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Depuis plus de 20 ans, EdF-GdF laisse moisir une vieille maison bourgeoise dans le centre-ville de Poitiers : c'est là que depuis le 11 avril 08, un, puis plusieurs oizos migrateurs sont venus faire leur nid, à l'appel de la conspiration internationale des squatteureuses à plumes et à poil…
Face à une logique absurde de la propriété qui nous impose aussi bien l'exploitation salariale et la précarité que des loyers de plus en plus chers et des formes d'habitats de plus en plus massifiées, déshumanisées, blafardes et aseptisées ; face aux attaques et aux discriminations permanentes que subissent ceux qui choisissent de vivre autrement (yourtes, maisons en terre-paille auto-construites, squat, teepees, caravanes, roulottes, bus, cabanes, wagenburg), NOUS AVONS INVESTI CETTE MAISON MUREE ET LAISSEE A L'ABANDON, ET NOUS LA RESTAURONS.
Contre l'invasion nucléaire menée par EdF, la multinationale française de l'atome, propriétaire des lieux, et la présence à quelques kilomètres de Poitiers de la centrale de Civaux, NOUS Y CREONS NOUS-MEME NOTRE ENERGIE, PROPRE ET AUTONOME.
Parce que nous manquons cruellement d'espace publics autonomes non-marchands, NOUS PROPOSONS UNE ZONE D'ECHANGE ET DE GRATUITE.
Pour que chacun puisse s'exprimer librement et se réapproprier son temps, CE LIEU EST VOTRE MAISON, LA PORTE EST OUVERTE A VOS IDEES, VOS ENVIES, VOS SAVOIRS.
Des ateliers se mettent en place :
>>> réparation de vélos, jardin potager, fabrication de four solaire, de toilettes sèches, installation d'une éolienne, de panneaux solaires, récupération d'eau de pluie, filtration d'eau, filtration d'huile, tri sélectif des déchets et encombrants et auto-recyclage / réparation ; fabrication d'une machine à laver à manivelle, …
>>> restauration de la maison, construction d'une cabane, couture, jonglage, théâtre de rue, chant résistant
>>> d'autres attendent vos initiatives (diy !) : mécanique, informatique linux et logiciels libres, photo, video & animation, arts plastiques…venez installer ou fabriquer caravanes, yourtes et teepees, réparer vos camions / voitures / vélos…
>>> en permanence, un infokiosk (fanzines, brochures et journaux erroristes), un freeshop (friperie gratuite), un espace de projections, un sleeping, un local de répétition et de concert, des transats, de la bonne bouffe et du vin chaud, et tout ce que vous viendrez échanger et partager dans la zone de gratuité !
>>> VIENDEZ LES GENS !!!
Petite ombre à ce tableau rageusement bachique et bucolique :
>> après 10 jours de tranquillité publique et de bonne humeur, la police s'autorise hors de tout cadre judiciaire deux violations de notre domicile et envoie l'unE de nos amiEs à l'hôpital (un coup de tonfa : lèvres éclatées, dents déchaussées).
>> le propriétaire, EdF, jusqu'à présent indifférent à « son bien », laissé en friche, squatté régulièrement depuis des années, emmuré et démuré à plusieurs reprises, nous intente un « procès en référé d'heure à heure » (procédure judiciaire expéditive, contraire à la convention européenne des droits de l'homme, abusivement utilisée contre les squatteurs, pour tenter de les priver de défense), sous le prétexte mensonger « d'effraction » et de « dégradation ».
>> après une première audience mercredi 30 avril (l'huissier n'est passé que le matin même, nous l'avons appris une heure avant l'audience…), où nous avons obtenu, malgré les tentatives contraires de l'avocat d'Edf, un report pour nous constituer une défense, nous sommes convoqués pour une nouvelle audience MARDI 6 MAI 08 AU TRIBUNAL D'INSTANCE DE POITIERS A 10H30 Contre les rapaces de l'empire atomique, venez nombreusEs soutenir les chti zozios insoumis de la Chienlit !
Venez nombreu-se-x nous rejoindre pour défendre les habitants de la Chienlit, les espaces autonomes et toutes nos formes d'habitat librement choisies, entravées par des normes absurdes et des lois discriminatoires et imbéciles !
http://scalp86.positifforum.com/inter-squat-f24/la-chienlit-a-poitiers-t797.htm
Le collectif anarchiste de vidéastes ‘a-films' annonce la sortie de son dernier court-métrage (10 min), en provenance du camp de réfugié dévasté de Nahr al-Bared au Liban, intitulé « Traces de Dépossessions Collectives ».
Le 31 mars 2008, l'armée libanaise a permis l'accès à 20 de maisons de la rue Majles, dans le camp de réfugiés dévasté de Nahr al-Bared. Tous les 20 immeubles ont des traces de feu ; parfois des pièces entières ou même des couloirs ont été complètement brûlés. Dans au moins 16 maisons, des traces de liquide inflammable sont visibles sur les murs.
Depuis la date officielle du cesser du combat, début septembre 2007 jusqu'au 30 mars 2008, toute la rue al-Majles est restée sous l'exclusif contrôle de l'armée libanaise. L'étendue des pillages, des incendies volontaires et des destructions délibérées dans la rue Majles et plus généralement dans le camp de Nahr al-Bared témoigne d'une entreprise systématique de dépossession collective des habitants du camp par l'armée libanaise.
L'armée libanaise a jusqu'à présent rigoureusement interdit de filmer ou de prendre des photographies de Nahr al-Bared. L'armée, les services secrets et leurs alliés locaux s'assurent que personne n'enfreint cette loi tacite.
Ce film de 10 minutes apporte la preuve détaillée de ces accusations.
Vous pouvez visionner et/ou télécharger le film en suivant ce lien : http://a-films.blogspot.com/1998/05/vido-traces-de-dpossessions-collectives.html
Vous pouvez visionner plus de vidéos de Nahr al-Bared sur le site du collectif : http://a-films.blogspot.com
Ben Gourion avait déjà compris à la fin de 1946 que les Britanniques étaient sur le départ ; avec ses collaborateurs, il commença à élaborer une stratégie générale [...]
Le plan C énumérait clairement les composantes de ce type d'actions punitives :
- Tuer les dirigeants politiques palestiniens.
- Tuer les agitateurs palestiniens et leurs soutiens financiers.
- Tuer les Palestiniens qui ont agi contre des Juifs.
- Tuer les officiers et fonctionnaires palestiniens haut placés (dans l'administration du Mandat).
- S'en prendre aux transports palestiniens.
- S'en prendre aux moyens de subsistance palestiniens : puits, moulins, etc.
- Attaquer les villages palestiniens proches qui pourraient aider de futures agressions.
- Attaquer les lieux de réunion palestiniens, clubs, cafés, etc.
[...] quelques mois plus tard, un autre plan fut rédigé : le plan D (Daleth). C'est lui qui a scellé le destin des Palestiniens sur les territoires que les dirigeants sionistes avaient en vue pour leur futur Etat juif. [...]"
"Le Nettoyage ethnique de la Palestine" - Ilan Pappe - Fayard - p. 52, 53. Histoires de sièges et de zatar
Mon expérience à la clinique psychiatrique de Ramallah où je vois une nombreuse population rurale m'a beaucoup appris sur les mythes locaux concernant nos plantes et herbes aromatiques.
La plupart des Palestiniens sont des agriculteurs et veulent simplement vivre de leur terre, mais ils en sont privés à cause des pratiques israéliennes et de législations discriminatoires qui leur confisquent leur terre, étendent les colonies, autorisent la construction d'un mur, la violence et l'intimidation de la part d'un Etat et des colons.
Entre autres choses, les Palestiniens sont très gourmets. Nous avons plusieurs mythes qui nous inspirent et qui accordent un super pouvoir de guérison à des plantes et des herbes sauvages de Palestine. Au début de ma carrière, j'ai appris à ne pas montrer mon scepticisme à propos de ce pouvoir de guérison des herbes naturelles car il n'y a aucune preuve scientifique étayant ces convictions locales ; j'ai préféré cacher mon souci d'objectivité derrière une certaine circonspection en présence des mamies et des personnes passionnées par les qualités curatives de nos herbes. Beaucoup intègre cette qualité super puissante de nos herbes dans leur système de croyance ; les herbes ont un sens symbolique pour la nation ; elles représentent le folklore de la nation palestinienne, elle sont souvent citées dans nos chants et poèmes et illustrées dans nos proverbes.
Les aliments à base de plantes évoquent aussi des souvenirs chargés d'émotions. Des odeurs caractéristiques associées à certains évènements font revenir en mémoire ces évènements et ces émotions à chaque fois qu'on rencontre ces parfums. Le rôle de l'alimentation dans la vie humaine prend plus d'importance dans le contexte d'un conflit ethno-politique, spécialement face à génocide national.
(JPG) Le zatar est la plus populaire des plantes palestiniennes. Zatar est le nom arabe du thym, origanum majorana ; on s'en sert à la fois comme herbe médicinale et comme condiment : dans un mélange de thym, de sumac et de graines de sésame grillées. Il pousse dans les pays du Bassin méditerranéen sur les collines et montagnes exposées à une chaleur douce du soleil et est fort en goût et en arôme. Mélangé à d'autres sels pimentés, Le zatar est utilisé comme aliment de base dans les recettes du Moyen-orient depuis l'époque médiévale jusqu'à nos jours. On l'emploie comme assaisonnement de viandes et de légumes et, en Palestine, il est consommé habituellement avec de l'huile d'olive et du fromage. On croit qu'il guérit beaucoup de maladies et renforce le système immunitaire des humains et, par-dessus tout, qu'il contribue à accélérer la récupération de l'information mémorisée et accroît la facilité d'assimilation.
Si on trouve habituellement le zatar sur les marchés moyen-orientaux en Occident, les Palestiniens de la diaspora se languissent d'avoir leur part des plantes cueillies au printemps sur les collines de Palestine, et une mère, ou une grand-mère, va devoir travailler au séchage des feuilles de zatar puis les broyer et les mélanger avec du sumac et d'autres épices, avec des graines de sésame grillées. Le mélange est finalement enveloppé et envoyé, avec une bouteille d'huile d'olive - le tout emballé dans beaucoup d'amour -, à des amis et parents afin qu'ils profitent de quelques générosités d'une patrie.
Beaucoup de Palestiniens croient que ce mélange épicé particulier rend l'esprit alerte et développe la mémoire. Je pense que l'origine de cette conviction vient de facteurs économiques : le zatar est relativement bon marché et accessible à chaque foyer ; on incite les enfants à manger du zatar avant qu'ils aillent à l'école, on leur dit que cela les rends plus intelligents, c'est aussi pour les dissuader de demander une nourriture plus coûteuse et pour les inciter à faire ce que l'on attend d'eux et qu'ils se tiennent bien à l'école !
Les goûts, les odeurs, les plantes et les aliments sont les ancres des souvenirs, évoquant un ensemble bien plus vaste ; pour beaucoup de Palestiniens, les plantes signifient leurs foyers, leurs villages et leurs régions d'origine. Le lien qui unit le peuple palestinien à sa terre est sans pareil. Son lien avec les herbes sauvages est attribué à la nostalgie et à ce grand désir mélancolique qui nous étreint quand nous pensons à une maison, à une personne, à une époque qui ne sont plus, à des amis et voisins que nous avions et que nous avons perdus, à des amours qui ont été et s'en sont allées. Nous avons besoin d'odeurs et de goûts pour donner une forme à notre vie insipide, pour partir en divers voyages, remonter la voie de nos souvenirs jusqu'à un passé meilleur.
(JPG) Les familles palestiniennes cueillent du zatar sauvage depuis des centaines d'années, elles ont appris de leurs ancêtres comment en prendre soin en pensant aux récoltes des années futures. Mais Israël a classé la plante comme espèce protégée en voie d'extinction à cause de cueillettes intensives, en 1977. Ainsi, en vertu de la législation israélienne, les contrevenants risquent des amendes allant jusqu'à 4 000 dollars ou six mois de prison pour avoir cueilli ce qu'il fallait de zatar pour les besoins de la consommation hebdomadaire d'une famille palestinienne ordinaire.
Certaines sociétés israéliennes l'ont « domestiqué », elles ont produit des plantes pour les commercialiser et elles voudraient que les Palestiniens les leur achètent, qu'ils achètent du zatar cultivé, prêt à la consommation, au lieu d'aller cueillir eux-mêmes les feuilles et de préparer les mélanges à la maison !
« Nous mangerons du zatar et des herbes mais nous refusons de trahir et de nous laisser humilier » a déclaré le Premier ministre palestinien, Ismail Haniyyeh, quand la communauté internationale et Israël ont annoncé leur boycott et la réduction des aides financières internationales, après les élections palestiniennes de janvier 2006. Israël a transformé la bande de Gaza en un camp de concentration et a déclanché une guerre avec une politique et une législation qui retirent, petit à petit, toute vie de Gaza. Il n'y a rien à manger à Gaza, les gens y meurent de faim, et ils n'ont pas de lumière à cause des coupures d'électricité. Nous avons vu les images d'un gosse qu'on maintient en vie grâce à des pompes manuelles, parce que c'était la seule façon de lui envoyer de l'oxygène dans les poumons, l'électricité étant coupée. Israël décide seul et sans appel de qui rentre et qui sort de la Bande, ce qui provoque la mort de centaines de malades palestiniens qui n'ont aucune possibilité de sortir de Gaza pour recevoir des soins. Plus de deux années se sont passées depuis qu'Israël a commencé à punir le peuple pour son choix électoral ; l'armée israélienne et le siège économique de Gaza ont mené à un effondrement des conditions de vie des Palestiniens. Mais les pressions et les tactiques n'ont abouti à aucune compromission et les Gazaouis n'ont pas cédé, ils n'ont pas abandonné la résistance armée ni reconnu Israël. Il se pourrait bien que ce soit l'un des secrets du zatar !
Au cours d'un petit-déjeuner que je n'oublierai jamais, avec du manakeesh (le zatar peut aussi être étalé sur une pâte à base d'olive, cuite comme une pizza), une confrère palestinienne réputée à Londres m'a raconté l'une des histoires les plus tristes que j'ai jamais entendues : elle vivait à Bourj el-Barejneh pendant la guerre « des camps » qui a entraîné, pour les réfugiés palestiniens, une famine massive à Beyrouth et dans le camp où elle était. Le siège a duré jusqu'à 6 mois. Pendant que certains réfugiés étaient contraints de manger des chats et des chiens, elle a pu, étant d'une famille relativement privilégiée, manger du pain au zatar de temps en temps. Un jour, un morceau de pain a manqué et son père les a violemment interrogés pour savoir où était passé le morceau de pain ; personne n'a avoué l'avoir mangé et les garçons ont été battus sans pitié, mais ils niaient avoir volé le pain au zatar. Avant la fin du siège, son frère aîné a été tué dans des affrontements qui ont eu lieu dans le camp. Quand le siège fut définitivement terminé et qu'ils ont commencé à réaménager leur maison et leur vie, ils ont trouvé un bout de pain pourri dans le matelas de leur frère mort. Ils ont compris que c'était le pain au zatar que son frère avait volé, mais qu'il n'avait pas pu manger seul.
Mais ce n'était ni le premier ni le dernier siège d'un camp de réfugiés palestiniens. Tel-el-Zaatar, la Colline du Thym, était le plus vaste et le plus fort des camps de réfugiés palestiniens construits en 1948. Après un siège très dur durant la guerre civile du Liban, le massacre de Tel-el-Zaatar a été provoqué pour déplacer et évacuer les réfugiés sans abri hors de ce camp.
Mes associations intellectuelles avec le zatar paraissent sans fin, les histoires et récits sont innombrables, parfois ils apportent de la joie, parfois ils apportent de la tristesse, très souvent ils me laissent indifférente. Il n'y a pas bien longtemps, des réfugiés juifs avaient l'habitude de venir dans des boulangeries palestiniennes, attirés par l'arôme du zatar ; il y en avait qui en appréciaient le goût particulier et le véritable arôme !
Bientôt, Israël va célébrer son 60è anniversaire et les chefs internationaux de l'hypocrisie se joindront aux festivités de l'occupant de notre patrie. Nous, les Palestiniens, sommes des herbes naturelles qui naissent du sol rouge de ce territoire depuis bien avant qu'Israël ne soit devenu un Etat. En dépit de tous les efforts pour abuser notre mémoire, pour domestiquer, diluer et falsifier les êtres que nous sommes vraiment, ici, sur le sommet des montagnes, il y aura toujours quelques herbes aromatiques à l'état sauvage, avec le vrai goût et le vrai caractère de la Palestine.
(JPG) Samah Jabr est médecin psychiatre palestinienne, elle vit dans Jérusalem occupée et y travaille au sein d'une clinique psychiatrique qu'elle a créée.
Elle est francophone et donne des conférences pour envisager d'autres perspectives et sortir de la situation actuelle de la Palestine.
L'un des objets politiques de son combat est un État unique pour une perspective de paix et de liberté commune. Samah est aussi chroniqueuse pour différentes publications internationales. Ses chroniques touchantes nous parlent d'une vie au quotidien en pleine occupation ; d'un regard lucide, elle nous fait partager ses réflexions en tissant des liens entre sa vie intime, son travail en milieu psychiatrique et les différents aspects politique d'une situation d'apartheid.
Texte transmis par l'auteur aux Amis de Jayyous. Traduction JPP
Bonjour a tous,un groupe d'altermondialiste sans attachement a un groupe politique ni a un sindicats est en cour de formation.
Notre but est de crée un réseau sur la région.Pour le moment,nous ne sommes que des personnes qui viennent du forum "appel aux sans voix" et on voudrait rassemblé les personnes de la régions qui pense les mémes chose que nous.
Notre groupe est en plein construction alor venez construire avec nous ! Ne nous divisons pas !Construisons ensemble ! Je vous laisse le contact cristiano.max Poi hotmail.fr
A bientot
il est urgent de prévenir tous les amis lillois que xavier darcos sera à lille le 7 mai prochain.
pour plus d'infos :
http://europeens.touteleurope.fr/content/mercredi-7-mai-lille-rendez-vous-des-europeens
En voila une surprise agréable ! Je me promène dans les rues de Lille et je découvre cette petite vitrine qui ne paye pas de mine, située dans la rue des Ponts de Comines. La Voix du Nord s'associe avec Carlson Wagonlit pour nous offrir de jolis voyages à l'autre bout du monde. Les affiches donnent envie : plus de 70 destinations à des prix plutôt peu prohibitifs.
Mais allez chercher les affiches qui ventent la Roumanie, le Mali ou la Côté d'Ivoire...
Oui, car Carlson Wagonlit a un autre partenariat de choix, avec le Ministère de l'immigration et de l'identité nationale :
"Pour gérer la logistique de ses éloignements, la PAF passe par Carlson Wagon-Lit, voyagiste privé, qui se charge de lui trouver des places sur des vols commerciaux en privilégiant les routings les plus logiques et les plus directs." (snrt-cgt-f3.org)
"Pour une soixantaine d'expulsés et environ quatre-vingt-dix policiers, le budget total dépasse les 150 000 euros », précise la direction de la police. Comme prévu par la Convention internationale de Chicago de 1943 - signée par tous les membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (Oaci) -, il appartient au voyagiste qui a amené le clandestin de payer pour son retour. Dans la pratique, l'État français est le premier à régler l'affrètement, dont la logistique est confiée à Carlson Wagonlit, agence de voyages franco-américaine sous contrat avec le gouvernement. Il suffit ensuite à la France de prouver que tel individu a été acheminé par telle compagnie aérienne pour lui envoyer la facture. La plupart des vols en provenance d'Afrique de l'Ouest sont assurés par Air France." (jeuneafrique.com)
"Campagnes contre les entreprises qui collaborent à la machine à expulser : Air France, la SNCF, Accor qui louaient un étage de son hôtel Ibis de Roissy pour 1,6 millions de francs (240 000 euros) par mois, et qui a construit à travers sa société immobilière la zone Zapi 3, qui réserve à l'aide de Carlson Wagonlit des places pour les expulsés par trains." (oeil.electrique.free.fr)
"Une cible, en France, pourrait être le groupe Accor, qui se fait énormément d'argent en réalisant rétentions et expulsions en partenariat avec l'état, et dont les marques sont : Académie Accor, Accor Tour, Atria, Carlson Wagonlit, Coralia, Courtepaille, CW Travel, Episodes, Etap, Formule 1, Hôtel Sofitel, Ibis, Mercure, Motel 6, Lenôtre Paris, Les jardins de Paris, Novotel, Pannonia Hotels, Parthenon Flat Service, Press Club de France, Red Roof Inns, Suitehotel, Thalassa, Wagons-Lits , les filiales : Frantour, Hôtels et Casino de Deauville S.A." (under.ch)
Carlson Wagonlit est donc l'une de ces filiales d'Accor qui sous-traitent "l'éloignement des étrangers en situation irrégulière", permettant chaque année l'expulsion de milliers de personnes de notre territoire. Et la Voix du Nord, notre quotidien régional, collabore à cette politique inique de par son partenariat - tout a fait désintéressé n'en doutons pas - avec le laquais du gouvernement en la matière...
Si vous souhaitez poser des questions tout a fait pertinentes à la firme en question, je vous propose de vous rendre à l'une de ses trois boutiques lilloises ou de leur écrire directement aux adresses suivantes :
AGENCE TOURISME : 9 rue Faidherbe 59800 Lille Tél : 0 826 825 503* - Fax : 0 826 825 603* Responsable : Diane REBOUTIER Email : ag.ltlillefaidherbe 3VN cwtfrance.com
AGENCE TOURISME : 2 rue Georges Maertens 59800 Lille Tél : 0 826 825 502* - Fax : 0 826 825 602* Responsable : Catherine DEBRUYNE Email : lille.maertens 3VN accor-agences.com
PLATEAU AFFAIRES ENTREPRISES : 16 rue de la Vieille Comédie 59800 Lille Tél : 03 20 15 85 85 - Fax : 03 20 15 85 87 Responsable : Isabelle LAJARIGE Email : lille.comedie.affaires 3VN accor-agences.com
Et ici le site de ce beau partenariat : http://www.lavoixdunord-voyages.com/ Et comme interlocuteur à la Voix du Nord, vous trouverez Madame Anquetin à l'adresse suivante : http://www.groupelavoixdunord.com/vdn.phtml
Après mon mail aux responsables de Carlson Wagonlit, voila la réponse que j'ai reçu de leur part concernant leur partenariat avec le ministère de l'intérieur. Sans ambiguité, il nous fait comprendre qu'il y a bien contrat, mais que celui-ci fait l'objet d'une confidentialité. Carlson Wagonlit ne fait plus partie d'Accor, mais les contrats passés ne sont pas pour autant caduques. Il me semblait qu'en tant que citoyen, la transparence des accords passés entre mon gouvernement et des entreprises privées m'était garantie... me serais-je trompé ?
Comment puis-je savoir, si ce contrat est confidentiel, dans quelle mesure toutes ses clauses sont en accord avec la Déclaration Européenne des Droits de l'Homme ?
Les 2000 clients de CWT n'ont-ils pas à être informés de ce genre d'accord, puisqu'il s'agit ici de reconduire chez eux des personnes en situation irrégulière sur les mêmes vols que la clientèle ?
Monsieur,
Nous avons bien reçu votre demande d'information concernant notre contrat avec le Ministère de l'intérieur.
Tout d'abord, nous nous permettons de préciser que Carlson Wagonlit Travel n'est plus une filiale du groupe Accor depuis 2006.
En tant que premier acteur du voyage d'affaires, Carlson Wagonlit Travel est le prestataire de nombreuses entreprises et administrations dans le monde. En France, nous gérons les déplacements et les voyages de plus de 2000 clients, entreprises et administrations, parmi lesquelles figure le Ministère de l'Intérieur. Nous gérons leurs voyages et répondons à leurs demandes dans les meilleures conditions possibles, comme pour tous nos clients.
Pour tous nos clients, publics comme privés, nous sommes tenus à la confidentialité et ne pouvons donc pas divulguer les modalités de ce contrat.
Très respectueusement,
Anne Guiraud-Bonneau| Directeur de la communication externe France Carlson Wagonlit Travel téléphone +33 (0)1 41 33 60 70 | fax +33 (0)1 41 33 62 39 31 rue du Colonel Pierre Avia | 75904 Paris Cedex 15 | France www.carlsonwagonlit.com
Présent dans près de 150 pays et territoires, Carlson Wagonlit Travel s'appuie sur ses équipes, processus, compétences et technologies pour permettre à ses clients de réaliser des résultats financiers mesurables.
Message d'origine----- De : "Eunous" [adresse enlevée] Envoyé : samedi 19 avril 2008 13:54 À : marketing_loisirs 3VN carlsonwagonlit.fr Objet : Demande d'information
Madame, monsieur,
En tant que citoyen français, et en soucis de la transparence dont doivent faire preuve selon moi toutes les entreprises ayant des activités sur le territoire d'un pays démocratique, je vous contacte pour obtenir des informations quant au partenariat entre l'entreprise Accor - Carlson Wagonlit et le gouvernement français : existe-t-il un tel accord qui fasse du voyagiste Carlson Wagonlit le partenaire du ministère de l'intérieur ou du ministère de l'immigration, dans le but de lui fournir des places sur les vols ou dans les trains afin d'éloigner les étrangers en situation irrégulière du territoire français ? Dans le cas échéant, pouvez-vous me transmettre une copie de cet accord ou un communiqué officiel qui rende public et consultable l'objet de ce partenariat entre votre entreprise et le gouvernement ?
Respectueusement,
A Lille, le 19 avril 2008
"Eunous" [signature modifiée]
Ce message peut contenir des informations confidentielles et/ou personnelles et a été envoyé uniquement à l'usage de la personne ou de l'entité citée ci-dessus. Si vous receviez ce courrier électronique par erreur, merci de bien vouloir en avertir Carlson Wagonlit Travel par retour et d'effacer l'original. Toute forme d'utilisation de ce courrier électronique par vous est strictement interdite.
This e-mail may contain confidential and/or privileged information and is intended only for the use of the individual or entity named above. If you have received it in error, please advise Carlson Wagonlit Travel immediately by reply e-mail and delete the original. Any further use of this e-mail by you is strictly prohibited.
J'aime beaucoup les précautions prises à la fin. Merci CWT pour cet aveu de bonne conscience !
Lire sur : www.dissidence-nordiste.org
Samedi 31 Mai CONFERENCE AMERIQUE LATINE
Aujourd'hui, 9 pays d'Amérique du Sud sur 10 ont voté pour des gouvernements se situant plutôt à gauche, avec pour dernier exemple le Paraguay. Du côté de l'Amérique centrale, n'oublions pas le Nicaragua et le Guatemala.
Où va donc cette « nouvelle Amérique latine » ? Bien que les choix politiques des populations de ces pays traduisent une lassitude et un rejet grandissant des politiques néolibérales et un désir d'alternance politique, les partis ou coalitions de ces forces politiques de gauche ne semblent pas appliquer les même recettes pour affronter les intérêts des capitalistes toujours en place et les forces politiques qui les représentent.
D'ailleurs, dans les pays où ont lieu de profonds changements politiques (Venezuela, Équateur, Bolivie), les nouveaux dirigeants mettent en œuvre, ou ont pour objectif, un programme de "nationalisations", de "réforme agraire " et de "souveraineté nationale ».... Orientations qui entrent en conflit ouvert et violent avec les oppositions qu'ils ont battues, sans oublier celle du « patron et protecteur » étatsunien de ces dernières.
L'Amérique Latine représente pour beaucoup un exemple de changements sociaux, politiques et économiques profonds. Cependant, qu'y a-t-il de commun dans ces expériences politiques nouvelles, au Venezuela et en Bolivie par exemple ? C'est quoi la "Révolution Bolivarienne" ? C'est quoi le Mercosur, la politique d'organisation économique de cette immense partie du continent américain ?
Quels débats traversent les forces qui se sont unies pour changer le pouvoir et la société dans ces pays ? Sommes-nous en présence de simples luttes d'émancipation nationale, ou d'un « socialisme » différent de ce qui a échoué ailleurs, d'une combinaison des deux, … ?
Revenir sur l'expérience de certains pays de cette Région (Venezuela, Équateur, Bolivie) permettra aussi d'avancer des éléments de réflexion sur les aspirations des peuples d'Amérique latine, aspirations sans frontières, sur la validité de ces expériences pour les forces progressistes de transformation sociale en France et ailleurs.
de 17h à 19h : Bolivie, Venezuela, Equateur... Etat des lieux sur des politiques de gauche "Dérangeante". Diffusion du film " La révolution Bolivienne " (20 mn) 19h - 19h 30 : Pause militante (tables de presse, présence d'associations, casse dalle latino) 19h 30 - 21h : L' Amérique latine... unie ?
Intervenants :
Sergio Caceres, responsable à l'ambassade de Bolivie en France, éditeur du Journal Bolivien "Le Jouet enragé",
François Houtart, animateur du Mouvement altermondialiste, fondateur du Centre tricontinental (Belgique),
Michel Rogalski, membre d'Espace Marx national, directeur de la revue « Recherches Internationales ».
Heure : à partir de 17h Lieu : 6 bis rue Roger Salengro, Hellemmes, (accès métro : station Marbrerie) Entrée Libre
Organisé par Colores latino americanos et l' Espace Marx, en partenariat avec les Amis du Monde Diplomatique, ATTAC
Samedi 17 Mai
Soirée sin fronteras : "Immigrer".
Avec 3 documentaires : " Dessine moi une carte de séjour" (sans papiers à Lille), " No london today" (Les clandestins de Calais), " el despertar a la realidad" (la communauté latino américaine en France).
Rencontre et discussion avec le CSP 59, la CIMADE. Dans le cadre du Festival Nuits Document'A.L, du 03 au 17 Mai.
L'Hybride 18 rue Gosselet Tarif : 4 euro. 03.20.53.58.36 www.colores-latino.com coloreslatino1 MLv yahoo.fr
Soirée "Tabous sexuels,tabous sociaux".Avec deux documentaires, " les filles de chiquita"( Brésil- homosexualité, à 19h 30) " Histoire de Rosa"(Nicaragua -avortement, à 21h).
Rencontres et discussions avec associations sur le droit des femmes et des gays et lesbiennes. Dans le cadre du Festival Nuits Document'A.L, du 03 au 17 Mai.
Lieu : L' Univers. 14, rue Danton - Moulins. Tarif : 3/2 euros. 03.20.53.58.36 www.colores-latino.com coloreslatino1 Q8X yahoo.fr
Invitons-nous aux cérémonies du 8 mai, histoire de rappeler que le fascisme et la collaboration ont servi l'intérêt du grand patronat.
histoire de rappeler que les nationalistes de l'époque ont travaillé contre les nationaux.
histoire de rappeler que la lutte était tournée contre les ouvriers.
On peut rappeler aussi que tout avait commencé par de petites choses contre les juifs, des choses insignifiantes, de nouvelles lois, de nouveaux codes...
En 2008 :

Petit pas après petit pas, recul après recul, l'aliénation du monde ouvrier aux patrons, unis dans un même combat...
et comment on en était arrivé à l'aboutissement de ce long processus, où l'ouvrier était un esclave docile, les "intellectuels" des aveugles et les juifs traités comme des animaux.
En 2008 :

Rappelons que ce furent justement des personnes issues de la classe ouvrière qui montèrent les réseaux de résistance au nazisme, au fascisme et à la collaboration.
LA FRANCE DE PETAIN, ON LUI OBEIT OU ON LA COMBAT
Dérives dans la presse alternative : le cas de l'Age de Faire
Le journal L'âge de Faire fait l'objet de vives critiques dernièrement, dans la presse et sur internet.
Aujourd'hui, le débat qui n'a pu avoir lieu à Salignac se répand sur la place publique et c'est une très bonne chose. On peut espérer que la presse et celle dite "alternative" s'empare de cette discussion. Ce sera l'occasion pour que ces salariés qui ont porté ce beau projet de L'age de faire, de venir raconter ce que fut leur calvaire sous une direction de "fer".
Le journal L'âge de Faire fait l'objet de vives critiques dernièrement, dans la presse et sur internet. Un espace d'expression libre sur le net, dédié au cas de la revue l'Âge de Faire, a été créé : [remousalagedefaire.over-blog.com] Tous ceux qui le souhaitent sont invités à réagir, lecteurs, coopérateurs, militants etc... Le but étant de proposer un espace de convergence pour les réactions qui commencent à fleurir partout vers le web. Voir l'article publié sur le site IndyAuvergne : Le cas de l'Age de Faire http://auvergne-indymedia.org/moder...
Pour ceux qui n'auraient pas lu l'article paru dans la Décroissance et sur le site d'Acrimed cliquer sur le lien ci-dessous : [www.acrimed.org]

Salut à tous-tes
Voilà un peu de matos à coller dans les prochaines semaines, histoire de décorer nos tristes murailles et de donner quelques arguments supplémentaires aux indécis-es qui hésiteraient encore avant la grève générale. Mais non, on n'est jamais trop optimistes.
Petit rappel des buts du collectif FTP :
• Diffuser les infos cruciales qui sont étouffées par tous les médias de masse. Celles sans lesquelles on ne peut pas comprendre le système dans lequel on vit. Colonialisme, Mafia-OTAN-CIA-5ème République, trafics d'armes, Françafrique, génocides en Afrique, Nucléaire.
• Précision utile : on constate hélas que certaines orgas qui militent sur ces thèmes ont une furieuse tendance à dériver vers des délires antisémites. Eh ben nous pas. Même si on n'a évidemment pas la moindre sympathie pour les fachos qui dirigent l'état d'Israël.
• Lutter contre la censure et la désinformation, créer un réseau de contre-info artisanale et murale. S'adresser d'abord à celles-ceux dont les sources d'info sont les plus néfastes : TF1 et la PQR. Donc coller d'abord chez nous en banlieue, en direction de nos voisin-es et collègues prolos, et ensuite seulement en centre-ville.
• Et accessoirement faire de l'action antipub, histoire de faire d'une pierre deux coups.
Voilà les fichiers PDF :
Bolloré, c'est qui ?
Bolloré, l'esclavage moderne et décomplexé
Notre cinquième république, coloniale, pétrolière et nucléaire.
2 slogans contre la dictature de la prolif nucléaire, ça sert à rien mais ça défoule.
Tout, tout, tout sur les sucettes.
Tout, tout, tout sur FTP.
Nous contacter : faremtotpetar fNz orange.fr

Petit rappel des règles du jeu :
1) On peut diffuser les fichiers PDF à ses poteaux-potelles, mais ça reste dans le petit milieu militant ou informé, ça ne nous avance pas à grand-chose.
2) On peut imprimer les affiches en noir et blanc ( les graphismes sont bien contrastés, c'est prévu pour ) et les photocopier en format A3.
3) On peut les coller sur les pylones d'éclairage ou de tramway, bien placées à hauteur d'œil et en face d'un passage piéton. ( On voit régulièrement des affiches pleines de texte en corps 10 (et pleines de bonnes intentions aussi) collées à 40 cm du sol sur des poubelles publiques. Est-il besoin de dire que c'est du gaspillage de papier ? )
4) Si on est encore plus vicieux, on peut coller les 2 affiches-slogans antinucléaires ("SARKONIUM") toujours à hauteur d'œil, mais sur les pubs des sucettes Decaux. C'est du gros slogan bien gras, bien bête et bien visible, à destination des totomobilistes. N'oublions pas qu'en chaque totomobiliste sommeille un cycliste potentiel. Surtout avec le litre de gasoil à 3 euros.
5) Si on est encore plus vicieux et qu'on veut un vrai impact, on peut coller les affiches argumentées ( toujours à hauteur d'œil ), sur les pubs des abribus Decaux. Comme ça les usagers ont le temps de lire en attendant le bus ou le tram. Ça doit même être faisable dans les stations de métro. ( Quoique là, les gens tournent le dos à la pub. Ou alors, prévoir un format plus grand. À voir. )
6) Certain-es colleur-ses prétendent avoir poussé le vice encore plus loin : ils-elles ouvrent le panneau vitré, et ils collent les affiches à l'intérieur de la vitre à la colle forte genre bien chimique et bien chiante à nettoyer, voire impossible, il faut carrément changer la vitre ou utiliser des solvants Monsanto de toxicité hardcore militaire ultime. C'est totalement anti-écologique, nous condamnons très fermement ce type de méthode, d'autant plus qu'on est quand même un peu vex de ne pas y avoir pensé en premier.
Joios mès de maï a tots e a totas...
FAREM TOT PETAR !!!
CONSEILS TECHNIQUES
Si tu veux jouer avec nous, quelques conseils :
Matos : un vélo, 2 sacoches, un bidon coupé en haut emballé dans un sac plastique avec un fond de colle à tapisserie bien épaisse (trop de colle ou trop liquide = sacoche dégueulassée), le pinceau doit tenir droit dans la colle.
Le collage sur les sucettes des abribus, c'est super facile : tu poses ton vélo contre l'abribus à l'extérieur, tu sors ton affiche de la sacoche, tu secoues ton pinceau dans le bidon (caché dans la 2ème sacoche) pour ne pas mettre trop de colle ( pour coller sur du verre il en faut très peu , et puis mieux vaut éviter les grosses giclures sur les usager-es... ) puis très vite, tu passes de l'autre côté, encollage verre et papier, application, et le tout prend 10 secondes maxi. En général les gens ne s'aperçoivent même pas du collage.
Et si tu as l'opportunité de faire ça la nuit, c'est encore plus tranquille.
Les extrémistes de l'aile dure (que nous condamnons fermement) qui voudraient coller à l'intérieur de la vitre des sucettes auront avantage à consulter le document PDF ci-joint "DECAUX SUCKS", aimablement fourni par des militant-es antipub bricoleur-ses, méthodiques et organisé-es comme on aime.
Ci-dessous un article qui propose une analyse originale sur un thème connu ; il s'agit du 6e chapitre du texte "abolir la viande" paru dans le numéro 29 des Cahiers antispécistes, dont le dossier concerne l'abolition de la viande (http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php ?article359) ; un super texte, utile pour ne pas (faire) mourir idiot, que j'ai envie de faire connaître.
yves
6. pour une écologie sensibilisteLa revendication d'abolition de la viande émerge dans un monde où les problèmes environnementaux revêtent une importance croissante. Il existe, à divers niveaux, une réelle proximité entre la question écologique et la question animale, sans pour autant que le problème de la viande soit « soluble » dans l'environnementalisme dominant aujourd'hui.
Des problématiques comparablesLe voisinage entre les deux champs réside d'abord dans l'état d'esprit que requiert leur traitement, et dans les outils qui doivent être mis en œuvre pour le réaliser. Dans les deux cas, la compréhension du problème mobilise au plus haut point la capacité de décentrement par rapport à soi-même, en ce sens que les tiers qu'il s'agit de prendre en considération ne sont dans la plupart des cas ni nos proches, ni des individus en position de nous inciter à prendre en compte leurs intérêts par la menace de représailles ou la promesse de bienfaits en retour : les poulets ne se retourneront pas contre les mangeurs, les générations futures et les victimes de nos activités polluantes ne nous donneront rien en contrepartie de notre abstention de leur nuire. Pour cette raison, on ne parvient généralement pas à une issue satisfaisante en comptant uniquement sur le jeu des relations privées ou professionnelles qui guident les comportements quotidiens (en l'occurrence, il n'y a pas de relations de cet ordre).
La bonne gestion de l'environnement a été repérée de longue date par les économistes comme un des domaines où il y a défaillance du marché : les relations contractuelles entre offreurs et demandeurs ne conduisent pas à une situation satisfaisante du point de vue de l'ensemble des agents affectés en raison de l'importance des externalités. (On parle d'externalités quand il y a des conséquences – positives ou négatives – sur des tiers qui ne sont pas partie prenante à une transaction économique.) Ainsi, si une entreprise utilise une technique de production qui détériore la qualité de l'air ou de l'eau, un désavantage en résulte pour les usagers de ces ressources naturelles (externalité négative). Mais cela n'affecte ni les coûts ni les recettes de l'entreprise, donc n'exerce aucune influence sur les critères de rentabilité qui guident sa décision de produire. Les victimes de la pollution sont en dehors de la relation entre le fournisseur et ses clients, de sorte que les biens à externalités négatives sont produits en quantité excessives par rapport à ce qui aurait été décidé si on avait pris en compte les coûts subis par des tiers. L'existence d'externalités (d'importance significative) compte ainsi parmi les situations où l'on admet que des corrections doivent être apportées par des politiques publiques.
Le cas de la viande est analogue : il s'agit d'un produit dont la quantité fournie est régulée par les relations entre offreurs (éleveurs, pêcheurs, transformateurs, distributeurs…) et demandeurs (consommateurs). Or, il y a des tiers victimes d'externalités négatives gigantesques – les animaux mangés – dont les intérêts ne comptent pour rien dans la décision de produire. Ils sont économiquement inaudibles, sauf si les offreurs ou demandeurs décident de s'en faire les représentants. Comme pour les activités causant des dégradations à l'environnement, il s'avère que ces inflexions volontaires des comportements existent, mais sont d'une ampleur insuffisante pour résoudre le problème. Les humains possèdent à un degré non négligeable la faculté de comprendre qu'il serait souhaitable d'épargner les victimes impuissantes de leurs actes. Ils possèdent à un degré nettement moindre la faculté de les épargner effectivement sur la base de décisions individuelles spontanées. Ils sont cependant capables de trouver des moyens détournés pour y parvenir, en mettant en place des dispositifs qui les incitent ou les obligent à faire ce qui doit être fait. Concernant la viande, l'interdiction est un dispositif remarquablement simple et efficace. C'est une chance par rapport à d'autres domaines où les solutions sont plus complexes35.
L'impact environnemental de l'élevageLe voisinage entre la question écologique et la question animale ne se limite pas à la ressemblance de structure des deux problèmes (la similitude des approches nécessaires pour les appréhender et les résoudre). Il y a aussi une proximité substantielle : l'élevage, par exemple, est une question environnementale, en ce qu'il se rapporte à l'usage qui est fait des ressources naturelles altérables ou épuisables. Or, son impact en la matière est considérable :
Manger de la viande nuit à l'environnement. C'est la conclusion à laquelle parvient l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui a rendu public, mercredi 29 novembre [2006], un rapport consacré à l'impact écologique de l'élevage. Celui-ci est « un des premiers responsables des problèmes d'environnement », affirme un des auteurs, Henning Steinfeld.
Mesurée en équivalent CO2, la contribution de l'élevage au réchauffement climatique est plus élevée que celle du secteur des transports. L'activité est responsable de 65% des émissions d'hémioxyde d'azote, un gaz au potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que celui du CO2, essentiellement imputable au fumier. De plus, le bétail produit 37% des émissions de méthane liées aux activités humaines. Ce gaz, produit par le système digestif des ruminants, agit vingt-trois fois plus que le CO2 sur le réchauffement.
Les pâturages occupent 30% des surfaces émergées, alors que 33% des terres arables sont utilisées pour produire l'alimentation du bétail – et ces surfaces sont insuffisantes pour répondre à la demande, ce qui entraîne le défrichage de forêts. D'autres dégâts sont énumérés : 20% des pâturages sont dégradés par une surexploitation entraînant le tassement et l'érosion du sol ; l'activité compte aussi « parmi les plus nuisibles pour les ressources en eau36 ».
La dégradation des eaux, la déforestation, l'érosion des sols (et dans certaines régions la désertification) imputables à l'élevage détruisent ou appauvrissent l'habitat d'animaux sauvages, de sorte qu'ils sont moins nombreux à pouvoir vivre et se reproduire. L'élevage est aussi plus directement responsable de la mort d'animaux sauvages, puisque 24% du produit des pêcheries (en 2004) est utilisé pour la nourriture des animaux d'élevage37. Enfin, la flambée actuelle du prix des céréales rappelle que les utilisations des terres cultivables sont concurrentes entre elles (cultures destinées aux humains, cultures destinées aux animaux, production de biocarburants…) et que, par différence de pouvoir d'achat interposé, la consommation de viande peut contribuer à accroître la misère et la sous-alimentation des humains les plus pauvres38.
L'impact [de la hausse actuelle du prix des céréales] sera plus ou moins fort sur le pouvoir d'achat : dans les pays développés, les dépenses alimentaires représentent de 10% à 20% du budget des ménages, contre 60% à 90% dans les pays pauvres. « Quand 90% des dépenses vont à la nourriture, une augmentation de 20% du prix des céréales est tout simplement dramatique39 » […].Vers un élevage écologique intensif ?
La consommation carnée cause des torts immenses aux animaux élevés ou pêchés et provoque la disparition d'animaux sauvages. Elle dégrade les sols, l'eau, les forêts… Par l'intermédiaire des inégalités de répartition des revenus, elle pèse également sur le sort des humains les plus démunis.
Est-ce à dire que si des politiques sont mises en oeuvre pour remédier aux problèmes environnementaux liés à l'élevage, elles seront nécessairement bonnes à la fois « pour les hommes, pour les animaux et pour la planète » ? Les orientations suggérées par le rapport de la FAO 2006 n'incitent pas à l'optimisme. Les propositions des experts qui en sont les auteurs ont été construites en considérant comme une donnée la poursuite de la croissance de la consommation de viande, de sorte que la question devient : « Comment fournir plus de viande en limitant les dégâts écologiques ? » La solution qui est préconisée pourrait être qualifiée d'évolution vers un « élevage écologique intensif ». Cela demande des politiques de vérité des prix, afin que les ressources altérables ou épuisables cessent d'être gaspillées : suppression des subventions à l'élevage, hausse du prix de l'eau, coût plus élevé pour l'utilisation des terres (en particulier, disparition des pâturages sur terres communes dont l'usage est gratuit), application du principe pollueur-payeur. Parallèlement, des aides financières et moyens publics (tels que la recherche) devraient être mis en œuvre pour réduire l'impact environnemental de l'élevage, en tenant compte du fait que cet impact est différent selon les espèces. À quantité égale de viande produite, ce sont les bovins qui contribuent le plus à l'émission de gaz à effet de serre et, lorsqu'ils sont en élevage extensif, contribuent le plus à la dégradation des terres. Dans cette hiérarchie de la nuisance écologique, les élevages de volailles sont ceux dont l'impact est le plus faible. Ce sont eux aussi qui constituent le détour de consommation le moins inefficace en terme de rapport entre la nourriture ingérée et la nourriture produite.
Selon le rapport de la FAO, l'industrialisation de l'élevage n'est pas un problème en soi ; ce qui en est un (en termes de nuisances sur l'environnement) c'est la concentration des élevages sur certaines zones géographiques, d'où la nécessité de mettre en œuvre des politiques pour inciter à les répartir de façon plus équilibrée sur le territoire. Mais, pour les auteurs du rapport, « si l'on veut satisfaire la demande future prévue de produits de l'élevage, il est difficile de trouver une alternative à l'intensification de la production » (op. cit. p. 236). Cette intensification passe par le recul de l'élevage extensif40, et par un progrès technique (activement soutenu par la recherche publique) qui permettra notamment d'économiser sur la quantité d'aliments ingérés par les animaux pour fournir une quantité donnée de viande, lait ou œufs, en améliorant les souches utilisées par la sélection génétique.
Au total, l'amenuisement de l'impact environnemental de la production de viande via l'élevage écologique intensif signifie :
- un déplacement de la production des bovins vers d'autres espèces, en particulier les poulets, c'est à dire une augmentation sensible du nombre d'animaux tués par kilo de viande produit ;
- une dégradation accélérée du cadre de vie des animaux, par disparition des élevages résiduels où ils se déplacent dans de vastes espaces, au profit de leur entassement dans des bâtiments concentrationnaires ;
- une dégradation accélérée de leur qualité de vie du fait des caractères physiques qu'on cherche à développer chez eux. On sait de quel genre de progrès la zootechnie est capable en termes d'améliorations génétiques. On lui doit déjà la mise au point de poulets qui grandissent en 40 jours (au lieu de 80 jours il y a 30 ans) et dont le squelette est trop fragile pour supporter le corps41, la multiplication du nombre de porcelets par portée chez les truies42, du nombre d'œufs par poule, de litres de lait par vache…
Inscrire l'élevage dans un tel schéma de « développement durable », ce n'est pas revenir à un passé rêvé de relations harmonieuses entre le berger et son troupeau sur fond de prairies et montagnes, c'est aller toujours plus loin dans la réification des animaux, leur claustration, c'est produire sciemment des individus difformes, aller au bout de l'épuisement de leurs corps.
Un environnement vivable : pour qui ?Il ne s'agit pas de conclure au divorce inéluctable entre écologie et éthique animale. Au contraire, le chantier environnemental qui s'ouvre est une occasion à ne pas manquer d'oeuvrer à leur convergence. La conscience progresse que la préservation de la planète ne peut reposer sur le seul réseau des micro-relations privées. Les experts de la FAO soulignent que les problèmes ne seront pas résolus en comptant sur « business as usual », et qu'ils ne le seront pas davantage si les politiques de soutien à l'agriculture se poursuivent selon la logique actuelle. Si tant est que l'on parvienne à mettre en place les dispositifs nécessaires pour enrayer le réchauffement climatique, la désertification, la pollution des eaux… ce sera au prix de bouleversements notables dans la nature des emplois, les modes de consommation et la répartition territoriale des activités. Des moyens importants semblent devoir être dégagés pour provoquer et accompagner les évolutions nécessaires. Il faut réfléchir et peser pour que ce changement débouche sur un état réellement meilleur.
Il est urgent de poser la question : « De qui cette planète est-elle l'environnement ? Pour qui doit-elle rester (devenir) habitable et le rester durablement ? ». Les humains ne sont pas les seuls habitants sensibles de la Terre. Les autres animaux aussi ont un intérêt à jouir d'un habitat conforme à leurs besoins. Un univers de cages, filets et hameçons ne constitue certainement pas un environnement décent pour eux. À quoi riment ces projets de « développement soutenable » et autre « croissance durable » qui consistent à rendre durablement insoutenable l'existence de ceux qui partagent cette planète avec nous ?
Résoudre les problèmes environnementaux imputables à l'élevage par l'abolition de la viande n'est ni plus difficile à organiser ni moins bénéfique pour les humains qu'entreprendre la lourde mutation vers l'élevage écologique intensif. Il est même probable que l'issue favorable, du seul point de vue de l'humanité, est plus certaine via l'abolition. Et du point de vue des animaux, la différence entre les deux options est abyssale.
Il appartient au mouvement pour l'abolition de la viande d'être l'un des acteurs qui permettront de progresser vers une écologie sensibiliste, et non plus strictement humaniste : se soucier de la bonne gestion de la Terre dans l'intérêt de tous ses habitants sensibles ; cesser de compter les animaux parmi les « ressources naturelles » utilisables à notre guise du moment que cela ne compromet pas les intérêts à long terme de l'humanité.
Notes :35. Ainsi, on n'imagine pas que le problème du réchauffement climatique puisse être réglé par un simple décret interdisant toute émission de gaz à effet de serre.
36. Gaëlle Dupont, « L'élevage contribue beaucoup au réchauffement climatique », Le Monde, 4 décembre 2006.
37. FAO, Livestock long shadow, op. cit., p. 205. Le chapitre 5 de ce rapport traite plus généralement de l'impact de l'élevage sur la biodiversité.
38. La hausse du prix des céréales a également pour effet d'accroître le revenu des agriculteurs qui en produisent pour vendre, parmi lesquels des producteurs des pays en développement. Cependant, beaucoup de PMA (pays les moins avancés) sont importateurs nets de céréales. Dans ces pays, la production des cultivateurs les plus pauvres est largement destinée à la consommation familiale. Les plus grands exportateurs de céréales sont des pays riches (États-Unis, France, Australie, Canada…) ou des pays de développement intermédiaire (Argentine, Chine, Russie…). Sur l'impact de la hausse des prix des céréales, on peut notamment consulter (sur Internet) ces deux articles parus dans The Economist le 6 décembre 2007 : « Cheap no More » et « The end of cheap food ».
39. Laetitia Clavreul, « Envolée du prix des céréales : menace sur les pays pauvres », Le Monde, 16 octobre 2007, http://www.lemonde.fr/web/article/0...
40. C'est principalement la forme d'élevage des pauvres dans les pays en développement qui est visée. L'élevage en pâturage extensif occupe 26% de la surface terrestre et ne fournit que 9% de la production de viande avec « un coût élevé en termes de problèmes environnementaux (cours d'eaux, érosion des sols, émissions de carbone, biodiversité) ». (FAO, op. cit. p. 280)
41. Cf. [www.poulets.fr]
42. « Ainsi, le nombre moyen de porcelets sevrés par truie productive et par an est passé de 16,7 en 1971 à 24,6 en 1999. […] la durée d'allaitement [est passée de] 48 jours en 1971 à 26 jours en 1999. L'intervalle entre le sevrage des porcelets et la saillie est passée de 20 jours en 1971 à 10 jours en 1999. » J. Porcher, « Le travail dans l'élevage industriel des porcs. Souffrance des animaux, souffrance des hommes » in F. Burgat, Les animaux d'élevage ont-ils droit au bien-être ?, INRA Éditions, 2001.
"La colère de sans-papiers parisiens contre la CGT"
2 - COMMUNIQUE DU CSP 75 :VENDREDI 2 MAI : OCCUPATION DE LA BOURSE DU TRAVAIL PAR LA COORDINATION 75. 85 rue Charlot, Métro République (pas rue du château d'eau)
Par cette action la CSP 75 des sans papiers, regroupant l'ensemble des collectifs d'arrondissement, souhaite interpeller le syndicat CGT.
En effet la coordination 75 reconnaît l'exemplarité du mouvement de grève conduit par le syndicat de l'association Droits Devant. Ce mouvement a la mérite d'avoir mis sur la place publique les problèmes des travailleurs sans papiers et la nécessité pour eux d'être régularisés. Cette grève a ouvert une brèche à une régularisation d'envergure pour les travailleurs sans papiers d'Ile de France. Ainsi près de 1000 dossiers ont été déposés par la CGT auprès des différentes préfectures afin d'être favorablement étudiés. En revanche, constat a été fait par la coordination 75 , que les dépôts de dossiers sont assujettis à un appui de la CGT. La preuve en a été faite ce mercredi 30 avril lorsque la coordination 75 des sans papiers s'est rendu en délégation pour déposer les dossiers d'un millier de travailleurs auprès de la Préfecture de Paris. Ce dépôt nous a été refusé. Or nombre de grévistes appartiennent également à différents collectifs membre de la coordination 75 et à ce titre la CGT ne peut fermer les yeux sur le soutien que nous lui avons apporté.
- Les questions que nous posons sont les suivantes :
*** Quel est exactement l'ACCORD qui a été passé entre l'Etat et les différents représentants de cette grève ?
*** Cet accord prévoit-il l'exclusivité pour la CGT ET DROITS DEVANT, du dépôt de dossiers Qui seront pris en compte par cet accord ? CE QUI BIEN SÛR LIMITERAIT LA PORTEE D'UN MOUVEMENT QUI AURAIT PU CONDUIRE A DES REGULARISATIONS BIEN PLUS MASSIVES !
AINSI DEVANT LE MANQUE DE DIALOGUE ET L'OBSTINATION DE LA CGT A NOUS OUBLIER, nous demandons :
*** l'ouverture de discussions avec le syndicat pour envisager la prise en compte de la coordination 75 des sans papiers, dans les accords passés avec l'Etat. *** La prise en compte de nos dossiers de travailleurs sans papiers au même titre que ceux déposés par la CGT , afin qu'eux aussi soient "favorablement" étudiés.
3 - NOUVELLES DE L'OCCUPATION PEU APRES MINUIT :Le porte parole du CSP-75 a fini par ressortir après plus de trois heures de "discussions" avec les bureaucrates dépêchés en urgence par Bernard Thibault (dont un certain Raymond Chauveau) ! A préciser que cette "discussion" a été réunie à huit clos à l'initiative de la CGT, puisque la porte de la salle de réunion était fermée à clé et un membre du service d'ordre du dit syndicat montait la garde (véridique !!! voir articles et commentaires sur Indy-Paris).
Mais faute d'avoir abouti à un accord entre les différentes parties, les sans-paps ont donc décidé de poursuivre l'occupation du lieu pour une durée illimitée. Et prenant acte d'un mouvement qui venait définitivement de leur échapper, les négociateurs CGT sont donc repartis en invectivant les sans-papiers ainsi que leurs soutiens.
C'est l'expérience d'une trahison syndicale que de nombreux militants salariés, étudiants et lycéens ont déjà goûté durant leurs mouvements respectifs. les sans paps - remontés à bloc - sont plus que jamais déterminés à prendre leur lutte en main.
Un mouvement exemplaire, que des acteurs de leur propre lutte se sont ré-approprié, personne ne pouvant décider à leur place.
La lutte ne fait donc que commencer, sans compromis, pour leur régularisation globale, et non pas au "cas par cas".
des militants non-encartés en soutien total aux sans-papiers
COMPASSION ET IMPERIALISME Jacques Richaud
Quel lien peut-il y avoir entre les dérives d'une organisation enlevant de faux orphelins tchadiens et un ministre préparant l'opinion au bombardement de l'Iran ? Entre un donateur du téléton et la croisade de l'axe du bien ? Entre les foules manifestant leur indignation devant le crime horrible d'un seul enfant et …l'infime mobilisation contre les crimes de guerre des armées d'occupation à Gaza ou en Irak ? Entre les rodomontades d'un imposteur sans frontières invité sur tous les plateaux télévisés et l'assourdissant silence face à la misère et à l'exploitation à notre porte autant que dans des horizons plus lointains ? Comment se construisent nos indignations sélectives ? Qui les manipule ? Et surtout quelle est notre responsabilité ? Mais cela peut-il durer ?
LA COMPASSION EST UNE « VERTU » CAPITALISTE :
En face de ses « laissés pour compte » la démocratie dans sa déclinaison capitaliste a élevé la compassion au rang de substitut à ce qui aurait du être source d'interrogation profonde sur sa propre nature et les effets de sa mise en œuvre. Cette promotion sentimentale n'est pas secondaire ou annexe, elle s'inscrit dans une stratégie de pouvoir. Tocqueville en Amérique avait déjà observé cette « douceur démocratique » qui visait surtout à atténuer les désirs de violence que générait spontanément une société de domination et d'exploitation ; la démocratie bourgeoise depuis les origines n'est pas l'outil de la lutte des classes elle en est l'adversaire visant à en délégitimer le projet en niant la cause des révoltes possibles. Le « point aveugle » d'une idéologie qui ne veut pas se remettre en cause est ainsi occupé par « les sentiments » qui remplacent « la » politique. Annah Arendt avait aussi montré que la pitié pouvait être instrumentalisée pour écarter les citoyens de la réflexion politique. Les églises ont presque toujours et partout joué le même rôle (1- 2). Une part du sarkozysme qui voit le président se placer toujours au côté des « victimes », d'abord mais aussi en dernier lieu, joue de ce même registre qui permet de compatir aux effets sans examiner les causes dans une société ou règne la violence sociale et institutionnelle. Cette violence même est entretenue qui affecte le plus grand nombre, alors que la délinquance relativement marginale traduit la saturation des processus régulateurs normalement présents dans une société apaisée. La tension qui est entretenue servira de justificatif à l'ordre autoritaire et la posture compassionnelle exonérera les vrais responsables de leur devoir de réduire les injustices sociales. « Tenter d'expliquer c'est vouloir justifier » (3) disait le candidat présidentiel…La compassion et le bâton sont les deux faces de la démocratie compassionnelle.
LA COMPASSION EST SPECTACLE :
En réalité la compassion ne fait qu'entériner l'existence d'une souffrance ou d'un état dont on peut renoncer à corriger la cause. Le sujet même qui en bénéficie pourrait légitimement se révolter contre cette fausse bienveillance tardive qui se veut compensatoire de l'impuissance ou dissimulatrice de la non-volonté qui l'a précédée. Il est une « politique de la pitié » qui devrait faire honte à ceux qui portent la responsabilité des situations créées. Lorsque la situation elle-même prend allure de réquisitoire il est plus facile de mobiliser l'émotion que réviser une politique…La société du spectacle et des médias trouve même dans ce sentimentalisme devenu universel une matière première merveilleusement télégénique comme le sont les immenses camps de réfugiés ou les modestes tentes rougeoyantes du canal Saint Martin au seuil de l'hiver. Cette matière première toujours renouvelée sert d'épître a nos rituels compassionnels collectifs qui nous détourneront des vraies causes de la misère et des guerres. Le téléton fera pleurer dans les chaumières et taire les questionnements de fond sur le financement de la recherche et les profits exorbitants des firmes pour lesquelles la maladie est un marché comme les autres. Le fait divers le plus odieux jette dans la rue des foules compatissantes bien plus nombreuses que celles pour revendiquer l'abolition de la misère, la fin des ventes d'armes ou le refus d'envoyer nos soldats tuer femmes et enfants au-delà des mers. Le tsunami remplit les caisses des organisations non gouvernementales et masque l'indifférence aux crimes des guerres impérialistes faites en notre nom et financées par nous. Les dames patronnesses de jadis se fédèrent désormais en ONG reconnues d'utilité publique, prêts à prêcher des croisades nouvelles pour sauver de faux orphelins ou légitimer des ingérences « humanitaires » aux vraies motivations inavouables. L'homme révolté, celui décliné par Marx autant que par Camus ou Sartre est remplacé par l'homme compassionnel, celui si bien décrit par Myriam Revault D'Allones (4) ; mais cet homme là est-il encore un démocrate et exerce t-il sa liberté de citoyen ou est-il instrumentalisé ?
COMPASSION ET IMPERIALISME :
Les damnés de la terre, les oubliés et les assassinés de toutes les famines et de toutes les guerres, voient parfois se diriger vers eux au mieux les héritiers des « french doctor » et les dispensateurs de « l'aumône onusienne » faite aux pauvres. Mais cet exercice lui-même connaît ses limites car nécessitant financement propre : La situation n'est pas exactement la même lorsqu'il s'agit comme l'ONU le fait depuis longtemps d'écouler des excédents de production en valorisant aussi la bonne conscience occidentale et lorsque la hausse des cours résultant de la spéculation financière crée une vraie pénurie et une cherté qui augmente le prix de l'aumône… Il nous est annoncé une « crise alimentaire mondiale » dont la dimension vertigineuse pourrait bien devenir « génocidaire » pour les continents les plus fragilisés par les entraves antérieures au développement, la spoliation de leurs richesses et l'organisation administrée de leur « dépendance » par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et le Fond Monétaire International (FMI) qui ont déployé leur génie à anéantir l'autosuffisance alimentaire dont l'absence va s'avérer mortelle. Les luttes d'émancipation ont été dans de vastes zones précédemment colonisées étouffées dans le sang d'abord puis découragées par la corruption des gouvernants dans des contrats asymétriques d'aide au développement qui ne visaient qu'a prolonger la dépendance et la faiblesse de continents entiers. La bonne conscience occidentale a eu besoin de s'inventer une aptitude à la compassion en substitut de repentance pour les crimes coloniaux antérieurs commis et pour masquer la violence entretenue, qui culmine dans la corruption et le marché des armes rendant meurtrières les luttes fratricides souvent manipulées pour le contrôle des matières premières par des firmes occidentales.
UNE CRISE ALIMENTAIRE INEDITE :
La crise qui débute s'annonce déjà terrible par son étendue prévisible et le nombre de victimes qui feront des souvenirs du Biafra et du Sahel des épisodes mineurs dans une tragédie continentale qui échappera au contrôle et peut-être aussi à la volonté de l'occident. Il se pourrait que cette crise alimentaire mondiale fasse exploser les limites du concept « compassionnel » et en révèle l'imposture globale. Les peuples « assistés » savaient depuis longtemps la véracité du proverbe oriental selon lequel « La main qui reçoit est toujours plus basse que la main qui donne » ; sans doute la détresse prévisible et nos abandons probables changeront-ils certains comportements. En 2000, un rapport onusien tombé dans l'indifférence universelle de nos bonnes consciences prévoyait pour la seule Afrique et avant 2020 une mortalité par famine et épidémies qui pourrait atteindre quarante millions de morts…Nous nous accommodons déjà très bien de cette surmortalité qui décime le continent et n'avons guère soutenu les peuples africains en procès contre les firmes pharmaceutiques refusant le droit aux génériques de populations non solvables ou les paysans criant leur détresse devant l'appropriation des semences par des firmes US. Le chiffre avancé en 2000 est très sérieusement révisé à la hausse mais cela suffira t-il à rompre notre indifférence ? Nous faisons chez nous le décompte précis de nos « accidents » quotidiens et nous avons œuvré à comptabiliser nos tragédies européennes jusque à inscrire la revendication de l'indemnisation des survivants ; pourtant nous continuons à penser, au fond, que certaines vies n'ont pas la même valeur que celle de nos propres enfants. La compassion qui sera bientôt débordée se révélera pour ce qu'elle n'avait jamais cessé d'être, l'allié objectif de la violence dont elle prétendait corriger les effets. Ce qui va changer dans le siècle qui s'ouvre c'est que les impostures du capitalisme mondialisé éclateront au grand jour, même dans les zones ou le credo de cette idéologie semblait inattaquable, comme la crise des « subprimes » le démontre déjà sur le territoire US. La crise financière cache une crise sociale bien plus profonde et grave que les revers financiers de quelques investisseurs hasardeux, elle va révéler l'existence d'un apartheid mondial organisé que nul projet ne prévoyait de réduire . Que certains personnages (5) aient lumineusement illustré cette évidence par un parcours montrant que l'on pouvait avoir été french doctor, sauveteur de boat-people et distributeur de riz en Somalie, avant d'approuver les bombardements de l'OTAN dans les Balkans puis l'invasion de l'Irak et demain la guerre contre l'Iran, montre que la compassion dévoyée n'est pas de gauche ou de droite, elle n'a pas de couleur politique, elle est le contraire de la politique ! La compassion est faite pour endormir les consciences et pas pour réveiller les citoyens, elle est faite pour diaboliser ceux qui encouragent les luttes d'émancipation et les révoltes légitimes en leur opposant un contre-faux-modèle d'humanisme qui s'autolégitime pour justifier le pire. C'est du droit de l'hommisme dont je parle ici.
DROITS DE L'HOMME ET IMPERIALISME :
Les Droits de l'Homme sont devenus l'idéologie de substitution qui nous détourne de jeter un regard sur notre propre univers capitaliste. Le lien avec l'homme compassionnel doit être entretenu pour que nul ne s'interroge sur le fait que le premier droit défendu sera celui de propriété, c'est à dire objectivement la légitimation de la dépossession dans un ordre du monde qui s'est construit selon un mode historiquement très inégalitaire. La défense des droits de l'homme trouve dés son exposé sa propre limite qui est de ne pas prétendre transformer un ordre injuste, seulement peut-être en corriger quelques excès… Rien d'étonnant à ce que ces droits de l'homme soient mobilisés comme argument premier des croisés de l'axe du bien dans un choc des civilisations qui est d'abord le renforcement d'une révolution conservatrice. La « bonne foi » des citoyens embrigadés dans le soutien à cette croisade est souvent sincère. Mais les nouveaux « croisés » devraient s'interroger sur l'évidence du mauvais accueil que leur font les populations qu'ils voudraient ‘délivrer' ou ‘civiliser'…Leur bonne foi est sans doute égale à celle des ‘conquistadores' de jadis face aux peuplades ‘sauvages'. On ne peut qu'encourager la lecture du court essai magistral d'Immanuel Wallerstein, (6) nous montrant la pleine actualité de la « Controverse de Valladolid » dont les termes relatifs à la définition de l'universalisme étaient déjà débattus au XVIme siècle. Le débat de l'époque analysé par l'auteur s'avère intégralement transposable dans une analyse que nous pouvons amorcer de notre « droit d'ingérence », au nom de présumées valeurs dont nous serions dépositaires. Sans attendre le rappel de cette controverse magistrale d'autres voix s'étaient élevées dans le siècle contre nos prétentions impérialistes : Celle d'Aimé Césaire qui expliquait magistralement le 24 octobre 1956 la raison de sa rupture non pas avec les idées communistes mais avec le parti communiste français (6) : celles de Frantz Fanon et d'Abdel-Malek dans les années soixante ; puis celle d'Edward Said surtout depuis les années quatre-vingt…Chacun su décrypter l'évidence de l'imposture de nos « droits de l'homme ». Après la lecture de Wallerstein chacun reconnaîtra combien dans notre entourage sont encore peu nombreux les héritiers de Bartolomé de las Casas qui défendait les ‘indiens' et combien ressemblent furieusement à son contradicteur Sepùlveda ceux qui prétendent mener en notre nom une « guerre de civilisation ».
EN CONCLUSION : Nous vivons un défi inouï à la veille d'une catastrophe alimentaire mondiale dont les effets encore aggravés par les désordres écologiques et climatiques dépasseront les habituelles capacités de dissimulation par nos entreprises compassionnelles. Notre indifférence génocidaire sera mise en accusation par des centaines de millions d'hommes, femmes et enfants, qui paieront le prix de nos choix. Le président Bush disait pour justifier son indifférence au sort de la planète : « Notre mode de vie n'est pas négociable ». La formule concentre et résume toute l'horreur du capitalisme mondialisé fondant sa prospérité sur l'existence des inégalités extrêmes. Mais ce credo est aussi celui de tout l'impérialisme occidental qui ne fait que culminer aux USA, en occupant aussi l'esprit de beaucoup d'autres peuples ; et l'Amérique n'est pas la dernière à user du leurre compassionnel pour se dédouaner de ses responsabilités. Jusqu'à quand ? Devrait-on résumer en disant « compassion ou révolution ? » ; sans doute le choix n'est-il pas aussi binaire. Mais les deux termes méritent être juxtaposés pour que s'éclairent certaines contradictions ; pour que le concept d'internationalisme et de solidarité ne soit plus un concept mystificateur ; pour que la mobilisation de nos ‘bonnes consciences' perçoive ce que peut dissimuler la défense des ‘droits de l'homme' et de quelles manipulations elle peut faire l'objet, les exemples sont nombreux.
- (1) Le sabre et le goupillon…Encore et toujours. http://www.oulala.net/Portail/article.php3 ?id_article=2803
- (2) Le Pape confirme les bienfaits de la colonisation http://www.oulala.net/Portail/article.php3 ?id_article=2983
- (3) Le 26 9 2005 Le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy, lors de l'émission ‘Contre courant' sur F2 énonce : « Lorsqu'on commence à expliquer l'inexplicable, c'est qu'on s'apprête à excuser l'inexcusable »
- (4) L'homme compassionnel – Myriam Revault D'Allones (Ed Seuil 2007 )
- (5) Du Biafra à …La guerre préventive- La fin d'un « french doctor ».
http://www.oulala.net/Portail/article.php3 ?id_article=3103
- (6) L'Universalisme Européen – De la colonisation au Droit d'ingérence – Immanuel Wallerstein (Ed Demopolis 2007)
- (7) La lettre d'Aimé Césaire à Maurice Thorez.
http://www.oulala.net/Portail/article.php3 ?id_article=3103
Rendez-vous aux lycéens à 17h place Bretagne, faites des AG dans tous les bahuts !
Important pour tous les lycéens :
>> Organisez des AG le plus tôt possible pour informer sur la casse de l'éducation et envoyer du monde aux manifs (lundi 5 de préférence) ! >> Manifestation à 17h le 6 mai place Bretagne (sous la tour) de tous les lycéens et ceux qui soutiennent notre lutte. >> Manifestation le 15 mai avec tout le personnel de l'Education.
Il faut être le plus nombreux possible, diffusez ce message rapidement si vous voulez un mouvement Nantais. Prenez contact avec le CAL-44 (http://cal44.canalblog.com/).
Le Comité d'Action Lycéen de Nantes, collectif créé par des lycéens indépendants et encartés après le mouvement contre la loi Pécresse de novembre 2007 s'est réuni le mercredi 30 avril. Il fut pris la décision avec les représentants des plusieurs lycées de Nantes et de l'agglomération d'organiser une manifestation à 17H le 6 mai place Bretagne (sous la tour du même nom). Il s'agit d'un appel national !
En outre, il appelle à tous les lycéens motivés contre les réformes de l'éducation et en particulier la suppression de 11.200 postes à la rentrée 2008 (80.000 jusqu'en 2012) d'organiser des Assemblées Générales dans tous les lycées Nantais. Ces AG permettront de faire connaître nos revendications et d'amener du monde à un horaire qui permet à tous de ne pas rater de cours ou le moins possible.
Dans les autres villes de France, un mouvement existe déjà. Pourquoi Nantes serait la seule ville à ne pas bouger ? Nous devons être le plus grand nombre possible. Al