350 personnes présentes déménageaient donc dans le grand hall de la fac de lettres, et heureusement ! Car un quart d’heure plus tard les étudiants réalisaient… qu’il s’était mis à neiger !
Cependant le service d'ordre mis en place pendant l'AG nous a informés de la présence des forces de l'ordre aux entrées de la fac. La tribune a donc rajouté un point sur les actions à mener compte-tenu de la situation. Il a donc finalement été décidé de partir tous ensemble à la fin de l'AG
La tribune a cependant tenu à faire acter autant de propositions que possible, dont celles n'ayant pas été proposées aux votes lors de la dernière AG, en conformité avec les décisions prises dans le point :
- condamnation des interventions policières
- informer les gens de manière différente, via le théâtre, dans les lieux publics
- à la réouverture de la fac mettre en place des tables d'information avec le texte de loi en plus des analyses
Puis les actions à venir dans les jours suivants :
- organisation d'un blocage d'autoroute ou d'un rond-point stratégique le vendredi 16
- comité de lutte lundi à 11h pour organiser l'AG
- et donc AG le lundi à 12h30, RDV à la fac de lettres
- proposition pour le 19 de bloquer un haut lieu en accord avec les salariés
- participation à la manifestation avec les défenseurs du service public mardi 20 novembre, RDV 10h sur la Canebière à Marseille
- décision de partir immédiatement à la fin de l'AG pour aller sur le site de la MMSH informer, discuter etc.
Par manque de temps, des propositions demandant un débat construit ont été reportées à la prochaine AG :
- nommer des porte-parole du mouvement d'Aix-en-Provence
- action de bloquer des installations pétrolifères, en accord avec les salariés
- bloquer les CA qui auraient lieu jusqu'à la réouverture de la fac
A la fin de l’AG, les étudiants sont sortis du grand hall dans le calme et se sont rendus sur le site de la MMSH pour continuer à informer, discuter et s’organiser.
L’AG se tient comme prévu, mais… dans le parking étudiant, seul lieu de la fac encore plus ou moins accessible (des menaces d’expulsion du parking par les flics nous sont lancées) : entre 500 et 600 personnes affrontent courageusement le froid ; France 3 et France inter étaient présent. L'action d'occuper la gare, proposée par la coordination nationale de Rennes, n'est pas actée, certains nous annonçant que les cheminots n'étant pas favorables à ce type d'action. Un compte-rendu de la coordination nationale de Rennes est fait par les mandatés du week-end.
Les revendications de la plate-forme de Rennes sont ajoutées aux nôtres ; une prochaine AG prévue pour le jeudi 15, ainsi qu’une action péage gratuit pour le 15 sont décidées. La proposition de réinvestir la fac le jour même et le lendemain sont annulés, suite à un vote massivement NPPV (ne prend pas part au vote), mais le principe est accepté par l’AG. Finalement, celle-ci se finit par une manifestation qui passe devant la fac de droit, le rectorat, le lycée Vauvenargues, le lycée Cézanne. La dispersion s’effectue devant la mairie et les étudiants se donnent rendez-vous pour le lendemain afin de préparer la journée.
Privés de notre lieu de réunion et d’organisation, nous continuons de construire le mouvement.
Le Lundi matin, les étudiants se retrouvent vers 7h devant les grilles fermés de l'université de lettres d'Aix, tracts à la main, ils informent les étudiants sur la situation.
Vendredi 9 Novembre :
AG à 12h30 : la grève, l’occupation et le blocage sont revotés (465 votes pour et 250 votes contre le blocage) ainsi que les revendications :
- L’abrogation de la LRU
- L’arrêt du processus de fusion entre les trois universités d’Aix/Marseille.
- Le réengagement financier de l’état dans les universités
- L’augmentation du nombre de postes au CAPES
La prochaine AG est prévue pour le mardi 13 et la deuxième coordination nationale du mouvement se tiendra à Rennes les 10 et 11 novembre : nous décidons d’y envoyer une délégation.
Par ailleurs l’AG appelle à participer aux journées d’actions du 14 et 20 novembre avec les cheminots et les salariés du public pour porter nos revendications dans la rue et réaffirmer notre volonté de défendre le service public.
La journée semble bien partie mais dans l’après-midi, la présidence de l’université, qui négocie à chaque conseil d’administration les formalités d’application de la loi LRU, nous menace d’intervention policière pour nous déloger de nos propres locaux, en prétextant des raisons de sécurité qui n’ont jamais été réunies à la faculté de lettres d’Aix-en-Provence depuis sa construction. Elle tente de décrédibiliser la lutte des étudiants.
Malgré tout, les étudiants décident de suivre les décisions de l’AG et, le soir venu, occupent la fac. C’est finalement plus tard dans la soirée qu’une quinzaine de fourgons de CRS vont faire sortir de force les 80 étudiants de la faculté !
Tout le monde s’indigne : en effet c’est la première fois dans l’histoire de la fac que les forces de l’ordre interviennent sur ce campus ! Même pendant les grèves de 68 ou de 95 elles n’étaient pas intervenues !
A partir de ce moment, le président de l’université (qui a décidé cette intervention unilatéralement) décide la fermeture administrative du bâtiment Schuman de l’Université de Provence…
Ainsi, suite à la décision de l'AG du 7 novembre, les étudiants militants passent leur première nuit à la fac : on discute (beaucoup), on débat (beaucoup), on coordonne (beaucoup). On prépare la journée du lendemain en consolidant les barrages, en faisant des banderoles. Au milieu des chants et des discussions on organise un service d'ordre pour éviter les intrusions intempestives… Heureusement les amphis sont chauffés et les militants passent une nuit tranquille !
Jeudi 8 :
le blocage est en place, mais conformément au vote de l’AG, c’est un blocage « souple » : peuvent encore passer les personnels (chercheurs, administratifs) et les étudiants en CAPES et AGREG.
Les militants s’organisent pour régler un maximum de problèmes et conflits et préparent les actions et les débats à venir. On apprend simultanément que Paris X, Pau, la fac de science de Caen et celle de Montpellier II ont voté elles aussi le blocage.
L’après-midi une manifestation est organisée à Aix en réponse à l’appel à une journée d’action nationale émit par la coordination nationale réunie à Toulouse le 27 et 28 Octobre 2007. Elle regroupa entre 700 et 800 personnes.
Le soir, les barricades sont prétes. Les étudiants se réapproprient l'espace. Dans un coin une cuisine s'improvise. Derrière les barricades se décident la suite de la mobilisation. L'univesité deviens ce qu'elle devrait toujours être: un lieu de débat, de partage d'information. Pour la première fois de l'années les étudiants ne sont plus des ombres dans les couloirs mais des être qui désirent partager et échanger. Avec l'occupation né un réel sentiment de communauté.
Après l'Assemblée générale les étudiants s'organisent pour construire les barrages de tables et de chaises qui empechent les cours de se tenir.


Le blocage des portes se fait avec des tables et des chaises
L'assemblée générale qui a voté le blocage était massive.
Université d'aix-marseille, centre d'aix communique de l'intersyndicale CGT-SNESUP-UNSA
Les organisations syndicales s’insurgent contre l’attitude de la présidence de l’Université de Provence.
Rappelons les faits : mardi 30 octobre, à la suite d’incidents survenus lors d’une action d’information des étudiants, la direction prend unilatéralement la décision de fermer le site Schuman jusqu’à nouvel ordre. Répondant à la convocation du Président, les responsables des organisations syndicales se déclarent unanimement opposés à la fermeture du site, qu’ils qualifient d’erreur. Malgré cela, le Président maintient sa décision.
Il est par ailleurs convenu d’une seconde réunion avec les responsables syndicaux lundi 05 novembre au centre Schuman, à 7h30, afin de débattre de la réouverture immédiate du site, ainsi que d’une assemblée générale des personnels, convoquée ultérieurement par la présidence.
Or, bien qu’aucun événement nouveau n’ait depuis mardi instauré une quelconque urgence, la direction de l’Université décide de modifier ces dispositions, sans en avertir officiellement les organisations syndicales. C’est par des fuites (un courriel d’un directeur d’UFR aux enseignants de cette UFR) que nous apprenons qu’une AG est convoquée par la présidence sur le site de Saint-Charles, lundi 5 novembre – le site Schuman demeurant donc fermé ce jour-là. Et ce n’est que vendredi à 14H30, que la présidence informe finalement les organisations syndicales, par un appel téléphonique à leurs secrétaires, que la réunion direction-syndicats aura lieu à Saint-Charles à 9h et l’assemblée générale à 10h30. La direction annonce son intention de convoquer officiellement l’AG dans la soirée de vendredi par le biais du site internet de l’Université (à l’heure où nous rédigeons ce communiqué, l’information n’est toujours pas passée). Elle demande par ailleurs aux syndicats de relayer l’information.
Nous nous élevons avec force contre ces mesures qui s’apparentent à une vulgaire manipulation, de même que contre le lock out du centre Schuman, que les incidents de mardi matin ne justifiaient aucunement.
Il s’agit d’une véritable provocation, consistant à faire croire, en arguant de quelques débordements individuels, que les étudiants sont des fauteurs de troubles qui menacent l’ordre et la sérénité de l’Université. L’avenir de notre université, comme celui de toutes les universités de France, ne pourra se décider sans la participation des étudiants, les premiers concernés, qui ont par ailleurs montré dans le passé leur sens des responsabilités.
Nous rappelons enfin qu’il n’y a pas d’autre situation de crise à l’Université de Provence que la crise de l’université en général, crise qu’aggrave la loi dite « LRU », et qu’il faut s’attendre vraisemblablement à un mouvement des personnels et des étudiants contre cette loi, comme c’est déjà le cas dans d’autres établissements.
Nous sommes favorables à toute initiative destinée à rendre le débat plus démocratique. Si le président de l’Université souhaite convoquer une AG, nous l’invitons à le faire de manière publique, dans la transparence et sans chercher à en écarter qui que ce soit par des manœuvres visant à restreindre l’information. Nous l’invitons par ailleurs à mettre à l’ordre du jour de cette AG la question qui constitue le véritable enjeu de la période actuelle pour l’université : la loi « LRU » et la fusion des trois universités – l’ordre du jour n’étant toujours pas annoncé, on voit mal comment la question de l’organisation et de la légitimité des mobilisations pourrait en en être un.
L’attitude de la direction, provocatrice, révèle aussi une grave défiance vis-à-vis des étudiants, voire des organisations représentatives des personnels et des étudiants, et le choix de solutions manœuvrières plutôt que l’instauration d’un débat respectueux et responsable. Nous tenons d'ores et déjà la direction pour responsable des conséquences que ces solutions pourraient avoir. Ces mesures, qui confirment une interprétation abusive des incidents de mardi, portent tort aux étudiants en les privant d’enseignement et en bafouant leurs droits. Nous redemandons l’ouverture sans attendre du site Schuman, nous nous élevons contre le rôle que la direction veut nous faire assumer et nous réaffirmons notre droit d’appeler à des AG de manière publique et démocratique.
Aix, samedi 3 novembre, 9H30
L’intersyndicale du Centre d’Aix : SNESUP-FSU, UNSA Éducation, FERC-SUP CGT

Il s'agit de la tribune de la réunion organisé par le président le lundi 4 Novembre à l'université de science U1 Saint-Charles à Marseille.
Communiqué de presse
Depuis plusieurs semaines, des étudiants et des personnels de l'université se mobilisent pour obtenir l'abrogation de la Loi Pécresse relative aux « libertés et responsabilités des universités ». Cette loi organise le démantèlement du service publique de l'enseignement supérieur et prépare sa privatisation.
Aujourd'hui mardi 30 octobre 2007 alors qu'un dispositif filtrant avait été mis en place afin d'informer l 'ensemble des usagers de l'université de la tenue d'une assemblée générale, certains membres de la présidence ont agressé les étudiants qui diffusaient des tracts. Alors que les choses se déroulaient sereinement, cette attitude de la présidence apparaît comme une provocation inacceptable. Suite a cette altercation, la présidence a décidé de manière unilatérale la fermeture administrative du site Schuman de l'Université de Provence jusqu'au lundi 5 novembre.
Malgré cette manoeuvre qui visait a empêcher les étudiants de se réunir en assemblée générale (AG), celle-ci a pû se tenir, rassemblant près d'un millier d'étudiants. Les étudiants ont réaffirmé a une immense majorité, leur volonté de voir cette loi abrogée. Cette assemblée générale a appelé a un réinvestissement massif de l'état dans l'enseignement supérieur et soutient la lutte des travailleurs pour la défense du service publique. En ce sens, l'AG appelle à se joindre à la grève et aux manifestations prévues pour le 20 novembre. Une manifestation réunissant entre 250 et 300 étudiants s'est ensuite déroulée dans les rues d'Aix-en-Provence.
Nous appelons les étudiants et l'ensemble des personnels de l'université à poursuivre et amplifier la mobilisation jusqu'à l'abrogation de la Loi Pécresse et à se réunir en assemblée générale le mardi 6 novembre 2007 a 12h30 dans le grand hall de la fac de lettres d'Aix en Provence.
Le comité de mobilisation d'Aix en Provence.
Photo prise le mardi 30 Octobre, vers 9h30, lors de l'altercation entre les membres du C.A. et les étudiants diffusant les tracts.
Photo prise pendant la même journée, vers 11h, au cours de l'Assemblée Générale des étudiants sur le parvis de la fac de lettres. Le VP lit le communiqué du président affirmant que l'évacusion de l'université c'est faite pour des raisons de "sécuritée".
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