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Destruction de l'éducation et de la culture
Avril 2008.
En fin d'année 2007, le début d'un puissant processus visant à détruire tout ce qui n'était pas encore de plein-pied dans l'économie de Marché, régi ostensiblement par des rapports utilitaires, s'est mis en place. Ce processus existe depuis longtemps, mais il prend des proportions inégalées et qui a surpris tout le monde, même les pessimistes.
Avec la réforme des universités (LRU), on voit déjà une augmentation des frais d'inscription dans les universités qui ont mis en place cette réforme (cf Paris-Dauphine dont l'inscription en DU pourrait passer de 400 à 1600E). Bien sûr, aucune ligne dans la loi sur une obligation de ces frais (et une précarisation des personnels qui l'accompagne, ainsi que le manque de matériel), ce derrière quoi les dirigeants se cachent : il s'agit « seulement » d'une conséquence évidente.
Les filières dites « non-rentables » commencent déjà à être laminées. Le renforcement de la présence (notamment au conseil d'administration) du secteur privé se met en place, avec des conséquences déjà sensibles : culture et savoir laissés à l'abandon au profit de la seule formation, création d'une main d'œuvre bon marché, dépendance (financière et intellectuelle) vis-à-vis du privé pour l'obtention de financements (on entend déjà des « conseils » sur l'orientation des recherches des doctorants ou master recherche, ou sur une mise en forme plus « modérée » des comptes-rendus).
Par ailleurs, des procédures administratives sont déjà mises en place pour établir une sélection qui ne dit pas son nom. Cela a aussi été une attaque frontale sur l'un des bastions de résistance (avec les cheminots), dénigré ouvertement par les médias, qui a affaibli tout le corps social. La stratégie est évidente : s'attaquer aux contestataires traditionnels en les faisant passer pour des privilégiés et des imbéciles pour rôder la mise en place des réformes.
En même temps surgissait la mise en place du Bac pro en trois ans (suppression du BEP), quelque peu passé inaperçu. Cette réforme va permettre aux entreprises de recruter à moindre frais. En plus de la suppression de postes et de filières qui vont l'accompagner.
D'ailleurs, c'est le point central visant l'Education Nationale : réduire de moitié le nombre de ses fonctionnaires. Il paraît qu'il y a trop de monde, soit, mais alors où sont-ils : les classes sont surchargées, le personnel encadrant insuffisant etc.). Par exemple, dans un lycée caennais, 11 postes de profs sont menacés, ainsi que des postes de secrétaire, alors que c'est l'équivalent d'un poste et demi de surveillant qui a disparu en une année. Il s'agit aussi de précariser largement une profession : continuer l'utilisation généralisée d'enseignants précaires (vacataires, contractuels), payés au rabais, appelés selon les besoins. Mais encore de pousser les enseignants, dépités, à créer des établissements privés. C'est d'ailleurs le but affiché de l'OCDE : au sujet d'une éducation « considérée comme un service rendu au monde économique », pour reprendre les termes du rapport de la table ronde européenne des industries de février 1995, l'OCDE l'explicite assez bien. Voilà ce qu'y est dit dans « Adult Learning and Technology in OECD Countries » (OCDE, 1995) : l'éducation doit être assurée « par des prestataires de services éducatifs », tandis que les pouvoirs publics doivent se contenter d' « assurer l'accès à l'apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable et dont l'exclusion de la société s'accentuera à mesure que d'autres vont continuer de progresser ». Le projet est d'abandonner l'éducation au privé qui formera des travailleurs selon les exigences du marché (conformisme, conditionnement), sauf pour les exclus (qui ?) qui seront gérés et contrôlés par un service public d'éducation. Afin d'assurer une certaine paix sociale.
La suppression du CAPES serait en projet, ce qui n'est pas un problème en soi, mais pour être remplacé par un master pro de l'enseignement avec une formation explicitement tournée vers le secteur privé (promotion des conjonctions avec les entreprises). A quand le prof manager ? C'est l'abandon pur et simple de la « mission » culturelle et citoyenne (pas au sens républicain, mais au sens de membre actif et reconnu de la polis), jamais véritablement appliquée, toujours confrontée à des logiques utilitaires-marchandes, mais aujourd'hui niée et détruite. On ne parle que de formation, et non d'éducation, depuis longtemps sur le site du Ministère de l'Education.
Nous nous refusons de défendre les services publics sous la formes étatiste, tout comme l'éducation telle qu'elle a été et est faite. Même les expériences alternatives (mouvement Freinet par exemple) sont vouées à rester insuffisantes, parce qu'insérées au système scolaire global (et il ne peut pas en être autrement). Mais nous dénonçons avec véhémence la désintégration du système scolaire déjà pourri. Il y a fort à parier que l'exclusion, les inégalités, l'angoisse (déjà perceptible, chez les personnels comme chez les élèves à l'avenir « radieux ») et les violences vont exploser. Alors on construit des prisons. Ils n'auront pas la paix sociale. A nous de construire intelligemment la lutte, par le rassemblement des enseignants, des autres personnels, des élèves et des parents d'élèves. Et plus largement de toute la société ; en dépassant une critique défensive et corporatiste ; par l'action directe et en inventant d'autres formes de partage de savoirs ; en se mettant de nouveau à parler entre générations et entre catégories. On se prépare à vivre des temps difficiles. A nous de faire en sorte que ceux qui se croient à l'abri à nos dépends ne le soient nulle part.
Destruction de l'éducation et de la culture
Avril 2008.
En fin d'année 2007, le début d'un puissant processus visant à détruire tout ce qui n'était pas encore de plein-pied dans l'économie de Marché, régi ostensiblement par des rapports utilitaires, s'est mis en place. Ce processus existe depuis longtemps, mais il prend des proportions inégalées et qui a surpris tout le monde, même les pessimistes.
Avec la réforme des universités (LRU), on voit déjà une augmentation des frais d'inscription dans les universités qui ont mis en place cette réforme (cf Paris-Dauphine dont l'inscription en DU pourrait passer de 400 à 1600E). Bien sûr, aucune ligne dans la loi sur une obligation de ces frais (et une précarisation des personnels qui l'accompagne, ainsi que le manque de matériel), ce derrière quoi les dirigeants se cachent : il s'agit « seulement » d'une conséquence évidente.
Les filières dites « non-rentables » commencent déjà à être laminées. Le renforcement de la présence (notamment au conseil d'administration) du secteur privé se met en place, avec des conséquences déjà sensibles : culture et savoir laissés à l'abandon au profit de la seule formation, création d'une main d'œuvre bon marché, dépendance (financière et intellectuelle) vis-à-vis du privé pour l'obtention de financements (on entend déjà des « conseils » sur l'orientation des recherches des doctorants ou master recherche, ou sur une mise en forme plus « modérée » des comptes-rendus).
Par ailleurs, des procédures administratives sont déjà mises en place pour établir une sélection qui ne dit pas son nom. Cela a aussi été une attaque frontale sur l'un des bastions de résistance (avec les cheminots), dénigré ouvertement par les médias, qui a affaibli tout le corps social. La stratégie est évidente : s'attaquer aux contestataires traditionnels en les faisant passer pour des privilégiés et des imbéciles pour rôder la mise en place des réformes.
En même temps surgissait la mise en place du Bac pro en trois ans (suppression du BEP), quelque peu passé inaperçu. Cette réforme va permettre aux entreprises de recruter à moindre frais. En plus de la suppression de postes et de filières qui vont l'accompagner.
D'ailleurs, c'est le point central visant l'Education Nationale : réduire de moitié le nombre de ses fonctionnaires. Il paraît qu'il y a trop de monde, soit, mais alors où sont-ils : les classes sont surchargées, le personnel encadrant insuffisant etc.). Par exemple, dans un lycée caennais, 11 postes de profs sont menacés, ainsi que des postes de secrétaire, alors que c'est l'équivalent d'un poste et demi de surveillant qui a disparu en une année. Il s'agit aussi de précariser largement une profession : continuer l'utilisation généralisée d'enseignants précaires (vacataires, contractuels), payés au rabais, appelés selon les besoins. Mais encore de pousser les enseignants, dépités, à créer des établissements privés. C'est d'ailleurs le but affiché de l'OCDE : au sujet d'une éducation « considérée comme un service rendu au monde économique », pour reprendre les termes du rapport de la table ronde européenne des industries de février 1995, l'OCDE l'explicite assez bien. Voilà ce qu'y est dit dans « Adult Learning and Technology in OECD Countries » (OCDE, 1995) : l'éducation doit être assurée « par des prestataires de services éducatifs », tandis que les pouvoirs publics doivent se contenter d' « assurer l'accès à l'apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable et dont l'exclusion de la société s'accentuera à mesure que d'autres vont continuer de progresser ». Le projet est d'abandonner l'éducation au privé qui formera des travailleurs selon les exigences du marché (conformisme, conditionnement), sauf pour les exclus (qui ?) qui seront gérés et contrôlés par un service public d'éducation. Afin d'assurer une certaine paix sociale.
La suppression du CAPES serait en projet, ce qui n'est pas un problème en soi, mais pour être remplacé par un master pro de l'enseignement avec une formation explicitement tournée vers le secteur privé (promotion des conjonctions avec les entreprises). A quand le prof manager ? C'est l'abandon pur et simple de la « mission » culturelle et citoyenne (pas au sens républicain, mais au sens de membre actif et reconnu de la polis), jamais véritablement appliquée, toujours confrontée à des logiques utilitaires-marchandes, mais aujourd'hui niée et détruite. On ne parle que de formation, et non d'éducation, depuis longtemps sur le site du Ministère de l'Education.
Nous nous refusons de défendre les services publics sous la formes étatiste, tout comme l'éducation telle qu'elle a été et est faite. Même les expériences alternatives (mouvement Freinet par exemple) sont vouées à rester insuffisantes, parce qu'insérées au système scolaire global (et il ne peut pas en être autrement). Mais nous dénonçons avec véhémence la désintégration du système scolaire déjà pourri. Il y a fort à parier que l'exclusion, les inégalités, l'angoisse (déjà perceptible, chez les personnels comme chez les élèves à l'avenir « radieux ») et les violences vont exploser. Alors on construit des prisons. Ils n'auront pas la paix sociale. A nous de construire intelligemment la lutte, par le rassemblement des enseignants, des autres personnels, des élèves et des parents d'élèves. Et plus largement de toute la société ; en dépassant une critique défensive et corporatiste ; par l'action directe et en inventant d'autres formes de partage de savoirs ; en se mettant de nouveau à parler entre générations et entre catégories. On se prépare à vivre des temps difficiles. A nous de faire en sorte que ceux qui se croient à l'abri à nos dépends ne le soient nulle part.
"Reprise du travail aux usines Wonder" "Sochaux 11 juin 1968 : 2 morts" Deux vidéos d'époque à voir absolument pour comprendre à la fois toutes les contradictions qui ont traversé le mouvement ouvrier de Mai 68, et les enjeux profonds qui l'ont traversé. En particulier, la vidéo sur la bataille rangée contre les CRS à Peugeot Sochaux est saisissante, et les témoignages ouvriers particulièrement significatifs... En cette période de "commémoration" et donc de déformation, à voir et à méditer !
Plusieurs autres articles sur Mai 68 également sur le blog "Où va la CGT ?"
"Reprise du travail aux usines Wonder" "Sochaux 11 juin 1968 : 2 morts" Deux vidéos d'époque à voir absolument pour comprendre à la fois toutes les contradictions qui ont traversé le mouvement ouvrier de Mai 68, et les enjeux profonds qui l'ont traversé. En particulier, la vidéo sur la bataille rangée contre les CRS à Peugeot Sochaux est saisissante, et les témoignages ouvriers particulièrement significatifs... En cette période de "commémoration" et donc de déformation, à voir et à méditer !
Plusieurs autres articles sur Mai 68 également sur le blog "Où va la CGT ?"
PÉTITION POUR L'ARRÊT DES POURSUITES CONTRE LES MILITANTS DE L'AGEN !
40 ANS APRÈS MAI 68, NON A LA NOUVELLE LISTE NOIRE !
Le jeudi 13 mars 2008, un de nos camarades a été convoqué au commissariat de Nanterre. Marco a été immédiatement placé en garde à vue puis longuement interrogé. A sa grande stupéfaction, il s'est vu accusé de "violences aggravées sur agent assermenté" suite à une plainte du service de sécurité de Nanterre. D'autres militants de l'AGEN (Association Générale des étudiants de Nanterre) seraient prochainement convoqués.
Dans les circonstances actuelles de la France sécuritaire ce type d'accusation qui s'appuie sur les déclarations de vigiles mène de plus en plus souvent à de LA PRISON FERME !
Les faits incriminés remontent selon la version présentée par le service de sécurité à un jour de mobilisation du mouvement contre la loi d'autonomie (LRU) au mois de décembre 2007 à Nanterre. Il s'agit donc pour la direction de Nanterre (et selon une vieille formule de la répression) de se venger et de désigner des boucs émissaires après le mouvement contre la loi LRU. Il s'agit aussi, après l'exclusion ferme de Naïma de l'université de Nanterre, d'un nouvel épisode de l'acharnement antisyndical contre l'AGEN.
NON A L'ACHARNEMENT ! NON A LA CRIMINALISATION !
JE SIGNE POUR L'ARRÊT DES POURSUITES CONTRE LES MILITANTS DE L'AGEN http://agen-nanterre.over-blog.com/article-18389024.html
PÉTITION POUR L'ARRÊT DES POURSUITES CONTRE LES MILITANTS DE L'AGEN !
40 ANS APRÈS MAI 68, NON A LA NOUVELLE LISTE NOIRE !
Le jeudi 13 mars 2008, un de nos camarades a été convoqué au commissariat de Nanterre. Marco a été immédiatement placé en garde à vue puis longuement interrogé. A sa grande stupéfaction, il s'est vu accusé de "violences aggravées sur agent assermenté" suite à une plainte du service de sécurité de Nanterre. D'autres militants de l'AGEN (Association Générale des étudiants de Nanterre) seraient prochainement convoqués.
Dans les circonstances actuelles de la France sécuritaire ce type d'accusation qui s'appuie sur les déclarations de vigiles mène de plus en plus souvent à de LA PRISON FERME !
Les faits incriminés remontent selon la version présentée par le service de sécurité à un jour de mobilisation du mouvement contre la loi d'autonomie (LRU) au mois de décembre 2007 à Nanterre. Il s'agit donc pour la direction de Nanterre (et selon une vieille formule de la répression) de se venger et de désigner des boucs émissaires après le mouvement contre la loi LRU. Il s'agit aussi, après l'exclusion ferme de Naïma de l'université de Nanterre, d'un nouvel épisode de l'acharnement antisyndical contre l'AGEN.
NON A L'ACHARNEMENT ! NON A LA CRIMINALISATION !
JE SIGNE POUR L'ARRÊT DES POURSUITES CONTRE LES MILITANTS DE L'AGEN http://agen-nanterre.over-blog.com/article-18389024.html
Il a dit 26 000 ! C'est le nombre de reconduites à la frontière - autrement dit "expulsions" d'étrangers - prévues pour l'année 2008. Le ministre albinos n'a pas froid aux yeux et semble y croire. En 2007 il devait en renvoyer 25 000 et il n'en a expulsé "que" 24 000. Autant dire que la Sarkozie a grondé, que tous les xénophobes de la majorité présidentielle ont fait le dos rond : 25 000 c'était un minimum, Moloch en exigeait davantage !
En démocratie, Moloch c'est la population, l'audimat, "l'opinion" comme on dit, cette masse informe qui change tous les jours d'avis et semble imperturbablement vouloir voter pour les plus cons. Et l'opinion justement, elle n'aime pas qu'on "vole son pain", elle n'aime globalement pas trop ceux qui viennent d'ailleurs, convaincue que les étrangers vont lui sucer le sang. Le mythe des vampires fait encore des émules ! L'étranger est vu comme un barbare avide, un vandale prêt à détruire une seconde fois Rome. Quand l'européen dit "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde", il faut traduire par "on n'est pas responsables (de la guerre, de la famine, des pénuries, de la misère...)". L'opinion est donc une masse irresponsable qui vote... et qui vote de fait pour les menteurs les plus convainquants, les populistes !
Les populistes, ce sont ces hommes en costards qui promettent des grands coups de balais, des croisades contre l'injustice, des lendemains chantants, et qui une fois au pouvoir font tout pour cacher les vraies statistiques qui montrent leur incompétence. La politique est l'art de dissimuler les échecs, de canaliser le mécontentement des masses. Alors le mensonge - certains modérés disent la "langue de bois" - devient une technique de gouvernement.
En 2007 il avait dit 25 000 reconduites à la frontière. Il ne les a jamais tenues. Et mieux encore, les 24 000 qu'il a réussies, il a omis (oups !) de nous les détailler. On n'appelle pas ça un mensonge, juste une dissimulation (la langue de bois) : l'art de "ne pas dire" au lieu de "dire faux". Alors puisque la sincérité manque aux politiciens, à nous de dire la vérité !
Vous connaissez Mayotte ? L'île de Mayotte, petit Territoire d'Outre-mer (on dit maintenant Collectivité d'Outre-mer) situé à 8000 km de Paris dans le canal de Mozambique dans l'océan indien, à proximité de Madagascar, fait partie de l'archipel des Comorres. Elle est habitée par des Mahorais majoritairement musulmans et administrée par les autorités françaises. Commun jusqu'en 1974, date du referendum d'autodétermination qui divisa l'archipel en deux, le destin des habitants de l'archipel suit deux voix différentes depuis que Mayotte est la seule île a être restée sous administration française. De ce fait,"inégalités de développement, croissance démographique galopante, fracture sociétale et instabilité politique des Comorres engendrent un déplacement massif de Comoriens vers Mayotte".
En conséquence, ce sont des milliers de comoriens qui tentent de passer à Mayotte dans des conditions souvent dramatiques. On décompte à ce jour plus de 4500 morts sur les 70 km qui séparent Mayotte d'Anjouan. Le nombre de migrants à Mayotte est estimé quant à lui à 55 000 sur une population de 160 265, généralement employés au noir, en quasi esclavage, et largement discriminés et harcelés par les autorités de l'île. Les rafles, arrestations ou l'enfermement dans le centre de rétention de Dzaouazi ponctuent souvent le parcourt des naufragés... sans compter les expulsions !
Et nous y voila ! Reprenons le chiffre de monsieur le ministre et mettons en lumière ce qui n'a pas été suffisament éclairé : SUR LES 24 000 EXPULSIONS DE 2007, 16 147 ONT ETE EFFECTUEES DE MAYOTTE VERS LES COMORRES !!
24 000 - 16 147 = 7853 pour la métropole
Pour conforter l'opinion, la Sarkozie fait du chiffre là où les regards ne portent pas (et je ne parle même pas des communautés rom) et se permet donc de harceler en permanence les 200 000 sans-papiers du territoire à titre totalement gratuit. Les convocations à n'en plus finir, les refus systématiques ou les années d'attente pour obtenir des papiers, les contrôles au faciès, les détentions en centre de rétention, les arrestations groupées et ciblées au domicile ou devant l'école des enfants, les discours méprisants et les discriminations qu'ils engendrent, les récentes défenestrations... tout ça pour du vent, pour mettre l'opinion xénophobe au service de leur maintient au pouvoir. Et pendant ce temps là, dans la colonie de Mayotte, on foule du pied les droits humains...
Allez, quand même une bonne nouvelle : le dictateur déchu d'Anjouan, Mohamed Bacar, renversé par les forces de l'Union Africaine le 25 mars dernier et réfugié en France, a reçu comme les autres comoriens, une Obligation de Quitter le Territoire Français. Comme quoi, la France ne laisse rien passer !
« Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n'ai rien dit, Je n'étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n'ai rien dit, Je n'étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n'ai pas protesté, Je n'étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n'ai pas protesté, Je n'étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait personne pour protester. »
Il a dit 26 000 ! C'est le nombre de reconduites à la frontière - autrement dit "expulsions" d'étrangers - prévues pour l'année 2008. Le ministre albinos n'a pas froid aux yeux et semble y croire. En 2007 il devait en renvoyer 25 000 et il n'en a expulsé "que" 24 000. Autant dire que la Sarkozie a grondé, que tous les xénophobes de la majorité présidentielle ont fait le dos rond : 25 000 c'était un minimum, Moloch en exigeait davantage !
En démocratie, Moloch c'est la population, l'audimat, "l'opinion" comme on dit, cette masse informe qui change tous les jours d'avis et semble imperturbablement vouloir voter pour les plus cons. Et l'opinion justement, elle n'aime pas qu'on "vole son pain", elle n'aime globalement pas trop ceux qui viennent d'ailleurs, convaincue que les étrangers vont lui sucer le sang. Le mythe des vampires fait encore des émules ! L'étranger est vu comme un barbare avide, un vandale prêt à détruire une seconde fois Rome. Quand l'européen dit "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde", il faut traduire par "on n'est pas responsables (de la guerre, de la famine, des pénuries, de la misère...)". L'opinion est donc une masse irresponsable qui vote... et qui vote de fait pour les menteurs les plus convainquants, les populistes !
Les populistes, ce sont ces hommes en costards qui promettent des grands coups de balais, des croisades contre l'injustice, des lendemains chantants, et qui une fois au pouvoir font tout pour cacher les vraies statistiques qui montrent leur incompétence. La politique est l'art de dissimuler les échecs, de canaliser le mécontentement des masses. Alors le mensonge - certains modérés disent la "langue de bois" - devient une technique de gouvernement.
En 2007 il avait dit 25 000 reconduites à la frontière. Il ne les a jamais tenues. Et mieux encore, les 24 000 qu'il a réussies, il a omis (oups !) de nous les détailler. On n'appelle pas ça un mensonge, juste une dissimulation (la langue de bois) : l'art de "ne pas dire" au lieu de "dire faux". Alors puisque la sincérité manque aux politiciens, à nous de dire la vérité !
Vous connaissez Mayotte ? L'île de Mayotte, petit Territoire d'Outre-mer (on dit maintenant Collectivité d'Outre-mer) situé à 8000 km de Paris dans le canal de Mozambique dans l'océan indien, à proximité de Madagascar, fait partie de l'archipel des Comorres. Elle est habitée par des Mahorais majoritairement musulmans et administrée par les autorités françaises. Commun jusqu'en 1974, date du referendum d'autodétermination qui divisa l'archipel en deux, le destin des habitants de l'archipel suit deux voix différentes depuis que Mayotte est la seule île a être restée sous administration française. De ce fait,"inégalités de développement, croissance démographique galopante, fracture sociétale et instabilité politique des Comorres engendrent un déplacement massif de Comoriens vers Mayotte".
En conséquence, ce sont des milliers de comoriens qui tentent de passer à Mayotte dans des conditions souvent dramatiques. On décompte à ce jour plus de 4500 morts sur les 70 km qui séparent Mayotte d'Anjouan. Le nombre de migrants à Mayotte est estimé quant à lui à 55 000 sur une population de 160 265, généralement employés au noir, en quasi esclavage, et largement discriminés et harcelés par les autorités de l'île. Les rafles, arrestations ou l'enfermement dans le centre de rétention de Dzaouazi ponctuent souvent le parcourt des naufragés... sans compter les expulsions !
Et nous y voila ! Reprenons le chiffre de monsieur le ministre et mettons en lumière ce qui n'a pas été suffisament éclairé : SUR LES 24 000 EXPULSIONS DE 2007, 16 147 ONT ETE EFFECTUEES DE MAYOTTE VERS LES COMORRES !!
24 000 - 16 147 = 7853 pour la métropole
Pour conforter l'opinion, la Sarkozie fait du chiffre là où les regards ne portent pas (et je ne parle même pas des communautés rom) et se permet donc de harceler en permanence les 200 000 sans-papiers du territoire à titre totalement gratuit. Les convocations à n'en plus finir, les refus systématiques ou les années d'attente pour obtenir des papiers, les contrôles au faciès, les détentions en centre de rétention, les arrestations groupées et ciblées au domicile ou devant l'école des enfants, les discours méprisants et les discriminations qu'ils engendrent, les récentes défenestrations... tout ça pour du vent, pour mettre l'opinion xénophobe au service de leur maintient au pouvoir. Et pendant ce temps là, dans la colonie de Mayotte, on foule du pied les droits humains...
Allez, quand même une bonne nouvelle : le dictateur déchu d'Anjouan, Mohamed Bacar, renversé par les forces de l'Union Africaine le 25 mars dernier et réfugié en France, a reçu comme les autres comoriens, une Obligation de Quitter le Territoire Français. Comme quoi, la France ne laisse rien passer !
« Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n'ai rien dit, Je n'étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n'ai rien dit, Je n'étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n'ai pas protesté, Je n'étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n'ai pas protesté, Je n'étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait personne pour protester. »
Communiqué de presse
L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE IMPOSE LA LOI DU SILENCE À L'EPM DE MEYZIEU (près de Lyon)
Trois personnes venues chercher des informations auprès des familles de détenus se font expulser par la police.
Les EPM, établissements pénitentiaires pour mineurs, sont de toutes nouvelles structures. Le premier est entré en activité à Meyzieu, en juin 2007. Leur fonctionnement réel reste à ce jour assez mystérieux. Leur rôle de pierre angulaire et de symbole dans la politique sécuritaire des lois Perben-Sarkozy a occasionné ces derniers temps une campagne médiatique sur leur fonctionnement idéal. Mais très peu de choses ont filtré de ce qu'est réellement la vie à l'intérieur.
Dans ces conditions, les associations Témoins et Faites la lumière en détention ont pris l'initiative de se rendre devant la prison de Meyzieu pour s'entretenir avec les familles des détenus et les personnels qui y travaillent, afin de recueillir des informations sur les conditions de détention. Les personnels se retranchent derrière leur devoir de réserve. Les familles, en revanche, acceptent de parler, et ce qu'elles disent ne correspond pas à l'image policée que voudrait en donner la ministre de l'intérieur, Mme Dati.
La seule possibilité pour nous de parler aux familles est de les rencontrer sur le parking de l'EPM pendant qu'elles attendent les parloirs. Lors des trois premières visites, nous avons une fois été contrôlé-es par la police, une autre fois expulsé-es par les matons.
Mercredi 2 avril, pour notre quatrième visite, nous avons croisé sur le parking le sous-directeur de l'EPM, qui nous a intimé l'ordre de sortir du parking. Nous nous sommes donc retiré sur le trottoir, à l'entrée du parking, ce qui rendait impossible de rentrer en contact avec les familles. Malgré cela, un quart d'heure plus tard, nous avons vu arriver trois voitures de police qui venaient nous contrôler (nous-mêmes étions trois !). Après vingt minutes de contrôle, fouille, palpation, nous avons reçu l'avertissement suivant : « Si vous restez ici et que nous devons revenir, nous vous dégagerons. Et comme vous ne vous laisserez pas faire, vous vous en tirerez avec une inculpation pour rébellion. » Étant donnée l'absence totale d'agressivité de notre part pendant le contrôle, il s'agissait d'une menace signifiant qu'au cas où nous voudrions continuer à parler avec les familles, l'inculpation de rébellion tomberait, quelle que soit notre attitude au moment du retour de la police. C'est donc bien notre travail d'information qui nous était interdit, sur demande de la direction de l'EPM.
Ce que nous savons aujourd'hui des EPM, et plus particulièrement de celui de Meyzieu, laisse deviner pourquoi l'Administration pénitentiaire craint la transparence : outre le suicide d'un jeune détenu en février dernier, la tentative de suicide d'un autre détenu la semaine dernière, l'émeute qui a détruit une partie des locaux dans les jours qui ont suivi l'ouverture de l'établissement, il y a aussi les éléments que nous ont apportés les entretiens avec les familles : il existerait un cachot de un mètre sur un, dans lequel les détenus seraient parfois enfermés (Julien, le jeune détenu qui s'est suicidé, y aurait fait un passage) ; l'utilisation du mitard serait extrêmement fréquente ; les détenus y seraient parfois enfermés en caleçon ; la nourriture serait en quantité insuffisante pour certains…
Tous ces éléments rendent notre démarche trop nécessaire pour que nous renoncions… Malgré les menaces, nous serons à nouveau là la semaine prochaine !
Ce samedi devait se tenir à la maison des étudiants de l'Université de Lille 1 un concert de soutien à la CNT.
Hier, la maison des étudiants a reçu 5 mêmes courriers électroniques émis par des militants d'extrême droite et par les fascistes de Novopress Flandres réclamant l'annulation du concert et dénonçant "la CNT, un mouvement d'extrême gauche radicale, connue pour sa violence physique envers les biens et les personnes" et soutenant "les terroristes d'Action Directe, qui prônent la violence anti-démocratique".
Convaincus par leurs propos et prétextant des problèmes de sécurité, le président de la maison des étudiants (social-traitre de l'UNEF) et celui de la faculté ont décidés unilatéralement d'annuler le concert, deux jours avant sa tenue.
Ce concert avait non-seulement pour objectif de soutenir la CNT, comme se tiennent régulièrement des concerts de soutien aux autres syndicats de la FAC, mais aussi de permettre aux étudiants de découvrir, à prix libre, des cultures et des musiques aussi différentes que le Jazz, le Folk, la chanson française, le Punk, la Oi ! et les musiques de free parties.
Alors même que le groupuscule raciste nommé RED (Rassemblement des Étudiants de Droite) à droit de cité sur le campus à l'occasion des élections du CROUS, la CNT qui est le syndicat regroupant le plus d'étudiants sur la fac, en est banni. Il est intolérable qu'une (toute petite) poignée de personnes fascistes, racistes, xénophobes, homophobes et / ou catholiques intégristes dicte sa loi.
L'extrême droite lilloise reviens en force, déterrons la hache de guerre, a Lille 1 et ailleurs, partons à la chasse.
P.S : Merci et désolé aux groupes qui avaient répondus présents !
(Ce texte a été écrit par une personne qui ne représente qu'elle même.)
Communiqué de presse
L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE IMPOSE LA LOI DU SILENCE À L'EPM DE MEYZIEU (près de Lyon)
Trois personnes venues chercher des informations auprès des familles de détenus se font expulser par la police.
Les EPM, établissements pénitentiaires pour mineurs, sont de toutes nouvelles structures. Le premier est entré en activité à Meyzieu, en juin 2007. Leur fonctionnement réel reste à ce jour assez mystérieux. Leur rôle de pierre angulaire et de symbole dans la politique sécuritaire des lois Perben-Sarkozy a occasionné ces derniers temps une campagne médiatique sur leur fonctionnement idéal. Mais très peu de choses ont filtré de ce qu'est réellement la vie à l'intérieur.
Dans ces conditions, les associations Témoins et Faites la lumière en détention ont pris l'initiative de se rendre devant la prison de Meyzieu pour s'entretenir avec les familles des détenus et les personnels qui y travaillent, afin de recueillir des informations sur les conditions de détention. Les personnels se retranchent derrière leur devoir de réserve. Les familles, en revanche, acceptent de parler, et ce qu'elles disent ne correspond pas à l'image policée que voudrait en donner la ministre de l'intérieur, Mme Dati.
La seule possibilité pour nous de parler aux familles est de les rencontrer sur le parking de l'EPM pendant qu'elles attendent les parloirs. Lors des trois premières visites, nous avons une fois été contrôlé-es par la police, une autre fois expulsé-es par les matons.
Mercredi 2 avril, pour notre quatrième visite, nous avons croisé sur le parking le sous-directeur de l'EPM, qui nous a intimé l'ordre de sortir du parking. Nous nous sommes donc retiré sur le trottoir, à l'entrée du parking, ce qui rendait impossible de rentrer en contact avec les familles. Malgré cela, un quart d'heure plus tard, nous avons vu arriver trois voitures de police qui venaient nous contrôler (nous-mêmes étions trois !). Après vingt minutes de contrôle, fouille, palpation, nous avons reçu l'avertissement suivant : « Si vous restez ici et que nous devons revenir, nous vous dégagerons. Et comme vous ne vous laisserez pas faire, vous vous en tirerez avec une inculpation pour rébellion. » Étant donnée l'absence totale d'agressivité de notre part pendant le contrôle, il s'agissait d'une menace signifiant qu'au cas où nous voudrions continuer à parler avec les familles, l'inculpation de rébellion tomberait, quelle que soit notre attitude au moment du retour de la police. C'est donc bien notre travail d'information qui nous était interdit, sur demande de la direction de l'EPM.
Ce que nous savons aujourd'hui des EPM, et plus particulièrement de celui de Meyzieu, laisse deviner pourquoi l'Administration pénitentiaire craint la transparence : outre le suicide d'un jeune détenu en février dernier, la tentative de suicide d'un autre détenu la semaine dernière, l'émeute qui a détruit une partie des locaux dans les jours qui ont suivi l'ouverture de l'établissement, il y a aussi les éléments que nous ont apportés les entretiens avec les familles : il existerait un cachot de un mètre sur un, dans lequel les détenus seraient parfois enfermés (Julien, le jeune détenu qui s'est suicidé, y aurait fait un passage) ; l'utilisation du mitard serait extrêmement fréquente ; les détenus y seraient parfois enfermés en caleçon ; la nourriture serait en quantité insuffisante pour certains…
Tous ces éléments rendent notre démarche trop nécessaire pour que nous renoncions… Malgré les menaces, nous serons à nouveau là la semaine prochaine !
Ce samedi devait se tenir à la maison des étudiants de l'Université de Lille 1 un concert de soutien à la CNT.
Hier, la maison des étudiants a reçu 5 mêmes courriers électroniques émis par des militants d'extrême droite et par les fascistes de Novopress Flandres réclamant l'annulation du concert et dénonçant "la CNT, un mouvement d'extrême gauche radicale, connue pour sa violence physique envers les biens et les personnes" et soutenant "les terroristes d'Action Directe, qui prônent la violence anti-démocratique".
Convaincus par leurs propos et prétextant des problèmes de sécurité, le président de la maison des étudiants (social-traitre de l'UNEF) et celui de la faculté ont décidés unilatéralement d'annuler le concert, deux jours avant sa tenue.
Ce concert avait non-seulement pour objectif de soutenir la CNT, comme se tiennent régulièrement des concerts de soutien aux autres syndicats de la FAC, mais aussi de permettre aux étudiants de découvrir, à prix libre, des cultures et des musiques aussi différentes que le Jazz, le Folk, la chanson française, le Punk, la Oi ! et les musiques de free parties.
Alors même que le groupuscule raciste nommé RED (Rassemblement des Étudiants de Droite) à droit de cité sur le campus à l'occasion des élections du CROUS, la CNT qui est le syndicat regroupant le plus d'étudiants sur la fac, en est banni. Il est intolérable qu'une (toute petite) poignée de personnes fascistes, racistes, xénophobes, homophobes et / ou catholiques intégristes dicte sa loi.
L'extrême droite lilloise reviens en force, déterrons la hache de guerre, a Lille 1 et ailleurs, partons à la chasse.
P.S : Merci et désolé aux groupes qui avaient répondus présents !
(Ce texte a été écrit par une personne qui ne représente qu'elle même.)
Depuis plusieurs semaines des établissements d'Île de France se mobilisent contre les suppressions de postes d'enseignants et de vie scolaire, l'inflation des heures supplémentaires y compris sous la contrainte et pour assurer les enseignements obligatoires, la généralisation des bacs pro en 3 ans, la diminution des heures d'enseignement et des options
Communiqué de la Coordination Nationale des Cadres Supérieurs Chômeurs
La décision prise par la BnF est une première et démontre ainsi que la connexion filaire est une alternative crédible au WiFi. Cette connexion filaire avait été également proposé à la Ville de Paris par le Supap-FSU et les associations « Priartem » et « Agir pour l'environnement ». La BnF la remet cette proposition à l'ordre du jour
première partie...
