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Le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste a dénoncé hier lundi la décison de direction Fret de la SNCF de "faire appel à une société franco-belge (Fedaso), basée au Maroc, pour la saisie manuelle des données écrites des contrats de transport des marchandises"
Faisant suite à l'arrêt du 6 février 2008 de la 1ère Chambre de la Cour de Cassation - dont nous avions dénoncé la remise en cause qu'il impliquait du droit à l'avortement - les ministres de la Justice et de la Santé publient au journal officiel du 22 août, deux décrets et leurs arrêtés modifiant les conditions d'établissement d'un « acte d'enfant sans vie » et autorisant son inscription sur le livret de famille des parents
Depuis quelques années les Hauts Cantons sont convoités par les industriels et les investisseurs de tous poils. Hier Sita-Suez (2003) et son projet de Méga-décharge à Riols, aujourd'hui deux projets “Éco-capitalistes” qui tentent de s'imposer aux habitants de la région
Serge Reynaud, facteur à Marseille 01 - Colbert, militant de la CNT PTT est convoqué à Paris devant le conseil central de discipline de la Poste le mercredi 10 septembre 2008, la sanction demandée est la révocation
Greenpeace applaudit aux révélations parues le 27 août dans le Canard enchaîné, qui révèle que les travaux du chantier du réacteur nucléaire de EPR à Flamanville (Manche) « affichent déjà au moins neuf mois de retard » par rapport à sa mise en service prévue pour la mi-2012
Le contenu des 21 directives adressées par le Département de la propagande aux médias chinois révèle à quel point la couverture des Jeux olympiques était biaisée et politique. Il n'y a rien d'étonnant à ce que l'organe du Parti communiste chinois chargé de la censure interdise la diffusion d'informations sur les manifestations de groupes pro-tibétains ou l'existence de zones pour manifester à Pékin
Reporters sans frontières a adressé, le 26 août 2008, un courrier à Rafik Belhaj Kacem, ministre tunisien de l'Intérieur et du Développement local, pour lui demander d'intervenir en faveur de Slim Boukhdir qui est toujours privé de sa carte d'identité nationale depuis sa sortie de prison et de son passeport depuis 2004
Depuis la signature, le 16 août, d'un cessez-le-feu entre la Géorgie et la Russie, Amnesty International a appelé toutes les parties au conflit à protéger les civils qui ont fui à l'intérieur ou à l'extérieur du pays pendant les hostilités, ainsi que tous ceux qui sont restés là où ont eu lieu les affrontements
D'autres ont su pour toi, Saldina, ils t'ont réveillée à 5 h 30, le matin du 30 août 2007, éjectée de tes rêves de petite fille de 7 ans, enfermée pendant 10 jours dans un Centre de Rétention Administrative et expulsée vers un pays que tu ne connais pas et où il n'y avait pas de place pour toi. Tes feutres avaient vraiment de belles couleurs, on l'a tous constaté sur le dessin que tu nous a envoyé depuis le CRA
Devant le ministère de la rafle, du drapeau et de la honte pour Taoufik dont on a appris ce matin vers 9h30 qu'il devait être expulsé vers le Maroc à 16 heures par l'avion-prison privé de Monsieur Hortefeux. Nous étions une trentaine à 12h30 alors que le mail fixant le RV a été envoyé à 10h30, illustration de l'émotion soulevée par cette affaire
Greenpeace condamne l'arrivée de l'Atlantic Osprey, un navire transportant depuis le Royaume-Uni une cargaison radioactive, initialement prévue au port de Cherbourg (Manche), dans la nuit du 17 au 18 mars. L'organisation de défense de l'environnement compte mettre en œuvre les moyens les plus adaptés pour empêcher l'arrivée de ce cargo, que les autorités françaises et Areva ont décidé de reporter.
L'Atlantic Osprey, un ancien ferry appartenant à la Nuclear Decommissioning Authority, contient plusieurs dizaines de kilos de plutonium, chargés à bord de camions banalisés qui, une fois le navire à quai, se rendront à l'usine de retraitement de La Hague. À l'origine de ce transport : BNLF, l'équivalent britannique d'Areva.
« Nous dénonçons le fait que l'industrie nucléaire britannique se débarrasse en France de ses déchets radioactifs, déclare Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France. Les plaquettes en couleur d'EDF et d'Areva, ainsi que les beaux discours du Président Sarkozy font l'impasse sur le "coté obscur" du nucléaire : les milliers de tonnes de déchets radioactifs et les dizaines de tonnes de plutonium que crée cette industrie. Évidemment : mieux vaut rester discret sur ce qu'on peut faire avec du plutonium, quand on tente de vendre des EPR un peu partout, notamment en Libye ! »
Pour contrer ce secret et tenir leurs engagements de transparence, Areva et l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) doivent publier le contenu de l'accord intergouvernemental portant sur les déchets nucléaires, la lettre de demande d'importation et de stockage d'Areva, ainsi que le dossier de sûreté concernant ce transfert et ce stockage. Greenpeace va immédiatement saisir le nouveau Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire qui vient d'être créé, et se réserve la possibilité de saisir les tribunaux compétents pour faire constater l'illégalité d'une telle importation.
Jeudi 6 mars, Greenpeace révélait l'arrivée imminente de ce transport, jusque-là tenue secrète. Et pour cause : le plutonium est une matière extrêmement dangereuse. Alors que 8 kg suffisent pour fabriquer une bombe d'une puissance équivalente à celle de Nagasaki, des dizaines de tonnes sont aujourd'hui stockées à l'usine de La Hague.
Cette affaire survient une semaine après la publication d'un rapport évaluant l'impact des changements climatiques sur la sécurité internationale, par la Commission européenne et le haut représentant de l'UE Javier Solana, le 11 mars. Ce rapport mentionne notamment que l'éventualité d'un recours plus important à l'énergie nucléaire pour la production d'électricité « pourrait susciter de nouvelles inquiétudes en matière de prolifération dans le contexte d'un régime de non prolifération déjà soumis à des pressions ».
Les promoteurs du nucléaire affirment que cette énergie n'émet pas de gaz à effet de serre et pourrait donc sauver la planète des changements climatiques. Une affirmation que contredisent tous les experts. « Dans la balance nous avons d'un côté un résultat marginal en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, conclut Yannick Rousselet, et, de l'autre, un stock énorme de déchets radioactifs, des risques d'accident, d'actes de malveillance ou terroristes, un coût exorbitant, un risque de prolifération grandissant... Le nucléaire, c'est trop tard, trop cher, trop risqué. »
« Se stabiliser » est un euphémisme qui masque le fait que le chômage cesse de baisser et que cela risque de durer certain temps, sinon un temps certain.
Tout est dans les mots. On nous dit : « Dans sa note de conjoncture publiée ce vendredi, l'INSEE prévoit une stabilisation du chômage au premier semestre 2008 "autour de 7,5%" de la population active en France métropolitaine ». En éludant à nouveau les DOM, le chiffre paraît plus glorieux. François Fillon avait déjà utilisé ce subterfuge en annonçant début mars « un taux de chômage [tombé] à 7,5% fin 2007 » alors qu'il ne s'agissait que du résultat… du dernier trimestre, toujours hors DOM, bien sûr. En réalité, l'INSEE a établi le taux de chômage moyen pour 2007 à 8% de la population active en métropole et à 8,3% avec les DOM. Mais si on interroge les passants dans la rue, c'est le « 7,5% » qu'ils ont mémorisé.
On nous dit aussi : « Après deux années de baisse ininterrompue… ». Mais on sait que derrière ce recul obtenu à grands renforts de manipulations statistiques et de radiations, plus de 70% des postes créés furent des CDD, des missions d'intérim et des emplois de service [1]. Les emplois détruits étaient des emplois de qualité, les nouveaux emplois sont précaires et sous-payés. Présentés par Mme Lagarde et M. Fillon sous leur aspect purement quantitatif - cachez-moi ce qualitatif qui foutrait tout en l'air… -, les « records » de 2007 ne sont que des leurres martelés pour détourner l'opinion de la dégradation de l'emploi en France. Et c'est un succès : le chômage n'est plus la première préoccupation des Français, il ne fait plus la Une des médias. Dans l'esprit des gens, il serait presque éradiqué. Et quand, pour 2008, le BIT prévoit 5 millions de chômeurs en plus dans le monde et qu'en France, l'INSEE et l'Unedic prévoient à l'unisson un sérieux ralentissement de la création d'emplois, on sait que le sous-emploi précaire restera la norme mais que le « c'est toujours mieux que rien » a de beaux jours devant lui, surtout avec le futur RSA de M. Hirsch qui institutionnalise l'emploi en miette combiné à l'assistanat.
Depuis Borloo et Villepin, tous se glorifient de cette baisse qui fut aussi laborieuse qu'artificielle. Pourtant, en ce qui concerne les créations nettes globales, la législature Chirac a été totalement affligeante. Les effets du « retournement conjoncturel 2001-2003 » n'ont jamais été compensés, surtout pour ceux qu'il a piégés et sont devenus chômeurs de très longue durée, condamnés à accepter des contrats aidés ou des jobs au rabais. Depuis 2004, grâce au chômage de masse, si l'emploi s'est mollement ressaisi, il s'est surtout considérablement dégradé et les créations n'ont jamais été à la hauteur des pertes. La nouvelle législature Sarkozy continue de surfer sur une fausse embellie qui, aujourd'hui, marque le pas.
Enfin, 7,5% passe pour un chiffre acceptable alors qu'il ne l'est pas ! 7,5% de chômeurs officiels, ça reste énorme, surtout quand on sait qu'il y a derrière tout autant de chômeurs qu'on a rendus invisibles. Avec la mauvaise conjoncture que tous admettent désormais, cette imposture ne saurait durer.
[1] Il est indispensable de rappeler que, pour récolter les chiffres de la création d'emplois, toutes les catégories de postes sont additionnées : CDI, CDD, intérim, temps plein et temps partiel, même les plus indignes sont comptabilisés. Alors que pour les chiffres du chômage, on ne recense qu'une certaine catégorie de privés d'emploi et on ignore toutes les autres.
À Lhassa, la police chinoise a investi la ville et effectue des descentes dans les maisons pour retrouver les personnes impliquées dans les récents mouvements de protestation.
Le calme serait revenu dans les rues, maintenant désertes, de la capitale du Tibet, mais des troubles continueraient d'être observés dans des provinces chinoises voisines comptant une forte population tibétaine. Selon des informations émanant du Centre tibétain pour les droits humains et la démocratie, des centaines de Tibétains se sont rassemblés dans les rues de Garzê (Ganzi), dans la province du Sichuan, et la situation serait extrêmement tendue. Des informations font également état de manifestations dans la province du Gansu.
D'après certaines personnes, la « terreur » règne à Lhassa ; la police et l'armée fouillent les maisons une par une et procèdent à des arrestations. Les conditions de détention des personnes arrêtées suscitent de graves inquiétudes.
Le gouvernement a indiqué que les personnes impliquées dans les mouvements de protestation devaient se livrer avant le lundi 17 à minuit sous peine d'encourir « de sévères sanctions ». Des témoins ont signalé que des habitants de la ville sont traînés hors de chez eux, et que les Tibétains qui ont chez eux des photos du Dalaï Lama sont emmenés par les forces de l'ordre.
Des sources officielles chinoises ont indiqué que 13 « civils innocents » avaient été tués par des émeutiers tibétains. Selon des sources tibétaines en exil, 99 Tibétains ont été tués par les forces de police armées.
Les autorités chinoises bloquent presque totalement les informations en provenance du Tibet et des régions environnantes. Elles ont coupé les liaisons par téléphone portable et par Internet à l'intérieur du Tibet. Les informations étrangères relatives au Tibet diffusées en Chine sur des chaînes étrangères sont censurées : l'écran devient noir.
Amnesty International demande aux autorités chinoises de ne pas recourir à une force excessive pour rétablir l'ordre.
« Les autorités doivent également rendre pleinement compte de toutes les personnes arrêtées et veiller à ce qu'elles ne soient pas torturées ni soumises à d'autres formes de mauvais traitements, à ce qu'elles puissent entrer en contact avec un avocat et recevoir des soins médicaux, à ce qu'elles soient présentées rapidement à un magistrat indépendant, et à ce qu'elles puissent contester leur détention, a déclaré Catherine Baber, directrice du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International.
« La Chine doit permettre aux journalistes et aux autres observateurs indépendants de se rendre sans entrave au Tibet et dans d'autres régions où vivent des Tibétains. Elle doit également permettre à l'ONU de mener une enquête indépendante sur les événements de la semaine dernière. »
Pour en savoir plus
Chine. Craintes de torture et d'autres formes de mauvais traitements (action urgente, 18 mars 2008)
Crise au Tibet : l'ONU doit pouvoir mener une enquête indépendante (nouvelle, 17 mars 2008)
Le Président de la République vient d'élargir au « développement de l'économie numérique » les compétences d'Éric Besson, déjà secrétaire d'État chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques. L'April déplore la réduction des problématiques du numérique aux seuls aspects économiques, et s'inquiète de cette nomination au regard des positions récentes d'Éric Besson sur ces sujets. L'April considère enfin que suite à cette nomination, le Premier ministre doit maintenant suspendre les travaux sur l'avant-projet de loi Olivennes afin que le secrétaire d'État puisse mener sa mission de prospective.
L'April déplore que, une fois de plus, le gouvernement réduise les problématiques liées au numérique aux seuls aspects économiques. La « révolution numérique » ne concerne en effet pas seulement les entreprises, mais également la société dans son ensemble. L'État doit également considérer les bénéfices des technologies numériques pour les citoyens, notamment en termes de disponibilité, d'échange et de partage des savoirs pour tous et par les citoyens eux-mêmes.
L'April s'inquiète également de cette nomination en raison des positions exprimées par Éric Besson à l'automne 2007. Le secrétaire d'État avait notamment déclaré vouloir « renforcer énergiquement la protection de notre propriété intellectuelle, qui demeure aujourd'hui trop timorée ». Il préconisait pour cela de « [s']inspirer de l'attitude beaucoup plus offensive des USA ». [1]
Or la politique américaine dans ce domaine a conduit à l'adoption par de nombreux pays de lois qui se révèlent étouffantes pour les libertés et le développement économique et social.
Le secrétaire d'État, alors député socialiste, l'avait lui-même implicitement admis en cosignant en 2003 une proposition de loi visant à interdire les DRM empêchant la copie privée [2] tandis que la majorité UMP souhaitait voir adopter des mesures allant dans le sens contraire, en provenance directe de la Maison Blanche [3] Ce qui fut fait.
« La riposte graduée, les brevets logiciels et les atteintes à la neutralité de l'internet ne sont pas des perspectives d'avenir, d'innovation, ni de progrès économique et social. L'histoire démontre que le modèle américain sert principalement les industries américaines, et en aucun cas l'économie française et européenne dans son ensemble. C'est d'ailleurs bien pourquoi elles font pression au niveau international, européen et national pour le voir reproduit. Céder à ces pressions serait une trahison des interêts français et européens » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.
L'April sera donc particulièrement vigilante, mais jugera le secrétaire d'État à l'aune de son action.
Avant tout nouveau chantier, l'April demande que ce secrétariat d'État ait comme première mission de faire un bilan de la législation existante, notamment de la loi DADVSI dont le rapport d'application parlementaire qu'elle prévoit n'a toujours pas été entamé [4]. En amont des projets de loi, il devra également procéder à des études d'impact, en particulier en terme de coût pour notre compétitivité dans l'économie numérique mais aussi pour les libertés publiques et la participation démocratique des citoyens à l'ère du numérique.
« En attendant la réalisation de ce bilan de la législation existante, l'April demande solennellement au Premier ministre de suspendre les travaux concernant l'avant projet de loi Olivennes, qui suscite l'inquiétude tant des acteurs français de l'internet que de nos voisins européens » [5] a déclaré Benoît Sibaud, président de l'April.
L'April a fait part ce jour de ses demandes au cabinet du Premier ministre et sollicitera un rendez-vous rapide avec le secrétaire d'État Éric Besson.
[1] Extrait d'un discours d'Éric Besson le 22 novembre lors d'un colloque sur la place de l'Europe dans la mondialiasation... [www.premier-ministre.gouv.fr]
[2] Éric Besson a été cosignataire d'une proposition de loi visant à interdire le recours à des mesures de protection du CD et DVD ayant pour effet de priver les utilisateurs du droit à la copie privée [www.assemblee-nationale.fr]. Il avait également voté contre la loi relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information (DADVSI).
[3] Chronologie du projet de loi DADVSI et origine de l'urgence : http://eucd.info/index.php ?2005/11/14/173-chronologie.
[4] Article 52 de la loi n° 2006-961 du 1er août 2006 relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information : « Le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur la mise en oeuvre de l'ensemble des dispositions de la présente loi dans les dix-huit mois suivant sa promulgation. Ce rapport comporte un chapitre spécifique sur les conditions de mise en place d'une plate-forme publique de téléchargement permettant à tout créateur vivant, qui se trouve absent de l'offre commerciale en ligne, de mettre ses oeuvres ou ses interprétations à la disposition du public et d'en obtenir une juste rémunération. La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat. ». Ce rapport d'application devait donc être présenté avant février 2008.
[5] Dans un communiqué conjoint, le ministre de la Culture et le ministre de la Justice suédois ont ainsi rejeté un projet similaire au motif que « beaucoup ont noté que la coupure d'un abonnement à internet est un sanction aux effets puissants qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l'accès à internet est un droit impératif pour l'inclusion sociale. Le gouvernement a donc décidé de ne pas suivre cette proposition. » Il est par ailleurs évident que, sur le plan économique, un tel dispositif engendrerait un coût important pour l'État et les intermédiaires techniques, coût qui n'a à ce jour pas été chiffré. Quant à son efficacité en matière de lutte contre la copie non autorisée, elle reste à démontrer, y compris à nos amis européens, si le gouvernement français souhaite voir adopter cette mesure pendant la présidence française de l'Union européenne, comme il l'a fait savoir. Voir [www.svd.se] et http://paigrain.debatpublic.net/ ?p=128
Saisi par Monsanto et le lobby pro-OGM à la suite de la décision française de suspendre la culture commerciale du maïs génétiquement modifié MON810 (arrêté du 8 février dernier), le Conseil d'Etat vient de confirmer la légitimité à la fois scientifique et juridique de la mesure de suspension.
Greenpeace se réjouit que les enjeux de protection des citoyens et de l'environnement aient été jugés supérieurs aux intérêts privés d'une poignée de multinationales et du lobby pro-OGM.
A grands renforts d'avocats spécialisés, Monsanto et consorts ont attaqué l'arrêté de suspension du maïs génétiquement modifié en contestant à la fois les fondements scientifiques de la suspension et la procédure utilisée par le gouvernement. Ils ont été déboutés sur les deux.
« Fidèle à une longue tradition de pressions et de recours opaques et tortueux sur l'administration, Monsanto persiste en France à utiliser toutes les arguties juridiques possibles pour continuer à imposer ses OGM potentiellement néfastes pour l'environnement ou la santé, remarque Arnaud Apoteker de Greenpeace. Nous nous réjouissons que le Conseil d'Etat ait reconnu le droit du gouvernement français à protéger l'environnement et l'agriculture français des dangers des OGM et de la contamination génétique. »
Renforcé par cette décision, le gouvernement doit absolument amender le projet de sur les OGM afin de protéger l'environnement et les citoyens français de la contamination génétique. Il ne doit pas céder aux pressions des industriels des biotechnologies.
Les Big Brother Awards, décernés dans une quinzaine de pays, sont la seule cérémonie dont l'objectif est de ne plus avoir raison d'être, et de disparaître. Las : ministres, élus locaux, hauts fonctionnaires, lobbies, grands patrons ou petits chefs d'entreprises... pour la huitième année consécutive, les candidatures aux désormais traditionnels prix Orwell, remis aux plus honorables promoteurs de la société de surveillance, n'ont pas manqué cette année.
Nous avons donc le regret de vous annoncer la publication de la liste des nominés sur notre site web. La 8e Orwell Party, notre cérémonie de remise des prix, aura lieu quant à elle le vendredi 21 mars prochain, à Confluences, à Paris. Elle sera aussi retransmise en direct sur l'internet, et débutera, à 19h, par la troisième édition des "Ecrans sécuritaires", projection de courts métrages agréée par notre "ministère de la Vérité".
Conformément à la tradition de Privacy International, qui chapeaute la quinzaine de BBA décernés dans le monde entier, c'est un jury de personnes qualifiées qui va départager les candidats. Cette année le jury des BBA réunit :
Laurent Bonelli, sociologue et membre de la revue Culture et Conflits
Eric Charmes, sociologue et urbaniste
David Dufresne, journaliste et documentariste
Théodora Fragiadakis et Ulysse Richard, membres du Comité d'action lycéen (lycée Maurice Ravel, Paris)
Hélène Franco et Gilles Sainati, magistrats, membres du Syndicat de la magistrature
Pierre Muller, président de l'association Ordinateurs-de-vote.org (Prix Voltaire BBA 2006)
Kiki Picasso, graphiste, peintre et vidéaste, membre du collectif Un regard moderne
Maurice Rasjfus, co-fondateur de l'Observatoire des Libertés Publiques et du bulletin Que fait la police ?
Jacques Testart, biologiste et président de la Fondation Sciences citoyennes
La sélection
Liste à consulter dans son intégralité
La trentaine de candidats finalement retenus par l'équipe de sélection — composée de journalistes et militants des droits de l'homme — ont marqué l'année 2007 par leurs atteintes à la vie privée ou leur zèle à faire la promotion de politiques sécuritaires ou de technologies de surveillance.
On y trouve un certain nombre de multirécidivistes bien connus de nos services, comme les ministères de l'Intérieur (pour son hyperactivité en matière de vidéosurveillance), de la Santé (pour l'inénarrable DMP) et de l'Education (pour le très décrié fichier Base Elèves), mais aussi ceux de l'Immigration et de l'identité nationale (pour sa chasse aux sans-papiers et son fichier Eloi), ainsi que le ministère de la Culture (pour la constance avec laquelle il veut "fliquer" les internautes)...
On y trouve également deux grandes juridictions de l'Etat, dont le Conseil Constitutionnel (pour sa validation du principe de la "rétention de sûreté"), Denis Olivennes, PDG de la FNAC et auteur d'une "mission" sur le "piratage" (pour sa promotion du filtrage de l'internet et de la répression de type "antiterroriste" des internautes), des fabricants de drônes d'espionnage des populations, un hôpital qui veut ficher ses patients au moyen de bracelets électroniques, des hauts-fonctionnaires qui prônent la délation, une mairie (Neuilly Plaisance) qui introduit la biométrie en crèche, une autre (Asnières) pour fichage de ses électeurs en fonction de leurs origines ethniques...
Au rayon des nouveaux venus, plusieurs médias : l'émission "Envoyé Spécial" sur France 2, pour un reportage "embedded" mais surtout propagandiste sur l'expulsion des sans papiers, TF1 (pour "l'ensemble de son oeuvre"), et Google Inc. pour sa mise en place d'une véritable "big brotherisation" de la société ; et au rayon des nouveaux "terrains d'expérimentation" : l'université, avec un président qui prend son campus pour un laboratoire sécuritaire, et un consortium bancaire qui est parvenu à imposer aux étudiants son système Monéo.
Sont aussi nommés quelques collectifs et associations qui se sont élevés contre les technologies et politiques de contrôle sécuritaire. Ces candidats aux Prix Voltaire se sont distingués en matière de lutte contre la vidéosurveillance ou le fichage ADN, contre l'installation de systèmes biométriques à l'école, le "puçage" RFiD des animaux ou bien encore celui des patients, dans les hôpitaux.
Orwell Party
Rendez-vous (ou, plutôt, et si vous nous le permettez, "rendons-nous") à l'Orwell Party ce vendredi 21 mars 2008 pour les BBA 2007 :
19h : Les Écrans sécuritaires (*), projections de courts-métrages de fiction ou documentaires sur la montée en puissance de la société de surveillance
20h : défilé de mode sécuritaire du collectif Art is not dead (http://www.artisnotdead.fr)
20h30 : 8e cérémonie des Big Brother Awards, édition 2007, retransmise en direct sur l'internet.
Lieu : Confluences (Maison des arts urbains) : 190 Bd de Charonne, 75020 Paris (M° Ph. Auguste/A. Dumas). Bar sur place. PLAF (participation libre aux frais) suggérée à l'entrée ou à la sortie. Avec Regarde à vue (régie vidéo, réalisation), Teleplaisance (streaming), les Danseuses de l'Est parisien (service d'ordre et de tranquillité) et tout l'équipe de Confluences.
(*) Au programme de cette projection :
« 39 » de François Grandjacques (2006. 1'59).
« Remonte tes chaussettes » de Niels Adde pour La Cause (2006. 3'32).
« Un réseau de résistance #3 » de Agathe Dreyfus & Christine Gabory pour "360° et même plus" (2007. 7'52).
« 30 » de François Grandjacques (2007. 1'30)
« Juda » de Niels Adde pour La Cause (2005. 12'14).
« Life 2.0 » de Manukéo (2007. 4'50)
« Lundi » de Charly Dupuis, Benjamin Choisnard et Pierre Gouëset. (2007. 1'36)
« Mardi » de Charly Dupuis, Benjamin Choisnard et Pierre Gouëset. (2008. 3'51)
« 29 » de François Grandjacques (2007. 2'57).
« NY, The Lost Civilization » de Dylan McNeil / Eden (1996. 18'06)
« La France brûle » de Marijane Miracle (2007. 3'18)
« Les éditions Jourgeuil » de Niels Adde pour La Cause (2006. 0'47)
« 46 » de François Grandjacques (2007. 1'02)
Suite à l'une des actions mensuelles du collectif des déboulonneurs de Paris (décembre 2006, dans le quartier de l'Hôtel de Ville), trois barbouilleurs (dont le père Noël) passent en procès vendredi prochain, 21 mars 2008. Ils sont poursuivis pour "avoir à Paris, le 23 décembre 2006, sans autorisation préalable, tracé des inscriptions, signes ou dessins, n'ayant entraîné qu'un dommage léger, au préjudice de la Société Avenir Decaux, les dites dégradations ayant été commises sur du mobilier urbain, en l'espèce des panneaux publicitaires". Ils risquent une peine de 3750 euros d'amende et de travail d'intérêt général. Le compte-rendu de cette action, ainsi que des photos et vidéos sont disponibles : [www.deboulonneurs.org]
L'audience aura lieu à 9h, 13ème chambre, TGI, Ile de la Cité, Paris.
Ce procès s'incrit logiquement dans un processus de désobéissance civile commencé il y a deux ans et demi, et qui vise la réduction des panneaux publicitaires et la refonte de la loi de 1979 sur l'affichage. Ce sera le huitième procès du collectif au niveau national, le septième ayant lieu la veille à Amiens.
Alors que la justice reconnait que "le risque environnemental, social et sanitaire" de l'affichage publicitaire est "sous-évalué", le silence des pouvoirs publics est toujours aussi assourdissant. Leur inertie face aux enjeux environnementaux et sociaux, à la privatisation rampante de l'espace public, aux lois bafouées, au non-respect des libertés individuelles, nous pousse à recourir à la désobéissance civile.
Nous demandons toujours qu'un débat puisse avoir lieu sur la place de l'affichage publicitaire dans notre société et demandons une refonte de la loi de 1979 l'encadrant que la taille maximale des affiches soit fixée à 50 x 70 cm, accompagnée d'une contrainte de densité et de la suppression des panneaux lumineux et animés.
Prochaines dates du collectif :
Jeudi 20 mars, Amiens : Procès
Vendredi 21 mars, Paris : Première instance du deuxième procès parisien
Mercredi 26 mars, Lille : 14ème action, rendez-vous à 12h15 en face de
« La Catho », 60, boulevard Vauban
Vendredi 28 mars, Paris : 25ème action, rendez-vous à 19h devant le
cirque d'hiver, métro Filles du calvaire (ligne 8)
Mercredi 9 avril, Lyon : Procès en appel
Collectif des Déboulonneurs
Encore des révélations sur les méthodes de spoliation de terres palestiniennes, dont Shalom Arshav avait déjà fait état dans un rapport en 2006, mais cette fois confirmées par des témoignages de colons sous serment
Les colonies de Cisjordanie ont agrandi leurs juridictions administratives en prenant le contrôle de terres palestiniennes privées et en les allouant à des colons. Ce que l'Administration civile qualifie elle-même de "vol" s'est déroulé de manière parfaitement planifiée, et sans aucune autorisation officielle.
Pour la première fois, cette méthode a été rendue publique à l'occasion du témoignage d'un habitant de la colonie de Kedoumim, Michael Lesence, lors d'une audience d'appel contre un ordre de l'Administration civile d'évacuer 3,5 ha de terres près d'un quartier de Kedoumim. Les registres officiels montrent que ces terres appartiennent à des Palestiniens du village de Kafr Qaddum.
L'avocat de Lesence a admis à l'audience que les terres en question étaient des biens palestiniens privés. Toutefois, Lesence en revendique la propriété au motif qu'il les cultive depuis plus de dix ans, après les avoir reçues en bonne et due forme, forme assortie d'un accord écrit, de la part des chefs du conseil municipal de Kedoumim.
Des représentants de l'Administration civile déclarent en revanche que Lesence n'a commencé à cultiver ces terres que depuis six mois. Les avocats Michael Sfard et Shlomi Zecharia, qui représentent les propriétaires palestiniens au nom de Yesh Din - Volontaires pour les droits de l'homme, soulignent que leurs clients ont continué à cultiver leurs terres, et que l'armée et les colons de Kedoumim leur en ont interdit l'accès.
Les habitants de Kedoumim ont affirmé devant le jury que les Palestiniens n'avaient aucun problème à accéder à leurs terres. Mais une visite de la zone révèle une situation bien différente : le garde posté près de la zone en question annonce « qu'il est interdit de laisser les Arabes » pénétrer sur les terres proches de ce quartier de Kedoumim. Quand les Palestiniens se sont approchés de ces terres à pied, une patrouille de l'armée est arrivée sur les lieux et les a évacués. Averti de l'existence de documents prouvant que les Palestiniens étaient bien propriétaires, l'officier a répondu : « Les documents ne m'intéressent pas. »
Cette méthode d'appropriation de terres s'est développée à Kedoumim et dans les colonies environnantes vers le milieu des années 90, après les accords d'Oslo, et continue jusqu'à ce jour.
Zeev Mushinsky, "coordinateur des terres" au conseil municipal de Kedoumim, a témoigné de la manière de faire : les employés du conseil municipal, Mushinsky dans ce cas précis, relevaient sur une carte les "terres abandonnée" autour des colonies, même si elles se situaient hors de leur juridiction, avec pour objectif de s'en emparer. Le conseil municipal "allouait" lesdites terres à des colons, qui signaient un document officiel selon lequel ils déclaraient n'avoir aucun droit de propriété, et que le conseil pouvait les évincer quand il le jugeait bon, avec à la clé des indemnités correspondant uniquement aux investissements effectués pour la culture de la terre.
Michael Bar-Neder, ancien responsable de la sécurité à Kedoumim, a reconnu sous serment que cette "allocation" de terre était suivie d'un effort d'agrandissement de la colonie. Selon lui, une fois que les colons s'étaient saisis des terres, une demande était envoyée au commandement militaire pour que la terre soit déclarée terre d'Etat, car selon cette loi, qui s'applique en Cisjordanie, quiconque ne cultive pas sa terre pendant trois ans renonce de fait à son droit de propriété [1].
Ha'aretz, 17 mars 2008
http://www.haaretz.com/hasen/spages...
Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant
[1] Pour comprendre plus précisément ce mécanisme, qui utilise le droit ottoman, et plus généralement sur ce sujet, voir « Les terres volées aux Palestiniens : rapport de Shalom Arshav sur la construction des colonies sur des terres privées palestiniennes »
Après cinq ans de lutte acharnée pour dénoncer les effets désastreux de la répression du racolage et le sort qui est réservé aux prostituéEs migrantEs sans papiers en particulier étrangères, les conditions d'exercice de notre activité ne cessent de se dégrader, nous causant des préjudices matériels et physiques considérables.
La répression du racolage mène à l'invisibilité de la prostitution et les prostituéEs ayant cherché des endroits plus discrets où se prostituer se sont éloignées des structures de prévention. Cette nouvelle situation a rendu plus difficile la négociation du préservatif avec les clients dont les demandes pour des rapports non protégés se sont faites de plus en plus fréquentes.
Pour les prostituéEs étrangèrEs, le délit de racolage a essentiellement permis de contrôler la régularité de leur séjour et d'entraîner leur jugement et/ou leur éloignement. En outre, depuis 2003, certaines des prostituéEs étrangèrEs peuvent être éloignées du territoire alors même qu'elles sont en situation régulière.
La répression du racolage a en plus donné lieu à des comportements inacceptables de la part de certains fonctionnaires de police en portant atteinte aux droits des prostituéEs .
Face à une telle situation, qu'apporterait la pénalisation renforcée du client comme cela est actuellement envisagé par de nombreux partis politiques européens ?
Par cette position, ils entendent substituer à la sanction des « victimes » que seraient les prostituéEs celle des clients.
Les conséquences n'en seraient pas pour autant différentes.
L'exemple de la Suède montre bien que la pénalisation des clients, en interdisant indirectement la prostitution, a pour premières et principales victimes les prostituéEs, qui, certes dissimuléEs au regard des riverains, sont néanmoins exposéEs à de multiples dangers.
Ces assises permettront de donner la parole aux prostituéEs qui exercent leur activité en France mais aussi dans d'autres pays d'Europe.
Elles seront l'occasion de confronter les différentes façons d'appréhender la prostitution et leurs conséquences pour les prostituéEs, notamment étrangèrEs.
Un accent particulier sera mis sur l'accès aux droits des prostituéEs face aux effets néfastes actuels et prévisibles de la répression de la prostitution.
Rendez vous :
Vendredi 21 mars 2008 : Assises de la prostitution
9h30-16h ateliers et programmatique ; pour les prostitutéEs et leurs alliéEs Bourse du Travail - salle Léon Jouault - 67 rue de Turbigo Paris 3ème
17h conférence de presse à l'Assemblée Nationale Salle n°1 - 3 rue Aristide Briant 75007 Paris
Samedi 22 mars 2008 : 3ème marche de fierté - rassemblement à 13h place Pigalle à Paris
contact presse : Thierry Schaffauser 0669644673
Le 14 mars 2008. Un navire en provenance de République Démocratique du Congo (RDC), le Safmarine Aberdeen, vient de finir de décharger au port à bois de La Rochelle-La Pallice plusieurs centaines de grumes issues d'exploitations industrielles destructrices. Samedi denier, Greenpeace avait intercepté et marqué en pleine mer au large de Ouistreham le Huatuo également en provenance de RDC. Chaque semaine, une demi-douzaine de navires arrivent à La Rochelle, Caen, Nantes, Bordeaux ou Sète d'Afrique centrale, d'Amérique du sud ou d'Asie chargés de bois issus d'exploitations illégales ou non durables. Greenpeace appelle la France et l'Europe à adopter une législation qui interdise la commercialisation de bois issu de la destruction des forêts tropicales.
« La France continue d'accepter le bois issu du pillage des forêts. Le prix à payer pour le climat, la biodiversité et les hommes est considérable, déclare Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêt à Greenpeace France. A cause de l'apathie des autorités françaises, tous les consommateurs européens sont ainsi rendus complices de crimes forestiers. C'est tout simplement inacceptable ! »
Le Safmarine Aberdeen transporte notamment du bois des sociétés forestières SIFORCO et SODEFOR qui font partie intégrante des multinationales européennes Danzer et Nordsüdtimber. En avril 2007, Greenpeace a publié un rapport accablant, détaillant la façon dont ces sociétés pillent les forêts africaines et dont les opérations forestières destructrices provoquent des conflits sociaux, des dommages environnementaux massifs et d'importantes pertes de revenus pour l'Etat congolais.
560 millions de m3 de produits bois (équivalent bois rond) sont importés par l'UE tous les ans. Près du quart des produits importés - y compris le papier – sont issus de zones où les activités forestières illégales sont largement répandues. Or, en matière d'importations de bois tropicaux, il n'existe aujourd'hui pas de législation qui permette à l'Europe de refuser la mise sur le marché de bois issu de la destruction des forêts tropicales.
Les gouvernements européens aiment à s'afficher à la pointe de la lutte contre les changements climatiques. Or, la déforestation est responsable de 20% du total mondial des émissions de gaz à effet de serre. Et l'exploitation non durable du bois est l'un des principaux vecteurs de la déforestation. L'Europe doit absolument participer avec les autres grands pays forestiers d'Afrique centrale et d'Amérique du Sud à la lutte contre ce fléau en adoptant une législation rigoureuse.
Chaque citoyen ou organisme attaché aux Droits humains est invité à interpeller directement les sponsors et partenaires français des JO à Pékin.
Selon l'appréciation qui vous semblera la plus efficace, vous pouvez leur demander :
de s'associer à une demande d'annulation pure et simple des JO de Pékin,
de cesser immédiatement leurs financements, fournitures et partenariats,
d'intervenir réellement pour les respects des Droits humains en Chine et au Tibet.
…en précisant que vous considérez que tout partenaire institutionnel ou privé de Jeux olympiques tenus dans une dictature totalitaire peut être considéré comme complice moral et même juridique de celle-ci, comme à l'époque des jeux olympiques de Berlin en 1936. (Une date symbolique à retenir : 24 mars 2008, allumage de la flamme olympique à Olympie, en Grèce, en vue de ces Jeux programmés à Pékin du 8 au 24 août.)
En raison de l'implantation de ces entreprises et sponsors dans chaque ville et région (Mac Donalds, EDF, Orange, groupe hôtelier Accor, Française des jeux…), il est possible d'y tenir spontanément des piquets d'interpellation. En cliquant sur le site du Comité national olympique français, http://www.franceolympique.com/ au lien “Partenariats”, on obtient la liste détaillée des sponsors et fournisseurs officiels, chaque logo renvoyant à leurs sites internet respectifs c'est à dire :
Partenaires internationaux
Coca Cola
Atos origin
General electric
Kodak
Lenovo
Manulife
MacDonalds
Omega
Panasonic
Samsung
Visa
Partenaires nationaux (France)
Adidas
EDF
Française des jeux
Publicis
Orange
Tarkett
Accor (c'est à dire entre autres : Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure, Adagio, Ibis, Formule 1, Tickets restaurants, Club Med, groupe Lucien Barrière, Wagons lits..)
Fournisseurs officiels
Aristeia
Brossard
Elis
Haribo
Mennen
Prestataire officiel
DPPI
La situation des communautés zapatistes au Chiapas est de plus en plus difficile. En effet, l'offensive actuelle du gouvernement mexicain est, aux dires de nombreux observateurs, "sans précédent depuis 1995". Cette féroce répression menée contre les communautés zapatistes et leurs autorités autonomes laisse augurer un avenir sombre.
Le 16 décembre 2007, le sous-commandant insurgé Marcos déclarait : "Les signes annonciateurs de la guerre sont clairs. La guerre comme la peur a son odeur. Et aujourd'hui, on commence à respirer son odeur fétide sur nos terres."
Le jeudi 20 mars de 19 h 30 à 23 heures un menu avec entrée, plat et dessert - avec ou sans viande - sera proposé au prix de 8€La solidarité est plus que jamais nécessaire, venez nombreux à La Rôtisserie
4, rue Sainte-Marthe 75010 Paris M° Goncourt ou Belleville
Pour la huitième année consécutive, l'initiative Libre en Fête est relancée par l'April, et pour la première fois en partenariat avec la DUI (Délégation aux Usages de l'Internet). Autour du 21 mars, plus d'une centaine d'évènements auront lieu partout en France pour permettre au grand public de découvrir les Logiciels Libres, dans une dynamique conviviale et festive.
Depuis 2001, l'April invite les groupes d'utilisateurs de Logiciels Libres et associations de promotion de ces logiciels à organiser pour l'arrivée du printemps, des évènements de découverte à destination du grand public. Pour 2008, l'initiative est relancée pour la huitième année consécutive et pour la première fois organisée en partenariat avec la Délégation aux Usages de l'Internet.
« La Délégation aux Usages de l'Internet s'associe avec plaisir à Libre en Fête 2008. Les logiciels libres sont en effet à l'origine des créations majeures de l'Internet et contribuent aujourd'hui à la démocratisation de la culture numérique. Grâce aux outils de travail collaboratif, ils favorisent la création et le partage de ressources sur Internet. La Délégation invite l'ensemble des lieux d'accès public à l'Internet à participer à cet événement », a déclaré Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'Internet auprès du Cabinet de la ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur. Grâce à ce partenariat, de nombreux espaces publics multimédias se sont joints aux groupes d'utilisateurs locaux pour l'organisation des évènements.
Les Logiciels Libres sont des logiciels que tout un chacun peut utiliser, étudier, copier, modifier et redistribuer. Au travers des évènements du Libre en Fête, le grand public est invité à découvrir tous les avantages de ces logiciels : des valeurs d'entraide et de coopération, un bien commun accessible à tous favorisant le partage des connaissances, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus.
Autour du 21 mars, plus d'une centaine d'évènements auront donc lieu dans 50 villes différentes de 14 régions françaises : ateliers de découverte, conférences, débats, install parties, projections, rencontres, etc. Le public découvrira ainsi des applications comme la suite bureautique OpenOffice.org, le navigateur Web Mozilla Firefox, le système d'exploitation GNU/Linux ou des projets tels que l'encyclopédie libre et collaborative Wikipédia.
« Avec la place toujours plus importante que prennent les technologies numériques dans nos vies quotidiennes, les Logiciels Libres sont devenus un véritable enjeu de société que Libre en Fête a pour objet d'amener à la portée de tous », précise Thomas Petazzoni, membre du conseil d'administration de l'April et de l'équipe de coordination de Libre en Fête 2008.
Référence
Site officiel du Libre en Fête 2008, [www.libre-en-fete.net]
Liste des évènements organisés dans le cadre du Libre en Fête 2008, [www.libre-en-fete.net]
Par exemple, la cyber-base de Pau propose au public plus de vingt ateliers sur des thèmes variés, tandis qu'à Alençon, l'association Ornix et le Bureau Information et Jeunesse organisent un samedi de découverte des Logiciels Libres, illustration de la coopération entre groupe d'utilisateurs et espaces publics numériques.
Annonce de la DUI invitant les espaces publics numériques à participer au Libre en Fête, [delegation.internet.gouv.fr]
Dès son arrivée au Ministère de la Justice, Rachida Dati a entendu mettre les moyens institutionnels de communication au service de sa propre image.
Le site intranet du ministère de la justice est à cet égard emblématique. Il est en effet difficile d'échapper aux multiples photographies de Madame Rachida Dati qui sont parfois mises en ligne de manière hâtive : c'est ainsi que ses services ont dû expurger un reportage-photo effectué à l'établissement pénitentiaire de Mézieu juste après le suicide d'un adolescent, car sur certains clichés la ministre apparaissait très souriante.
Le recrutement par la ministre d'une conseillère en communication, journaliste de formation, qui vient d'ailleurs de quitter son cabinet, illustre parfaitement la priorité donnée par Madame Dati à son image médiatique.
Le dernier exemple de cette dérive est l'organisation le jeudi 13 mars, en vue de célébrer la journée internationale des femmes du 8 mars, d'un déjeuner à la Chancellerie regroupant quelques 300 femmes ayant des fonctions hiérarchiques au sein de l'institution judiciaire. Il s'agit d'une invitation sans aucun motif professionnel, effectuée aux frais de l'Etat (comprenant évidemment les frais de transport), par un ministère qui n'est pourtant pas réputé pour ses moyens pléthoriques.
Nul ne doute que les photos seront belles...
Le Syndicat de la magistrature dénonce l'utilisation des moyens de l'Etat au service de l'image médiatique de la ministre de la Justice. Il demande que le site intranet du ministère retrouve sa fonction d'information institutionnelle.
Les ouvriers migrants du bâtiment qui construisent le « nouveau Pékin » sont régulièrement exploités : ils se voient refuser des salaires corrects et travaillent dans des conditions dangereuses, sans assurance contre les accidents ni accès à des services médicaux ou autres services sociaux, a déclaré Human Rights Watch dans un nouveau rapport publié aujourd'hui.
Le rapport de 61 pages, « One Year of My Blood » (« Un an de mon sang »), documente le non respect de la part du gouvernement chinois de ses multiples promesses de protéger les droits des ouvriers migrants du bâtiment, et aussi de mettre fin aux privations entraînées par la nature discriminatoire du système chinois d'enregistrement de résidence (« hukou »). Environ 1 million d'ouvriers migrants du bâtiment, venus d'autres régions de la Chine, représentent près de 90 pour cent de la main d'œuvre du bâtiment à Pékin. Ces travailleurs sont les bras qui permettent la réalisation des infrastructures et des installations sportives liées aux Jeux Olympiques. Les Jeux Olympiques de Pékin débuteront le 8 août 2008.
« Le gouvernement chinois se contente de parler mais ne fait rien quand il s'agit d'offrir une protection et des services sociaux convenables aux ouvriers migrants du bâtiment », a déclaré Sophie Richardson, Directrice plaidoyer pour l'Asie à Human Rights Watch. « Malgré des années de discours de la part du gouvernement, les employeurs continuent à tromper les ouvriers migrants du bâtiment sur leurs salaires durement gagnés. Et pour ce qui est des services sociaux élémentaires, le gouvernement fait encore de la discrimination à l'encontre des migrants ».
Le rapport de Human Rights Watch décrit en détail la façon dont les employeurs contraignent de façon systématique les migrants à travailler, les font attendre pour leur salaire parfois jusqu'à une année, puis leur offrent un paiement forfaitaire qui est considérablement inférieur au salaire convenu et au salaire minimumà Pékin. Certains employeurs refusent même de payer quoi que ce soit.
Un ouvrier a déclaré à Human Rights Watch :
« Depuis que je suis arrivé sur le chantier, j'ai travaillé tous les jours, je n'ai pas du tout d'argent et je n'ai jamais quitté [le chantier] pour me reposer ».
Un autre ouvrier migrant a expliqué qu'il ne recevait aucun salaire, en dépit d'un accord oral selon lequel ses sept mois de salaire lui seraient réglés entièrement à la fin du projet. L'ouvrier a déclaré à Human Rights Watch : « (Le représentant de la société) a dit l'argent n'est pas encore arrivé (ou) le patron n'est pas là, et ainsi de suite, des prétextes pour le retard ».
Le système chinois enregistrant les personnes à leur lieu de résidence, dit du hukou, conçu pour empêcher et contrôler l'afflux massif de populations rurales vers les villes chinoises, exclut les ouvriers migrants du bâtiment de Pékin d'avantages sociaux tels que les soins médicaux, qui sont seulement accessibles aux résidents urbains déclarés légalement.
Un travailleur migrant s'est vu exiger de présenter des copies d'une carte hukou de Pékin pour pouvoir remplir une demande d'indemnité pour des frais médicaux liés à un accident du travail. Il n'avait jamais eu de carte hukou de Pékin. Le travailleur a dit à Human Rights Watch : « Je me suis dit encore une fois, pour la protection légale on me claque la porte au nez ». De la même façon, d'autres travailleurs interrogés par Human Rights Watch ont expliqué qu'ils ne pouvaient pas déposer plainte contre leurs employeurs en cas d'infractions relatives aux salaires, parce qu'ils n'avaient pas de permis de résidence de Pékin.
Human Rights Watch a déclaré que les employeurs continuent à ignorer le droit du travail en toute impunité, et que les appels lancés par les dirigeants chinois pour protéger les travailleurs migrants sont contrecarrés par le système du hukou qui discrimine contre les travailleurs migrants. Au lieu d'abolir le système d'enregistrement de la résidence, le gouvernement a commencé à accorder aux ouvriers migrants des permis de résidence « temporaires », perpétuant ainsi un système discriminatoire.
« Si le gouvernement chinois veut réellement protéger les droits des travailleurs migrants, il devrait commencer par abandonner le système du hukou », a affirmé Richardson. « Cela permettrait déjà plus facilement aux travailleurs de déposer plainte et aux autorités de poursuivre les employeurs qui violent le droit du travail. »
La Chine est un Etat partie au Pacte international relatif aux droits sociaux, économiques et culturels, et à ce titre elle s'est engagée à garantir à ses travailleurs des conditions de travail justes et favorables, y compris un salaire équitable, la sécurité et l'hygiène du travail et une limitation raisonnable de la durée du travail. En dépit de ces obligations et de règles similaires dans le droit chinois, l'enquête de Human Rights Watch a révélé de nombreux abus, tels que :
Refus d'un paiement mensuel régulier de salaire. Les employeurs méprisent systématiquement l'Article 50 du Droit du travail, qui stipule que les salaires doivent être payés mensuellement, en offrant des paiements forfaitaires annuels, privant gravement les travailleurs migrants et leurs familles d'une sécurité tout au long de l'année.
Non-paiement de salaires ou salaires incomplets. Les employeurs paient fréquemment les travailleurs au-dessous du salaire minimum, et certains employeurs ne paient pas du tout leurs ouvriers. Un groupe de travailleurs a dit à Human Rights Watch que leur employeur refusait de les payer pour un travail effectué entre avril 2006 et novembre 2006. En mars 2007, les travailleurs n'avaient toujours pas été payés.
Les employeurs refusent aussi systématiquement aux ouvriers migrants du bâtiment des contrats établis en bonne et due forme, une assurance accident du travail et médicale, et ils exposent les travailleurs aux maladies et aux dommages corporels du fait de conditions de travail dangereuses.
Et comme si cela ne suffisait pas, un système gouvernemental dysfonctionnel de dédommagement empêche les travailleurs de revendiquer leurs droits protégés légalement, et ceux qui protestent s'exposent à des menaces de violences parfois mortelles. En juillet 2007, des malfaiteurs recrutés comme briseurs de grève ont assassiné un ouvrier migrant du bâtiment sur un chantier dans la province de Guangdong où les ouvriers en grève n'avaient pas été payés depuis des mois.
« Il est inacceptable que des travailleurs risquent leur vie ou bien d'être blessés simplement pour avoir fait valoir leur droit à des salaires équitables payés avec ponctualité et intégralement », a affirmé Richardson. « De nouveaux discours creux du gouvernement ne pourraient que susciter davantage de risques, de blessures et de morts », a insisté Richardson.
Les Jeux Olympiques 2008 ont certainement contribué à stimuler l'essor de la construction dans la ville. Le Comité International Olympique (CIO), qui a sélectionné Pékin pour accueillir les Jeux, devrait obtenir l'assurance écrite et de source indépendante que tous les ouvriers employés sur les chantiers de construction des sites olympiques sont payés convenablement et en accord avec la loi, dans un environnement de travail sûr, et qu'ils sont protégés contre d'autres abus liés au travail. La nécessité de cette assurance écrite est particulièrement urgente depuis qu'en janvier 2008 le gouvernement chinois a reconnu que six ouvriers avaient trouvé la mort dans des accidents du travail sur les installations olympiques au cours des trois dernières années.
En janvier 2006, les autorités de la ville de Pékin ont annoncé qu'elles avaient sanctionné pour refus de paiement de salaires 12 entreprises non identifiées engagées pour la construction de projets liés aux Jeux Olympiques. Si Human Rights Watch n'a obtenu aucune information spécifique au sujet des sites olympiques, les abus constants dont il est fait état dans d'autres chantiers de construction à Pékin devraient soulever des inquiétudes relatives à l'exploitation sur tous les chantiers de construction, dont ceux des installations olympiques.
« Si le mouvement olympique est réellement fier de son dévouement aux principes éthiques universels fondamentaux, alors le Comité International Olympique doit garantir que les ouvriers qui aident à construire les sites olympiques de Pékin sont au moins traités équitablement et en accord avec le droit chinois, ainsi qu'avec les règles internationales des droits humains fondamentaux que la Chine a adoptées et promis à ses citoyens de respecter », a ajouté Richardson.
Sélection de témoignages de travailleurs migrants chinois interrogés pour le rapport« Cela fait plus de 10 ans que je suis un ouvrier migrant, et aucun de mes employeurs ne nous a jamais fourni une assurance ». —Un ouvrier migrant du bâtiment basé à Pékin et interrogé par Human Rights Watch (identité non divulguée), janvier - mars 2007.
« Chaque jour [l'horaire de travail] était différent, il n'y avait pas [d'horaire] de travail fixe, que ce soit le jour ou tard le soir, c'était toujours l'heure de travailler, [et] parfois au milieu de la nuit quand on dormait, il fallait se lever [et travailler] ». —Un second ouvrier migrant du bâtiment basé à Pékin et interrogé par Human Rights Watch (identité non divulguée), janvier - mars 2007.
« [Nous] les ouvriers on se retrouvait avec moins de 20 Yuan (2,67 US$) par jour, et en plus de ça on nous enlevait huit Yuan (1,07 US$) par jour pour les frais de séjour ; comment les ouvriers sont-ils censés survivre [avec des salaires si bas] ? » —Un troisième ouvrier migrant du bâtiment basé à Pékin et interrogé par Human Rights Watch (identité non divulguée), janvier - mars 2007.
Ce mardi 11 mars, Arte diffusait à 21 heures, le documentaire "Le monde selon Monsanto" de Marie-Monique Robin. A l'heure ou l'on débat du projet de loi sur les OGM en France, ce documentaire apporte un éclairage instructif sur les pratiques douteuses de la firme. Pour Greenpeace, nous pouvons tous contribuer à construire un monde libéré de la mainmise de Monsanto.
Monsanto n'est autre que l'entreprise associée à la production du tristement célèbre Agent Orange, arme chimique utilisée pendant la guerre du Vietnam. Monsanto est aussi impliquée dans la production des redoutables substances toxiques, dénommées PCB. Le documentaire de Marie-Monique Robin démontre que la firme n'ignorait rien des effets toxiques de ce type de produits mais a choisi de « ne pas perdre un dollar » en les révélant.
Qu'il s'agisse de l'alimentation, de l'alimentation des animaux d'élevage ou encore de la fabrication des semences, on retrouve Monsanto à tous les niveaux de pouvoir. A la Maison Blanche, un ancien avocat de Monsanto est passé par la US Food and Drug Administration (FDA). Bon nombre de décisions cruciales pour autoriser des aliments et des plantes transgéniques ont alors été prises. Après quoi, Monsanto a tout bonnement récupéré son homme de loi...
Aux Etats-Unis, la collusion entre Monsanto et le pouvoir a permis de faire adopter les organismes génétiquement modifiés (OGM) sans la mise en place de contrôles adéquats, sans prévoir d'étiquetage à l'intention des consommateurs et ce, en dépit des doutes quant à leur inoccuité. Monsanto a le bras si long qu'elle est parvenue dans les années 1990 à pousser la Food & Drug Administration à négliger les avertissements de ses propres scientifiques.
Monsanto a récemment consolidé sa mauvaise réputation en assurant la promotion d'hormones de croissance produites via des manipulations génétiques, les rBGH, vendues aux Etats-Unis sous la dénomination de Posilac. Monsanto prétend que ce produit, utilisé pour « améliorer » la production laitière bénéficie aux consommateurs. Les rBGH sont pourtant interdites en Europe et au Canada où leur nocivité a été officiellement établie. Plutôt que d'informer les consommateurs US, Monsanto attaque les marques de lait étiquetant leurs produits comme rBGH free !
Monsanto n'a certainement pas le monopole de ces pratiques douteuses mais ce qui la distingue des autres multinationales, c'est sa détermination à contrôler toute la chaîne alimentaire. Ces dix dernières années, Monsanto a racheté 50 producteurs de semences. Le contrôle de Monsanto est total et s'exerce entre autres par le biais des brevets. Une fois entrés dans le système Monsanto, les agriculteurs ne sont plus autorisés à produire des semences après une culture OGM. Monsanto a créé pour cela une police des gènes pour s'assurer qu'aucun agriculteur ne la double. Son culot étant sans limite, des agriculteurs ont été traînés devant les tribunaux après avoir vu leurs champs fortuitement contaminés par des OGM.
Dans son documentaire, Marie-Domique Robin démontre à quel point l'influence de Monsanto dépasse les Etats-Unis. Des cultivateurs de coton en Inde croulent sous les dettes après avoir opté pour du coton Bt de Monsanto. Au Paraguay, une famille d'agriculteurs vit un enfer depuis que toutes les exploitations environnantes sont passées à la culture de soja transgénique Monsanto.
Très instructif est sans doute le refus de Monsanto de s'entretenir avec la réalisatrice indépendante se retranchant derrière un document (NDLR : Une promesse faite au monde), publié sur leur site et vantant les « mérites » de ses produits. Greenpeace a publié un document démontrant qu'il s'agit plutôt de « pêchés capitaux ». Consultez ce rapport : Monsanto's 7 Deadly Sins
Pour Greenpeace, ce documentaire plaide en faveur d'un monde libéré de la mainmise de Monsanto sur la chaîne alimentaire. Nous pouvons tous contribuer à cet objectif.
A voir sur ARTE le 11 Mars 2008, à 21 heures
Le DVD (en français, anglais ou espagnol) sur www.arte-boutique.fr.
Le livre Le Monde selon Monsanto est édité aux Editions de la Découverte.
Un site interassociatif afin que le monde de Monsanto ne devienne jamais le notre : www.combat-monsanto.org
La section française de l'OIP informe des faits suivants :
M.G. est en détention provisoire depuis décembre 2006. Cette situation a entraîné le placement de ses deux filles, âgées de 11 et 16 ans dans une famille d'accueil, ainsi que la perte des droits sociaux et du logement dont bénéficiait la famille, faute d'avoir pu renouveler son titre de séjour. Gravement malade, elle vient, en février, de se voir refuser pour la troisième fois une remise en liberté pour raison médicale.
Le 21 décembre 2006, M.G., sénégalaise de 45 ans, mère de deux enfants mineurs, est incarcérée en détention provisoire à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis (Essonne) puis à Fresnes (Val-de-Marne). Elle est soupçonnée d'être mêlée à une affaire de stupéfiants, délit pour lequel elle a déjà été condamnée en 2002. Après cette première incarcération, la famille s'était stabilisée. M.G. bénéficiait d'une autorisation de séjour pour soins, de l'aide au logement, des allocations familiales et de l'allocation adulte handicapé. Ses deux filles, âgées de 11 et 16 ans, étaient scolarisées et l'aînée avait décroché une bourse au mérite pour être interne, au vu de ses résultats scolaires brillants.
Suite à l'incarcération de leur mère, les deux filles ont pu rester chez elles dans un premier temps, prises en charge par une personne de leur famille, puis par « un tiers digne de confiance ». En décembre 2007, elles ont cependant dû être placées dans une famille d'accueil, car le loyer du logement ne pouvait plus être réglé, faute d'allocations. Celles-ci dépendaient en effet du titre de séjour de la mère. Or, il était arrivé à expiration au tout début de son incarcération et les demandes d'autorisation de sortie sous escorte pour que M.G. puisse se rendre à la préfecture afin de le faire renouveler étaient refusées par le juge. Celui-ci a finalement accepté en juillet 2007 qu'elle dépêche un mandataire.
Il a fallu encore deux mois pour que la préfecture accepte de remettre le titre de séjour et qu'une procédure de renouvellement soit lancée. Entre-temps, sans titre de séjour valable, M.G a vu les aides sociales dont bénéficiait la famille suspendues les unes après les autres. Le 14 décembre 2007, lorsqu'elle apprend que le juge des enfants a décidé le placement de ses filles, M.G. tente de se suicider. Elle est emmenée à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes où elle fait une seconde tentative. Les enfants ont également de plus en plus de mal à supporter cette situation, et notamment la fille aînée. Ses résultats scolaires baissent, le proviseur doit mettre en place un soutien scolaire. Les contraintes liées au placement des enfants rendent en outre les visites à la prison plus difficiles : la famille d'accueil doit assurer l'accompagnement hebdomadaire au parloir, alors qu'ils habitent à 30 km de Fresnes et qu'ils gardent d'autres enfants.
Au fil des mois, l'état de santé de M.G. s'est en outre dégradé, au point de nécessiter plusieurs hospitalisations à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes, puis en septembre 2007 en urgence à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre pour une dizaine de jours, en proie à de violentes douleurs. En janvier 2008, la maladie redevient active. Une médication agressive lui est administrée. Elle est à nouveau hospitalisée au début du mois de février.
Trois demandes de remise en liberté ont été refusées au motif qu'il existe un « risque de réitération du délit ». L'instruction est close depuis le mois de décembre. Selon l'avocat de M.G, il n'y a aucun élément nouveau depuis la confrontation du mois de juin 2007. La date du procès n'est toujours pas connue.
L'OIP rappelle :
l'article 137 du Code de procédure pénale : « La personne mise en examen, présumée innocente, reste libre. Toutefois, en raison des nécessités de l'instruction ou à titre de mesure de sûreté, elle peut être astreinte à une ou plusieurs obligations du contrôle judiciaire. Lorsque celles-ci se révèlent insuffisantes au regard de ces objectifs, elle peut, à titre exceptionnel, être placée en détention provisoire ».
la Recommandation R (80) 11 relative à la détention provisoire » du Conseil des ministres du Conseil de l'Europe de 1980, en particulier en ce qui concerne les principes généraux suivants : « Étant présumé innocent tant que la preuve de sa culpabilité n'a pas été établie, aucun prévenu ne doit être placé en détention provisoire, à moins que les circonstances ne rendent cette détention strictement nécessaire. La détention provisoire doit ainsi être considérée comme une mesure exceptionnelle et ne jamais être obligatoire ni utilisée à des fins punitives ».
le rapport du Comité européen de prévention de la torture (CPT), suite à sa visite en France en 2003, qui en appelle « aux autorités françaises pour qu'elles s'inspirent [...] de la Recommandation R(80) ».
Le samedi 15 mars sera la 12e Journée Internationale Contre les Violences Policières. À cette occasion, le CAR (Collectif Anti Répression) organise tout au long de la semaine différents événements : projections, débats, concerts. La semaine se terminera par une manifestation contre la répression le samedi 15.
Face aux nouvelles formes de répression et de contrôle social, le Collectif Anti Répression s'est donner 3 objectifs :
réfléchir aux nouvelles techniques ( vidéo-surveillance, fichiers ADN, peines plancher, drone, tazers, justice expéditive axée sur la délinquance, criminalisation des mouvements sociaux.....)
informer au travers de projections débats conférences
soutenir les victimes de la répression des mouvements sociaux
Parce que connaître et contrôler les forces répressives est l'affaire de tous. Un système qui se prétend légitime n'a pas besoin des moyens des pires régimes pour se faire accepter.
LUNDI 10 MARS Projection de " Hidden Agenda" sur le conflit en Irlande du nord, 18H AMPHI G FAC DE DROIT
MARDI 11 MARS Projection-débat sur l'idéologie sécuritaire, "Braves gens, n'ayez plus peur", 18H AMPHI G FAC DE DROIT
MERCREDI 12 MARS Discussion-projection sur les violences policières du 27/11/2008 au rectorat de Nantes, 18H AMPHI G FAC DE DROIT
JEUDI 13 MARS Bouffe de soutien au C.A.R. à prix libre dés 19h30 puis concert de Vents d'ale à B17 (17 rue Paul Bellamy seconde cour à gauche)
VENDREDI 14 MARS Expo-photo l'après-midi sur la place du Commerce et le soir projection sur l'enfermement en soutien à un journal anti-carcéral à B17
SAMEDI 15 MARS MANIFESTATION ANTI RÉPRESSION RDV 14H30 PLACE ROYALE
"Le conflit se poursuit dans l'Oaxaca", conclut de manière accablante la Commission internationale d'observation (CCIODH) qui s'est rendue récemment dans cet État du sud du Mexique. Il est évident pour tout le monde que le conflit continue d'exister dans l'Oaxaca et qu'il est toujours aussi aigu, comme le montre le fait que pas une semaine ne s'écoule sans que les rues d'une ville quelconque de cet État ne soient occupées par des groupes nombreux de manifestants. Bien sûr qu'il est aigu, comme le montre le fait que pas une semaine ne s'écoule sans que n'aient lieu des affrontements portant sur le contrôle d'établissements scolaires. Et bien évidemment que ce conflit persiste, comme le montrent les manifestations publiques de rejet d'Ulises Ruiz et des fonctionnaires de son gouvernement, manifestations de rejet total qui sont constantes en divers lieux de l'État d'Oaxaca.
Cependant, si ce conflit reste aigu, c'est aussi parce que la répression brutale et systématique qui continue de plonger dans le deuil les familles oaxaquègnes est incessante. L'Oaxaca est aux prises avec une guerre sourde, silencieuse, souterraine, livrée contre les peuples et les organisations qui poursuivent leur lutte pour réclamer leurs droits. La mission d'observation de la CCIODH constate que la violation des droits humains fondamentaux y atteint des proportions extrêmement graves et que la responsabilité d'une telle situation échoit aussi bien au gouvernement de l'État d'Oaxaca qu'au régime présidé par Felipe Calderón.
Au cours des derniers mois, on a pu constater une recrudescence des actes de violence exercés contre des opposants du mouvement social. À San Pedro Yosotatu, en pleine célébration des fêtes de Noël, le représentant mixtèque Plácido López a été assassiné ; dans la région chatina, c'est le dirigeant indigène Lauro Juárez qui a été enlevé et qui a disparu, tandis que dans le village zapotèque de San Blas Atempa c'est l'opposant Rosalino Díaz qui a été enlevé, son cadavre découvert le lendemain avec d'évidents signes de torture. Dans les derniers jours, on assiste également à une augmentation de l'acharnement contre la commune autonome de San Juan Copala, tandis que la mort "dans d'étranges circonstances" de dissidents ne cesse de se répéter, comme c'est le cas pour le maire de Huayapan, membre du Front de la cordillère nord, ou pour cinq professeurs de Salina Cruz, parmi lesquels on trouvait le fils du célèbre dirigeant enseignant d'Oaxaca Erangelio Mendoza.
On a pu aussi constater dans les derniers jours une augmentation des arrestations d'opposants, comme celle du mandataire chinantèque Pedro Sánchez Antonio, emprisonné sous l'accusation de délits qu'il n'a pas commis. Remarquons cependant que cette vague répressive n'est pas uniquement le fait des caciques du PRI et de diverses polices